Arrivé chez Ferrari en grande pompe pour la saison 2025 de Formule 1, Lewis Hamilton vit un début d’aventure compliqué sous la bannière du Cavallino Rampante. Alors que la Scuderia plaçait de grands espoirs en son recrutement, son rendement sur la piste suscite déjà de nombreuses interrogations. Pire encore, certains observateurs n’ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur le septuple champion du monde, dont l’ancien pilote suisse Marc Surer.
Un début de saison Ferrari sans éclat pour Hamilton
C’était l’attraction de l’hiver : le transfert de Lewis Hamilton chez Ferrari. Un événement retentissant qui devait relancer la dynamique sportive de l’écurie italienne, en quête d’un premier titre mondial depuis 2008. Pourtant, après plusieurs Grands Prix, Hamilton peine à se hisser aux avant-postes. À la mi-saison 2025, il n’a toujours pas décroché le moindre podium, une première dans sa carrière aussi longue que riche.
Hamilton semble avoir du mal à s’adapter à la SF-25, une monoplace certes compétitive mais exigeante sur le plan de la stabilité aérodynamique et du comportement dans les virages à moyenne vitesse – deux points faibles notoires du pilote britannique selon certains analystes. Si Charles Leclerc, son coéquipier, parvient régulièrement à tirer profit du package que propose Ferrari, Hamilton affiche une irrégularité inhabituelle, alimentant les critiques sur sa forme actuelle.
Marc Surer étrille Hamilton : « un enfant gâté » ?
Lors d’une interview accordée au magazine autrichien Vollgas, l’ex-pilote Marc Surer n’a pas mâché ses mots. Il qualifie Hamilton d’« enfant gâté », estimant que ses succès passés s’expliquent davantage par des voitures dominatrices que par son talent pur. « Je pensais qu’il continuerait à briller grâce à son expérience. Mais ce n’est pas le cas. Lewis Hamilton est tout simplement un enfant gâté qui a toujours piloté les meilleures F1. S’il n’a pas la voiture parfaite, il se met en difficulté », a-t-il déclaré. [Source : Vollgas]
Surer rappelle également les difficultés éprouvées par Hamilton durant ses deux dernières saisons chez Mercedes, face à un George Russell souvent plus incisif. Désormais confronté à un adversaire de taille avec Charles Leclerc – jeune, ultra-rapide et parfaitement intégré à Ferrari – Hamilton ne parvient pas à prendre l’ascendant. Le Suisse met en avant la nécessité pour le Britannique de se « réinventer », chose qu’il aurait du mal à faire après tant d’années au sommet.
Entre performances et drame personnel : un contexte délicat
Le timing des critiques n’est pas anodin. Elles interviennent alors que Lewis Hamilton traverse également une période personnelle douloureuse, suite au décès de son chien Roscoe, son fidèle compagnon depuis 2013. Dans une publication émouvante sur Instagram, le pilote a annoncé la disparition de Roscoe, décédé dans ses bras. Dans ce contexte émotionnel chargé, nul doute que les propos de Surer n’ont pas constitué une priorité pour le septuple champion.
Malgré les critiques, Hamilton peut toutefois compter sur le soutien de ses fans et d’une partie du paddock, qui rappelle le défi colossal que représente un changement d’écurie à ce stade de sa carrière, avec une voiture à philosophie radicalement différente de celle de Mercedes.
Quel avenir pour Lewis Hamilton chez Ferrari ?
À ce jour, la Scuderia Ferrari ne semble pas remettre en cause son choix. Frédéric Vasseur, directeur d’équipe, a récemment déclaré en conférence de presse (source : communiqué Ferrari – mai 2025) : « Nous savons ce que Lewis peut apporter sur la durée. Sa phase d’adaptation n’est pas terminée. Nous devons continuer à travailler ensemble pour maximiser notre potentiel. »
Cela dit, la pression monte. Dans une saison 2025 marquée par la lutte intense entre Red Bull, McLaren et Ferrari, chaque point compte. Hamilton devra rapidement inverser la tendance pour aider Ferrari à rester dans la course au titre Constructeurs. Son pedigree plaide en sa faveur, mais le temps joue contre lui.
En conclusion, les critiques comme celles de Marc Surer soulignent l’exigence implacable de la F1 contemporaine : réputation et palmarès ne suffisent plus quand les résultats ne suivent pas. Reste à voir si Lewis Hamilton saura faire taire ses détracteurs et redonner à Ferrari l’étincelle tant espérée.