Ferrari en difficulté : Vasseur alerte sur un mal récurrent en début de saison

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par Alex Marcol

Depuis l’ouverture de la saison 2025, les tifosi attendent encore le déclic d’une Scuderia en demi-teinte. Si les espoirs étaient nombreux à Maranello, Ferrari peine pourtant à jouer aux avant-postes face à McLaren, désormais absolument dominante. Frédéric Vasseur, Team Principal de la Scuderia Ferrari, a récemment levé le voile sur un souci structurel persistant : un démarrage de saison habituellement lent… et malheureusement récurrent.

Un début de saison 2025 en demi-teinte pour Ferrari

Ferrari visait clairement un titre de champion du monde des constructeurs cette année, forte de l’arrivée de Lewis Hamilton aux côtés de Charles Leclerc, et d’un effectif technique renforcé. Pourtant, après plusieurs Grands Prix, le compteur des podiums reste désespérément vierge. Le meilleur résultat à ce jour ? Une 4e place de Leclerc lors du Grand Prix du Japon.

À l’opposé, McLaren — auréolé de son titre 2024 — continue d’impressionner, accentuant l’écart avec une Ferrari qui peine à trouver son rythme. L’attente devient pesante, notamment car Ferrari avait déjà montré des signes de lenteur au démarrage lors de la saison précédente… pour réussir à redresser la barre en cours d’année.

Frederic Vasseur reconnaît cette dynamique : « L’année dernière, on a mis aussi quelques courses pour tout mettre dans l’ordre. C’est pas une qualité hein, je pense qu’il faut être prêt dès le début », a-t-il admis dans une interview relayée par Motorsport.com. S’il mise sur un rebond en suivant une approche similaire à celle de 2024, l’exigence reste immense au sein de la Scuderia, tout particulièrement avec la présence d’un multiple champion du monde dans l’équipe.

Un mal chronique chez Ferrari : le manque de réactivité au lancement

Le constat de Vasseur soulève un problème majeur : Ferrari démarre trop lentement ses saisons. Ce défaut structurel ne date pas d’hier. Dès 2023, la monoplace italienne avait souffert d’un manque de constance malgré un potentiel évident. Si des développements en cours de saison permettaient régulièrement de recoller à la tête, cette incapacité à frapper fort dès le début nuit cruellement à leurs espoirs au championnat.

La compétition en F1 ne laisse aucune place à l’improvisation. Les premiers GP sont souvent décisifs. McLaren et Red Bull l’ont bien compris. Ferrari, à l’inverse, semble devoir attendre mi-saison pour exploiter pleinement son package. Un souci d’autant plus préoccupant qu’il se répète d’une année à l’autre.

Vasseur tente d’insuffler une culture de constance et de réactivité, en misant sur une communication plus transparente, et une gestion technique plus agile. Néanmoins, si le GP de Bahreïn, où Ferrari avait bien performé en présaison, ne permet pas un vrai rebond, le doute s’installera inévitablement.

Le poids de l’attente autour du duo Leclerc-Hamilton

Avec l’arrivée de Lewis Hamilton, Ferrari affiche clairement ses ambitions. Le septuple champion du monde ne s’est pas engagé à la légère. Mais pour performer, une voiture compétitive doit lui être mise entre les mains. À ce jour, la SF-25 n’est pas encore à la hauteur.

Charles Leclerc, quant à lui, demeure constant et combatif, mais comme en 2024, il ne peut concrétiser en podiums le potentiel perçu. Cette pression supplémentaire pourrait déstabiliser une Scuderia déjà frileuse en début de campagne. Le GP de Bahreïn — lieu des essais hivernaux — sera donc un véritable crash test pour l’équipe italienne.

Quels leviers pour relancer la Scuderia en 2025 ?

La clé pour Ferrari sera d’enclencher rapidement les évolutions aérodynamiques attendues, tout en renforçant la corrélation entre la simulation, la soufflerie et la piste — un axe souvent pointé du doigt par les ingénieurs de la Scuderia.

L’exploitation optimale des pneus, ainsi qu’une stratégie course plus audacieuse, pourraient également inverser la tendance. Le talent des pilotes n’est plus à prouver. C’est désormais du côté technique que doit venir l’étincelle.

Si l’échec se prolonge au-delà du prochain GP, Ferrari devra s’interroger sur sa capacité à lancer une saison à la hauteur de ses ambitions. Le chantier reste immense, mais l’histoire le montre : la Scuderia ne se relève jamais aussi bien que dans l’adversité.

Résumé du match : Ferrari est à nouveau freinée par un départ de saison poussif. Vasseur appelle à la constance et à un rebond rapide. Les enjeux sont clairs : Bahreïn sera déjà décisif dans le destin de la saison 2025 de la Scuderia.

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