Ferrari et Hamilton : le spectre d’un divorce avant même un podium ?

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par Alex Marcol

L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari début 2025 avait tout du mariage de rêve : un septuple champion du monde rejoignant la mythique Scuderia pour remettre le Cavallino Rampante sur le toit de la Formule 1. Pourtant, à la veille du Grand Prix d’Abu Dhabi, l’heure est déjà aux spéculations. Aucune victoire, aucun podium, une adaptation plus lente que prévue à la monoplace italienne… et selon plusieurs sources espagnoles, un surprenant scénario commence à émerger : et si Ferrari préparait déjà le futur sans Hamilton ?

Une première saison difficile pour Hamilton chez Ferrari

Lorsque l’annonce de l’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en février 2024 avait secoué le paddock, beaucoup y voyaient le coup stratégique par excellence de Fred Vasseur : allier expérience, aura et quête de la huitième étoile. Mais depuis son premier Grand Prix au volant de la SF-25, le constat est sans appel. Mis en difficulté par Charles Leclerc tant en qualifications qu’en course, Hamilton n’a jamais semblé trouver le bon rythme, ni la confiance nécessaire pour exploiter la monoplace sur ses limites.

Le fait qu’il n’ait toujours pas inscrit le moindre podium en 2025, à une course de la fin du championnat, est inédit pour un pilote de son calibre depuis ses débuts en 2007. Ses prises de paroles ambiguës, parfois critiques, sur le fonctionnement de l’équipe ont aussi laissé transparaître une certaine frustration. Ce contexte alimente naturellement les rumeurs sur son avenir au sein de la Scuderia.

Sainz-Ferrari : des liens jamais totalement rompus

Si la rumeur peut paraître prématurée, elle s’appuie toutefois sur des faits troublants. Selon Marca, Ferrari aurait récemment été en contact avec Carlos Sainz, évincé de l’écurie fin 2024 pour faire place à Hamilton. Si l’entourage de Sainz a nié tout échange, plusieurs observateurs ont noté une discussion prolongée entre Piero Ferrari et Carlos Sainz Sr. lors du Grand Prix du Qatar. Une scène immortalisée par les caméras, qui en a relancé les spéculations.

Frédéric Vasseur, directeur de l’écurie Ferrari, n’a pas non plus fermé la porte à un retour : « Cela pourrait se produire dans deux ans, lorsque nous devrons à nouveau chercher un pilote, et il sera probablement sur la liste », avait-il confié plus tôt cette saison (déclaration relayée par Motorsport.com).

Un Sainz épanoui chez Williams… mais attentif

Ironie du sort, Carlos Sainz réalise l’une de ses meilleures saisons en F1 sous les couleurs de Williams, une équipe que l’on attendait pas à pareille fête en 2025. Auteur de plusieurs podiums (trois à ce jour), l’Espagnol fait mieux que la Ferrari n°44 d’Hamilton cette saison et redonne à Grove des couleurs inattendues.

Dans une interview accordée à DAZN Espagne après son podium au Qatar, il s’est montré très satisfait : « Si vous m’aviez dit l’année dernière, lorsque j’ai signé le contrat – vous vous souvenez de Spa ? – que nous allions décrocher trois podiums, terminer cinquièmes du championnat du monde, lutter de temps en temps contre Ferrari, Mercedes et McLaren… j’aurais signé sur-le-champ. »

Ce discours pourrait bien refroidir les ardeurs de Ferrari… ou au contraire titiller l’égo de Maranello. Car si Hamilton ne se ressaisit pas en 2026, il ne serait pas illogique de voir la Scuderia se tourner vers une valeur sûre comme Sainz, qui connaît déjà parfaitement la maison rouge.

Quel avenir pour Ferrari et Hamilton ?

À ce stade, rien d’officiel ne vient confirmer une éventuelle rupture anticipée entre Ferrari et Lewis Hamilton, sous contrat jusqu’à fin 2026. Mais les performances, l’alchimie dans le garage, ainsi que la dynamique actuelle des acteurs (Sainz chez Williams, Ferrari en crise relative), dressent un tableau préoccupant.

Pour Hamilton, l’hiver s’annonce crucial. Avec une saison 2026 qui marquera les derniers jalons de l’ère actuelle des moteurs hybrides avant la révolution de 2026, il lui faudra redoubler d’efforts pour justifier sa place au sein de l’écurie la plus mythique du plateau. Faute de quoi, le rêve rouge pourrait virer au cauchemar, et les tifosi se mettre à rêver d’un retour du Matador espagnol…

Car en Formule 1, les places sont chères, la mémoire parfois courte. Et Ferrari n’hésite jamais longtemps quand il s’agit de rebondir.

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