F1 2026 : Ferrari mise sur la méthode pour rebondir après une saison 2025 sans victoire

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par Alex Marcol

Après une saison 2025 éprouvante, marquée par l’absence de victoire en Grand Prix et une quatrième place frustrante au championnat des constructeurs, la Scuderia Ferrari se tourne désormais vers 2026 avec une feuille de route claire : rigueur, remise en question et travail d’équipe. Dans un contexte où la pression s’intensifie pour la mythique écurie italienne, Frédéric Vasseur opte pour une approche méthodique afin de remettre les Rouges sur le chemin de la victoire.

Un bilan 2025 amer pour la Scuderia Ferrari

L’année 2025 restera dans les annales comme l’un des plus grands coups d’arrêt pour Ferrari ces dernières saisons. Après une saison 2024 prometteuse où la Scuderia était passée à deux doigts de coiffer McLaren au classement final, les tifosi espéraient que l’arrivée de Lewis Hamilton, septuple champion du monde, donnerait enfin à Maranello les armes pour renouer avec le titre qui leur échappe depuis 2008.

Mais sur la piste, la réalité fut bien différente. Si Charles Leclerc s’est montré solide à plusieurs reprises, et que Hamilton a parfois su extraire le maximum d’une monoplace en difficulté, la SF-25 n’a jamais réellement pu rivaliser efficacement avec Red Bull, Mercedes et McLaren sur le plan de la performance, de la fiabilité et de la stratégie. Résultat : zéro victoire, quelques podiums arrachés à la hargne, et une décevante quatrième place au classement des constructeurs. Un camouflet pour la plus ancienne écurie de F1.

Frédéric Vasseur : une stratégie guidée par la lucidité et la cohésion

Plutôt que de pointer du doigt les pilotes ou de chercher des excuses, Frédéric Vasseur, team principal de Ferrari depuis 2023, assume et prône la reconstruction. Dans une déclaration à RacingNews365, il insiste sur l’importance de la réaction collective : « Le plus important, c’est l’énergie que vous déployez pour pousser l’équipe sans cesse, comprendre les problèmes et les résoudre. »

Le Français a bien compris que le salut de Ferrari ne viendra pas d’un coup de génie isolé, mais d’un processus minutieux mené de front par les 1 500 employés de l’équipe, des ingénieurs de Maranello aux deux pilotes. « Ce n’est pas le travail d’un seul pilote ou d’un seul ingénieur. C’est le travail de 1 500 personnes à l’usine », rappelle-t-il.

Cette déclaration en dit long sur l’état d’esprit du Français et sur l’orientation stratégique de la Scuderia : créer une dynamique collective, assainir les processus internes et préparer sereinement le tournant technique majeur qui s’annonce en 2026.

Cap sur 2026 : anticipation du nouveau règlement

Avec l’arrivée d’un nouveau règlement technique en 2026 — qui inclura notamment de nouveaux moteurs hybrides plus durables et une aérodynamique repensée —, les équipes ont tout intérêt à concentrer leurs ressources sur leur futur package plutôt que de poursuivre une chasse vaine à court terme. Ferrari ne déroge pas à cette logique. Depuis la mi-2025, les efforts de développement se sont progressivement tournés vers le châssis et l’unité de puissance 2026.

Le département moteur, mené par Enrico Gualtieri, travaille intensément pour concevoir une nouvelle génération de V6 qui tirera parti de l’augmentation de la part d’électrification imposée par la FIA. Sur le plan aérodynamique, Diego Tondi et son équipe veulent éviter les erreurs de conception qui ont lourdement pénalisé la SF-24 et la SF-25.

Lewis Hamilton & Charles Leclerc : duo sous pression mais motivé

L’un des enjeux majeurs pour Ferrari reste la gestion de son duo de pilotes. À 40 ans passés, Lewis Hamilton continue d’attirer l’attention et symbolise la volonté de Ferrari de redevenir championne du monde. Si le Britannique n’a pas trouvé le succès en 2025 avec les Rouges, il reste une pièce maîtresse dans la phase de transformation de l’équipe. Son expérience, notamment en anticipation du changement de réglementation, constitue un atout stratégique indéniable.

Charles Leclerc, lui, en est à sa septième saison avec Ferrari. Toujours aussi rapide en qualification, il cherche désormais la régularité et la constance stratégique pour concrétiser son potentiel en course.

Une reconstruction à surveiller de près

Si Ferrari a traversé une tempête en 2025, certains signaux sont porteurs d’espoir. Le choix de miser sur une transformation en profondeur plutôt que sur des réponses à court terme pourrait s’avérer payant. Dans un environnement où la stabilité technique et humaine est souvent rare, Frédéric Vasseur semble avoir trouvé sa voie : serrer les rangs, analyser froidement les échecs et construire patiemment l’outil capable de briller dès 2026.

Pour les passionnés, l’intersaison 2025-2026 s’annonce palpitante. Car une chose est certaine : lorsqu’on parle de Ferrari, chaque renaissance résonne comme un événement historique en Formule 1.

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