La fin de saison 2025 tourne au cauchemar pour la Scuderia Ferrari. À Singapour, malgré toutes les attentes, l’écurie italienne a connu un nouveau revers retentissant. Frédéric Vasseur, directeur de l’équipe, n’a pas mâché ses mots au terme d’un Grand Prix cauchemardesque ponctué par une 6e place pour Charles Leclerc et une 7e pour Lewis Hamilton. Pour un team qui visait encore les victoires il y a quelques mois, le contraste est saisissant.
Un Grand Prix de Singapour révélateur des faiblesses structurelles
Le constat de Frédéric Vasseur, relayé par les médias à l’issue de la course, est sans appel : Ferrari n’a pas su exploiter le potentiel de sa SF-25, ni en qualifications ni en course. « Nous n’avons pas maximisé notre potentiel en qualifications et la course a été très, très difficile à cause du refroidissement », a déclaré le patron de la Scuderia.
Ferrari souffre en particulier sur les tracés urbains exigeants comme Marina Bay, où la gestion thermique est cruciale. En conditions d’air propre, la monoplace semblait performante – mais ces instants étaient bien trop rares. « Quand on avait de l’air libre et qu’on attaquait, je pense que le rythme était correct, mais on a attaqué pendant 10 % de la course. », a ajouté Vasseur. Un constat amer pour une écurie qui visait la régularité en 2025.
Le mal persistant du rythme en course chez Ferrari
Depuis le début de la saison, la Ferrari SF-25 alterne le chaud et le froid. Capable d’exploits en qualifications, elle perd pied en rythme de course dès que les conditions d’exploitation s’éloignent du plan idéal. Cette tendance a été accentuée à Singapour avec une stratégie défensive imposée très tôt aux pilotes : « On leur demande d’être sur la défensive dès le 3e ou le 4e tour et il reste encore 58 tours à faire », a souligné Vasseur, illustrant la frustration grandissante au sein de l’équipe.
Charles Leclerc, très critique ces derniers week-ends, accuse lui aussi le décalage entre les ambitions de début de saison et la réalité actuelle. Lewis Hamilton, recruté précisément pour apporter son expérience et sa constance, se retrouve lui aussi enfermé dans des courses sans éclat, faute de machine compétitive en toutes circonstances.
Objectif : réaction rapide avant les dernières manches
Avec la tournée américaine qui s’annonce – Austin, Mexico puis Interlagos – Ferrari n’a plus le droit à l’erreur si elle veut défendre sa deuxième place au championnat constructeurs. La menace Red Bull, et même McLaren, devient plus tangible à chaque Grand Prix. Le choc de Singapour doit donc servir de catalyseur.
Frédéric Vasseur l’a bien compris : « Nous sommes très frustrés après ce week-end. Cependant, nous devons nous concentrer sur le prochain ». Les prochaines manches seront cruciales pour tester la capacité de réaction de la Scuderia, qui avait pourtant connu un regain de forme au cœur de l’été.
Pour retrouver le chemin des podiums, Ferrari devra impérativement régler ses problèmes de gestion thermique et revoir son approche stratégique sur certains tracés. La promesse d’un rebond reste possible, mais elle passe par un plan d’action clair dès Austin.
Quelle suite pour 2025 ? Préparer sans tarder 2026
En parallèle, l’écurie doit déjà commencer à penser à 2026, avec l’entrée en vigueur du nouveau règlement technique (moteurs hybrides simplifiés, aérodynamique active, carburants 100% durables). Si l’expérience 2025 n’est pas capitalisée intelligemment, Ferrari pourrait rater un virage crucial.
Frédéric Vasseur joue désormais un rôle stratégique central : restaurer la confiance, stabiliser les performances et insuffler une dynamique positive en vue de la prochaine révolution réglementaire. La saison n’est pas terminée, mais il faut déjà penser long terme.
La Scuderia Ferrari traverse une nouvelle zone de turbulences. Frédéric Vasseur l’a dit haut et fort : frustrés mais pas résignés, les Rouges se savent attendus au tournant. Reste à voir s’ils sauront transformer cette colère en moteur de succès.