Ferrari : tensions avec Hamilton après un début de saison sans podium

Photo of author

par Alex Marcol

Alors que la saison 2025 de Formule 1 bat son plein, la Scuderia Ferrari traverse une période trouble. L’arrivée très médiatisée de Lewis Hamilton au sein de la Scuderia n’a, pour l’heure, pas apporté les résultats escomptés. Et les déclarations récentes du président de Ferrari, John Elkann, viennent confirmer l’ampleur du malaise.

Une association Hamilton-Ferrari déjà sous pression

Le transfert de Lewis Hamilton chez Ferrari avait marqué les esprits. Révélé dès 2024, ce changement majeur devait incarner une nouvelle ère pour Maranello. L’arrivée du septuple champion du monde en rouge était perçue comme la pierre fondatrice d’un retour au sommet, après des années de disette. Pourtant, à l’approche de la mi-saison 2025, Hamilton n’a toujours pas décroché le moindre podium.

Ce manque de résultats pèse lourdement sur l’ambiance interne. Lors du Grand Prix du Brésil, où Ferrari a connu un week-end décevant tant en rythme qu’en stratégie, les tensions ont explosé. Comme le rapporte le Corriere della Sera via son journaliste Daniele Sparisci, John Elkann, président de Ferrari, a exprimé son mécontentement de manière frontale.

D’après la publication relayée par Motorsport.Nextgen, Elkann aurait estimé que « la lune de miel est terminée » avec Lewis Hamilton. Il se serait montré particulièrement critique envers l’attitude du Britannique, notamment en conférence de presse et sur la piste, où il a récemment été pénalisé de cinq secondes pour une collision avec Franco Colapinto. Une pénalité qui s’est ajoutée à une série de critiques émises par Hamilton, notamment à l’encontre des commissaires de la FIA, qualifiés de « plaisanterie » par le pilote.

Performances en berne : Ferrari s’impatiente

Si Elkann monte au créneau, c’est aussi parce que les attentes autour de Hamilton sont immenses. Lorsqu’on recrute un pilote tel que lui, l’un des plus titrés de l’histoire de la F1, c’est pour jouer immédiatement les premiers rôles. Or, depuis l’ouverture de la saison à Bahreïn, le constat est sans appel : Hamilton affiche des performances en retrait par rapport à son coéquipier Charles Leclerc, pourtant sur une dynamique fluctuante lui aussi.

Les statistiques sont parlantes : alors que Leclerc a accroché deux podiums depuis le début de saison, Hamilton ne dépasse pas la 5e place et semble encore en phase d’adaptation au package SF-25, une monoplace pourtant en net progrès par rapport à 2023. Et si Hamilton évoque régulièrement des problèmes d’équilibre ou de communication technique, Ferrari attend surtout des résultats rapides et concrets.

Cette impatience s’explique aussi par un contexte concurrentiel extrêmement dense en 2025. Red Bull reste solide, McLaren continue d’impressionner avec Oscar Piastri et Lando Norris, et Mercedes semble renaître grâce à son duo Russell-Ocon. Ferrari, elle, doit absolument capitaliser sur ses ressources – humaines comme techniques – pour rester dans la course au titre constructeurs.

Quel avenir pour la relation Hamilton-Ferrari ?

Si la relation entre Lewis Hamilton et la Scuderia Ferrari prend déjà du plomb dans l’aile, il est encore trop tôt pour parler de divorce prématuré. Mais une chose est sûre : le projet doit rapidement retrouver de la cohérence.

Hamilton, réputé pour son leadership et son expérience, peut encore jouer un rôle central dans le développement de la SF-25. À condition que la collaboration avec les ingénieurs s’intensifie et que la gestion médiatique soit plus maîtrisée. Car chez Ferrari, chaque mot, chaque résultat, chaque polémique fait l’effet d’une onde sismique.

Le calendrier offre heureusement encore de nombreuses opportunités au pilote britannique pour inverser la tendance. Dès le Grand Prix d’Espagne à Barcelone, attendu comme un tournant stratégique, Hamilton devra prouver qu’il peut être le maillon fort du duo de Maranello. À défaut, il court le risque de voir son aventure en rouge basculer dans une frustration réciproque…

Dans une F1 moderne où tout va très vite, même les plus grands noms ne sont pas à l’abri de la pression. Chez Ferrari, l’exigence reste une religion. Et Lewis Hamilton, l’un des plus brillants champions de l’histoire, va devoir en assumer pleinement le poids s’il veut écrire un nouveau chapitre digne de sa légende.

Laisser un commentaire