F1 2025 : Marc Surer critique violemment Hamilton, la Scuderia Ferrari dans la tourmente ?

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par Alex Marcol

Depuis l’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en janvier 2025, l’enthousiasme autour de la Scuderia est à son comble. Mais alors que nous sommes à la mi-saison, les performances du septuple champion du monde sont scrutées avec attention — et vivement critiquées. C’est notamment le cas de Marc Surer, ancien pilote de Formule 1, qui n’a pas mâché ses mots à propos du Britannique. Retour sur une déclaration choc et ses répercussions pour Ferrari.

Ferrari et Hamilton : un début de saison en demi-teinte

L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari a fait grand bruit. L’objectif était clair : relancer la quête d’un titre mondial qui échappe à la Scuderia depuis 2007. Pourtant, après 10 Grands Prix, les résultats sont mitigés : Hamilton n’a remporté aucune course, monte ponctuellement sur le podium, mais reste derrière Charles Leclerc au classement pilotes.

Ce contraste a relancé les débats autour des capacités d’adaptation du Britannique, surtout dans un environnement aussi exigeant que celui de Ferrari. Depuis le début de la saison, la SF-25, bien que globalement compétitive, reste inconstante en rythme de course et souffre sur certains types de tracés. Leclerc, formé à Maranello depuis 2019, semble mieux comprendre les subtilités de la monoplace rouge.

Marc Surer tacle sévèrement Hamilton : « Un enfant gâté »

Dans un entretien avec le magazine autrichien Vollgas, Marc Surer, ancien pilote de F1 devenu consultant, s’est montré particulièrement critique envers Hamilton : « Je pensais qu’il continuerait à briller grâce à son expérience. Mais ce n’est pas le cas. Lewis Hamilton est tout simplement un enfant gâté qui a toujours piloté les meilleures F1. Si la voiture lui convient, il gagne facilement. Mais dès qu’il n’a pas la voiture la plus rapide, il se met en difficulté. Il a déjà connu des moments difficiles aux côtés de George Russell ces deux dernières années. Désormais chez Ferrari, il a en la personne de Charles Leclerc un coéquipier ultra-rapide » (source : Vollgas).

Des propos qui divisent la communauté F1, mais soulignent une réalité : Lewis Hamilton évolue désormais dans un contexte où il n’est plus l’unique pilote de référence de son équipe. Leclerc connaît les rouages de la Scuderia, parle l’italien couramment, et reste le chouchou des tifosi.

Quels enjeux pour la Scuderia Ferrari ?

À Maranello, on aurait souhaité éviter ce type de polémique à mi-saison. La cohabitation entre deux pilotes de haut niveau est un casse-tête stratégique pour chaque écurie, et Ferrari n’échappe pas à la règle. Si la presse met en exergue la prestation parfois en retrait de Hamilton, Frédéric Vasseur, le team principal, continue d’assurer publiquement sa confiance dans les qualités du pilote britannique.

Mais la réalité, c’est que Ferrari joue gros cette saison. Avec Red Bull toujours dominateur et McLaren montant en puissance, le moindre point compte. Toute tension en interne peut faire la différence dans une lutte aussi serrée que celle de 2025. Il est donc crucial que Ferrari canalise l’énergie de ses pilotes, sans tomber dans l’écueil d’une rivalité destructrice.

Hamilton sous pression : une seconde moitié de saison décisive

Des critiques comme celles de Surer, qu’on peut juger sévères, auront-elles un effet galvanisant sur Hamilton ? Le Britannique n’est pas un novice : il sait gérer la pression médiatique. Mais chez Ferrari, l’exigence des tifosi, la pression hiérarchique et la culture de la performance rendent la tâche particulièrement ardue.

Alors que la SF-25 montre régulièrement une belle pointe de vitesse en qualification, le travail devra se concentrer sur le rythme de course et la gestion des pneus. Hamilton devra également ajuster son pilotage aux spécificités de la voiture, assez éloignée de la philosophy Mercedes des dernières saisons. Sa réaction lors des prochains Grands Prix donnera un premier verdict : adaptation réussie, ou désillusion rouge ?

Une chose est sûre : dans le temple de la passion automobile qu’est Maranello, on ne badine pas avec les attentes. Les critiques fusent, mais seul le chronomètre aura le dernier mot.

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