Arrivé à Maranello pour écrire un dernier chapitre glorieux, Lewis Hamilton connaît une saison 2025 particulièrement éprouvante. Le septuple champion du monde, désormais âgé de 40 ans, peine à s’adapter à la SF-25 et enchaîne les contre-performances. Pire encore : pour la première fois de sa brillante carrière, il termine une saison sans le moindre podium. Un constat implacable qui alimente les spéculations sur une retraite imminente.
Une saison 2025 catastrophique pour Lewis Hamilton
À son arrivée chez Ferrari, l’espoir était immense. Maranello misait sur l’expérience et l’aura du Britannique pour raviver la flamme et ramener enfin le titre, absent depuis 2008. Mais après plusieurs Grands Prix marqués par des erreurs, un rythme inconstant et une adaptation difficile à la monoplace rouge, le rêve tourne au cauchemar. Hamilton lui-même ne se voile pas la face : « C’est probablement la saison la plus compliquée de ma carrière », a-t-il confié à la presse en marge du Grand Prix de Singapour 2025 (source : F1.com).
Aucun podium, éliminations fréquentes en Q2, parfois même en Q1, et une comparaison défavorable face à Charles Leclerc, qui continue d’extraire le maximum de la même voiture : le contraste est cruel. L’opération marketing imaginée par Ferrari – l’union des deux palmarès les plus prestigieux du paddock – perd peu à peu de sa superbe.
Derek Daly tranche : « Il ne redeviendra pas plus rapide »
Dans ce contexte tendu, les opinions des experts se sont multipliées. Mais l’intervention de Derek Daly, ancien pilote de F1 reconverti en analyste, a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Interrogé récemment par Motorsport.com, Daly n’a pas mâché ses mots :
« Il ne sera pas meilleur. À plus de 40 ans, on ne rivalise plus avec des pilotes de 20 ans. Ce n’est pas une question de talent mais de biologie. Il a souffert face à Bottas, à Russell, et aujourd’hui chaque week-end, face à Leclerc. C’est triste de le voir traîner ainsi. Il ne gagnera plus le championnat. Il devrait partir dignement. »
Une déclaration sans concession qui illustre bien l’inquiétude croissante autour de l’avenir d’Hamilton. Daly touche un point sensible : la Formule 1 est sans pitié. Même les plus grands finissent par être dépassés par le temps et la nouvelle génération.
Ferrari face à ses limites : un contexte qui n’aide pas
Mais faut-il rejeter seul Hamilton du blâme ? Pas si simple. Ferrari reste embourbée dans ses dilemmes techniques. La SF-25, bien qu’ayant connu des améliorations en début de saison, a rapidement montré ses limites face à Red Bull, McLaren et maintenant Mercedes, redevenue compétitive sous la houlette de James Allison.
Leclerc parvient à limiter la casse, sauvant l’honneur avec quelques belles qualifications et des batailles acharnées. Mais l’écart entre les deux coéquipiers interpelle : l’un continue d’afficher sa combativité, l’autre peine à retrouver sa confiance. Le climat interne reste tendu, et Frédéric Vasseur, directeur d’équipe, affronte un dilemme stratégique majeur : comment dire à une légende qu’il est temps de tirer sa révérence ?
Quel avenir pour Hamilton et Ferrari ?
La question se pose donc : que doit faire Hamilton ? Persister dans l’espoir improbable d’un retour au sommet en 2026, ou écouter les signaux du paddock et quitter la scène avec panache ?
Chez Ferrari, l’heure est aux choix difficiles. Le projet Hamilton restera unique dans l’histoire de l’écurie : une vision ambitieuse mais mal exécutée, rattrapée par les limites techniques et la réalité du temps qui passe. Le champion britannique pourrait encore opter pour une dernière saison d’adieu, à la manière d’un Valentino Rossi ou d’un Sebastien Vettel. Mais chaque course qui passe rend l’hypothèse d’une retraite immédiate plus crédible.
En Formule 1 comme ailleurs, l’histoire ne retient que les victoires — pas les lentes agonie. Et Ferrari, tout en respectant la légende, devra très vite se poser la question : Lewis Hamilton est-il encore une solution, ou devenu un problème dans sa quête de renaissance ?