Lewis Hamilton chez Ferrari : l’ultime combat pour le huitième titre selon Montoya

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par Alex Marcol

Arrivé chez Ferrari avec l’ambition de décrocher un huitième titre mondial historique, Lewis Hamilton vit une saison 2025 extrêmement compliquée. Zéro podium à trois courses de la fin, des tensions visibles au sein de la Scuderia, et une pression qui monte : le défi est immense. Mais pour Juan Pablo Montoya, ancien pilote de F1 au franc-parler légendaire, le Britannique ne renoncera pas. Il ira au bout de son rêve — ou échouera en y laissant tout.

Une première saison 2025 décevante mais révélatrice

Si l’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en début d’année 2025 avait provoqué un raz-de-marée médiatique, les résultats en piste ne sont pas à la hauteur des espérances. Ni podium, ni victoire à son actif depuis son transfert, Hamilton découvre une Scuderia encore en transition technique et organisationnelle.

John Elkann, président du groupe Ferrari, aurait récemment mis la pression sur ses pilotes, leur reprochant leurs sorties médiatiques répétées et exigeant des performances concrètes. La déclaration attribuée en interne au président — “moins parler, plus piloter” — en dit long sur la frustration régnante à Maranello.

Le contraste est saisissant entre l’investissement personnel d’Hamilton, visible dans de nombreuses interviews où il insiste sur sa passion intacte pour la F1, et les difficultés structurelles de Ferrari à lui fournir une monoplace capable de rivaliser avec Red Bull, McLaren ou Mercedes.

Montoya : « Hamilton gagnera ou mourra en essayant »

Dans une déclaration relayée par La Gazzetta Ferrari le 12 novembre 2025, Juan Pablo Montoya a livré une analyse sans détour : « La frustration d’Hamilton vient du fait qu’il a l’impression d’en faire plus que Ferrari n’en fait pour lui. […] Il donnera absolument tout l’année prochaine car il ne veut pas quitter la Formule 1 sans son huitième titre. Il le gagnera ou il mourra en essayant. »

Ces mots forts reflètent bien l’obsession du septuple champion pour cette huitième couronne, qui ferait de lui le pilote le plus titré de l’histoire de la F1. Et 2026, année-clé avec la nouvelle réglementation moteur, lui offre peut-être une ultime fenêtre de tir.

Ferrari, qui travaille activement sur son groupe motopropulseur 2026 avec Shell et ses ingénieurs à Maranello, doit impérativement livrer une monoplace compétitive. Hamilton sait que cette nouvelle ère pourrait être sa dernière chance. Et s’il parvient à rester physiquement et mentalement au sommet, il reste capable de renverser la hiérarchie.

Un pari risqué mais historique

L’arrivée d’Hamilton reste un coup stratégique fort pour Ferrari : il a apporté une exposition médiatique mondiale, un professionnalisme réputé et une capacité inégalée à extraire le meilleur d’une voiture… quand celle-ci est au niveau. Mais depuis son intégration, les faiblesses structurelles de la Scuderia, notamment en exploitation en course et en développement de la SF-25, persistent.

Carlos Sainz, malgré sa régularité, n’a pas non plus réussi à hisser la SF-25 sur la plus haute marche du podium. Et Charles Leclerc, transféré chez Mercedes pour 2025, semble faire écho à ceux qui estiment que Ferrari n’est pas encore une structure championne du monde en puissance.

Pour inverser la tendance, 2026 devra être l’année de tous les changements : nouvelle réglementation, moteur maison revu en profondeur, et mise à profit de l’expérience hors norme d’Hamilton. Car là réside l’enjeu majeur : permettre au Britannique d’initier une dynamique gagnante avant de peut-être quitter la scène — en champion absolu.

Les clés de 2026 : voiture, stratégie… et mental

La Scuderia devra offrir plusieurs garanties à Hamilton pour que l’opération 8e titre ne tourne pas court :
– Une voiture compétitive dès les essais hivernaux
– Une stratégie plus incisive en course, domaine où Ferrari a souvent péché
– Une gestion interne apaisée et centrée sur la performance pure

Avec Fred Vasseur toujours à la manœuvre, il est temps de concrétiser la vision à long terme promise en 2022. Maranello mise gros, et Lewis Hamilton aussi. Juan Pablo Montoya l’a bien compris : en 2026, ce sera tout ou rien. Et s’il faut y laisser son dernier souffle en F1, Hamilton est prêt.

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