Lewis Hamilton traverse décidément une passe compliquée en ce début de seconde partie de saison 2025. Pourtant, malgré un abandon précoce au Grand Prix des Pays-Bas, le patron de la Scuderia Ferrari, Frédéric Vasseur, n’a pas hésité à souligner les efforts et l’attitude exemplaire de son pilote. Un geste fort qui en dit long sur la stratégie managériale à Maranello et sur la confiance maintenue envers le septuple champion du monde.
Un week-end à oublier pour Hamilton à Zandvoort
Entre conditions piégeuses et manque de rythme initial, Lewis Hamilton n’a pas eu droit à un moment de répit sur le circuit de Zandvoort. Après un vendredi difficile, marqué par des réglages capricieux et des résultats en deçà des attentes, le Britannique semblait malgré tout avoir trouvé un second souffle en qualifications, se rapprochant des performances de son coéquipier Charles Leclerc.
Mais en course, tout a basculé dans le 23e tour : une légère sortie sur une portion humide à la sortie du virage Hugenholtz et la Ferrari SF-25 #44 venait heurter le mur de pneus. DNF brutal. Pour un pilote qui avait déjà buté sur des difficultés mentales en Hongrie quelques semaines auparavant, ce nouvel accroc faisait figure de coup dur.
Cette contre-performance soulève plusieurs interrogations : Hamilton est-il en train de perdre pied dans la hiérarchie interne face à un Leclerc plus incisif ? Et surtout, comment la Scuderia entend-elle redonner confiance à son pilote le plus titré ?
Frédéric Vasseur soutient Hamilton envers et contre tout
Alors que d’aucuns se préparaient à faire gronder la pression médiatique sur le champion britannique, Frédéric Vasseur a pris tout le monde à contre-pied. S’exprimant dans une déclaration rapportée par Motorsport Next Gen, le Team Principal Ferrari a tenu à défendre son pilote avec fermeté :
> « Globalement, ce week-end a été difficile. (…) Malheureusement, Lewis a perdu le contrôle de sa voiture, il est allé un peu plus au large que le tour précédent dans le même virage et a touché la partie humide du bord de piste. (…) Il rattrapait Russell à ce stade de la course. C’était une bonne remontée après deux courses difficiles avant la trêve. »
Le message est clair : pour Vasseur, le problème n’est pas tant le résultat que l’attitude. Hamilton a prouvé, malgré deux rendez-vous compliqués (Hongrie et Pays-Bas), qu’il restait impliqué, combatif, et capable de produire des performances solides lorsqu’il dispose du bon matériel.
Ce soutien montre aussi à quel point la gestion humaine est au cœur du projet Ferrari version Vasseur-Hamilton-Leclerc. Avec l’arrivée de Lewis en 2025, le boss français a misé sur l’équilibre entre l’expérience phénoménale de l’un et le talent brut de l’autre. Et même dans l’échec, la solidarité semble être le maître-mot.
Quelles perspectives pour Hamilton et Ferrari après Zandvoort ?
Au classement pilotes, Hamilton reste dans le peloton de tête grâce à un début de saison solide et plusieurs podiums, même si Max Verstappen et Lando Norris semblent légèrement hors de portée. Mais l’enchaînement d’erreurs individuelles et de réglages non maîtrisés laisse planer un doute sur la capacité de Ferrari à rester consistante tout au long de la saison 2025.
Côté constructeurs, la perte de points des Pays-Bas pourrait peser lourd face à Red Bull Racing et une McLaren de plus en plus redoutable. La moindre erreur se paie cash dans cette F1 ultra-compacte et hyper compétitive. Le retour de la Scuderia sur le podium au classement final passe impérativement par une montée en puissance rapide et conjointe des deux pilotes.
Chez Ferrari, on a décidé de ne pas céder à la panique. Le potentiel est là – la SF-25 a prouvé sa compétitivité sur circuits à haute charge et Hamilton conserve des standards de performance élevés. Le pari, maintenant, c’est de transformer la résilience en résultats.
La prochaine échéance, en Italie à Monza, offrira une opportunité en or pour rebondir. Devant le Tifosi, un podium – voire une victoire – redonnerait immédiatement l’élan nécessaire pour aborder la dernière ligne droite de cette saison 2025 avec ambition. Une chose est sûre : dans l’œil de la tempête, Ferrari garde le cap. Et Hamilton, malgré les doutes, reste un acteur clé du projet rouge.