Zandvoort : Charles Leclerc vit un cauchemar et Ferrari encaisse à nouveau

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par Alex Marcol

Le week-end du Grand Prix des Pays-Bas 2025 aurait dû être une étape de relance pour Charles Leclerc et la Scuderia Ferrari. Malheureusement, le circuit de Zandvoort a tourné à la débâcle pour le pilote monégasque, contraint à l’abandon après une collision avec Kimi Antonelli, jeune espoir de Mercedes. Résultat : zéro point, moral au plus bas, et une Ferrari SF-25 encore en délicatesse malgré les évolutions promises.

Leclerc touché mentalement, Ferrari toujours sous pression

L’image a fait le tour du paddock et des réseaux sociaux : Charles Leclerc, seul, prostré sur une dune surplombant la piste de Zandvoort. Le regard perdu, le casque retiré, il venait d’encaisser une élimination brutale dès les premiers tours. Le Monégasque, troisième du championnat avant ce Grand Prix, a vu s’envoler de précieux points. Mais plus encore, il a confié après coup avoir vécu un « enfer ».

L’auteur de cette sortie de piste ? Une tentative d’intérieur osée de Kimi Antonelli dans les premiers tours, sur une portion étroite du circuit, qui a propulsé la SF-25 dans le décor. Si Leclerc a préféré ne pas blâmer totalement la fougue du jeune Italien, il n’a pas caché sa frustration : « C’était un enfer ce week-end », a-t-il confié à Canal+. « Très clairement, je pense que Kimi a essayé quelque chose de pas réaliste… ».

Cette déclaration vient conclure un week-end déjà en demi-teinte pour Ferrari. Les essais libres avaient mis en évidence des difficultés dans la compréhension de la voiture sur cette piste venteuse et imprévisible. Les ingénieurs s’étaient pourtant montrés confiants sur la configuration aérodynamique apportée en terres néerlandaises. En vain.

Une SF-25 encore trop instable sur les circuits à haute énergie

La Scuderia Ferrari avait beaucoup misé sur les évolutions introduites lors des Grands Prix précédents (bargeboards redessinés, fond plat retravaillé, et nouvelle gestion logicielle des suspensions). Malgré quelques résultats encourageants, les performances restent inconstantes. Zandvoort, avec ses virages relevés et ses enchaînements techniques, a cruellement souligné les limites de la monoplace rouge.

C’est surtout en qualifications que les carences sont apparues, avec un manque de grip dans les secteurs 2 et 3. Contraint de partir en milieu de grille, Leclerc s’est retrouvé exposé aux risques du peloton… et à l’impulsivité de certains rivaux, comme en témoigne son accrochage avec Antonelli.

Plus inquiétant encore, les difficultés de la SF-25 dans la gestion des pneumatiques en conditions changeantes, une faiblesse déjà remarquée à Silverstone et Spa, refait surface. L’unité de puissance s’est montrée solide mais la mise en température des pneus reste problématique par faible adhérence. Cela complique l’agressivité au volant — un style que Leclerc affectionne et qui l’empêche ici d’exploiter pleinement son potentiel.

Objectif Monza : un rebond impératif devant les Tifosi

Le Grand Prix d’Italie approche déjà à grands pas (prévu le 7 septembre 2025), et il représente une opportunité (ou une obligation ?) de relancer la dynamique côté Ferrari. Devant un public acquis à sa cause, l’écurie de Maranello devra répondre aux attentes en matière de performance mais aussi de régularité.

Carlos Sainz, relativement épargné jusqu’ici par les incidents de course, est actuellement en meilleure posture au championnat, mais toute la structure reste construite autour de Leclerc, dont le contrat prolongé jusqu’en 2027 symbolise le pilier du projet sportif de Ferrari. Son abandon à Zandvoort n’efface pas son immense talent, mais rappelle cruellement l’épée de Damoclès qui pèse sur les ambitions de la Scuderia : tant que la monoplace n’est pas à la hauteur, même le meilleur des pilotes est condamné à subir.

Alors que Red Bull continue de dominer la hiérarchie technique, Mercedes revient fort avec un Antonelli parfois encore brouillon, mais rapide, et McLaren s’affirme comme la surprise de 2025 avec un package ultra-efficace. Ferrari n’a plus le droit à l’erreur si elle veut rester dans la course au titre mondial, ou au moins au podium final.

Le moteur V6 turbo hybrides de Maranello est performant, mais les pièces autour (aéro, stratégie, fiabilité, travail au stand) doivent impérativement suivre. Monza sera un test crucial. Charles Leclerc en est conscient : rater la fête à domicile serait un camouflet difficile à digérer pour lui… comme pour tous les Tifosi.

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