Les fans de la Scuderia Ferrari savent à quel point l’alchimie entre Charles Leclerc et Carlos Sainz a marqué les dernières saisons du Cheval Cabré. Même si l’Espagnol a quitté Maranello fin 2024 pour rejoindre Williams – afin de faire place à l’arrivée retentissante de Lewis Hamilton –, l’amitié entre les deux anciens coéquipiers ne s’est pas envolée pour autant. Après le Grand Prix d’Azerbaïdjan 2025, les deux complices ont partagé un moment improbable… et franchement hilarant que Sainz a récemment raconté.
Quand la peur de l’avion fait dérouter Leclerc vers Gênes
On le sait, la tension peut parfois grimper dans le cockpit, mais visiblement, c’est dans un autre type de ciel que Leclerc a montré quelques signes de fébrilité. Alors qu’ils rentraient ensemble après le Grand Prix de Bakou, Leclerc et Sainz ont vécu une aventure digne d’un sketch de comédie.
Dans une interview accordée à Williams Racing, Carlos Sainz, connu pour son humour pince-sans-rire, a révélé que leur vol vers Nice avait été fortement perturbé par des prévisions d’orages. Le commandant de bord propose une tentative d’atterrissage à Nice, avec la possibilité de se dérouter sur Gênes si les conditions se dégradent. C’est alors que Leclerc, clairement peu à l’aise avec les turbulences, tranche net : on file directement vers Gênes.
« Charles n’avait vraiment pas envie d’essayer, donc on a choisi de se dérouter à Gênes », raconte Sainz. Ironie du sort : une fois à terre, ils contactent Toto Wolff, George Russell et Ollie Bearman – dans un autre vol, passé avant eux – pour connaître leurs conditions de vol. Réponse : « Très confortable ». De quoi faire enrager Carlos, amusé, qui lâche alors à Leclerc dans le van qui les ramène à Monaco : « Tu as choisi de nous dérouter, donc je conduis. Je vais rouler fort et toi, tu t’assois et tu la fermes. »
Une anecdote révélatrice de la complicité entre Sainz et Leclerc
Au-delà de l’aspect cocasse de cette histoire, cette anecdote illustre parfaitement la relation exceptionnelle entre Leclerc et Sainz. Malgré les enjeux ultra compétitifs de la Formule 1, ces deux pilotes n’ont jamais laissé leur affrontement sur la piste interférer avec l’amitié qui les lie en dehors.
Leur collaboration chez Ferrari entre 2021 et 2024 a souvent été marquée par un équilibre rare. Ni n°1 officiel, ni jalousie déclarée, mais plutôt une synergie tactique qui a apporté à la Scuderia plusieurs moments forts – même si le titre mondial leur a échappé. Après le départ de Sainz, que Ferrari a sacrifié sur l’autel de l’expérience d’Hamilton, beaucoup redoutaient une cassure dans leur relation. Il n’en est rien : les deux ex-coéquipiers continuent de partager leur quotidien avec humour et bienveillance.
Cette scène du retour de Bakou est en réalité bien plus qu’un moment drôle capturé sur les réseaux. Elle montre que la Formule 1 moderne ne se résume pas à la rivalité et à la politique d’équipe, mais aussi au respect et à l’amitié, même lorsque les trajectoires professionnelles prennent des directions opposées.
Une leçon de camaraderie dans un paddock ultra-compétitif
La compétition féroce qui règne aujourd’hui en Formule 1 n’empêche pas certaines personnalités de rester authentiques. Chez Ferrari comme chez Williams, cette anecdote donne aussi une image rafraîchissante des pilotes modernes, souvent perçus comme des machines à résultats.
Pour Carlos Sainz, ce passage chez Williams est un nouveau chapitre, avec la volonté de se battre au sein d’une structure en plein renouveau. Pour Charles Leclerc, 2025 sera l’année de la confirmation : avec Hamilton à ses côtés, il porte (encore plus qu’avant) l’espoir de ramener le titre à Maranello. Dans cette lutte acharnée, un peu d’humour et d’amitié ne peuvent pas faire de mal.
Sur les réseaux sociaux, la vidéo du duo dans le van a déjà fait le tour de la sphère motorsport francophone et internationale. Une escapade virale qui rappelle que même les grands champions ont leurs petites frayeurs… et leurs grandes amitiés.