Depuis son arrivée tant médiatisée chez Ferrari début 2025, Lewis Hamilton ne vit pas le come-back triomphal imaginé par les tifosi. À 41 ans, le septuple champion du monde peine à retrouver sa magie, dans une Scuderia qui suscite autant d’espoirs que d’interrogations. Résultat : aucun podium en 18 Grands Prix, un avenir brumeux, et tous les regards déjà tournés vers le virage colossal que représente 2026.
Un rêve rouge devenu cauchemar mécanique
En quittant Mercedes fin 2024, Lewis Hamilton ne fuyait pas seulement le déclin progressif de l’écurie allemande, mais s’offrait la possibilité de marquer l’histoire : redevenir champion avec la mythique Scuderia Ferrari. Pourtant, après 18 Grands Prix disputés en 2025, force est de constater que la promesse a tourné court.
Si l’on excepte une victoire dans une course sprint à Shanghai, aucun véritable coup d’éclat à mettre à l’actif du Britannique. Les causes sont multiples : voiture instable, manque de cohérence dans les performances, et adaptation difficile dans une structure en perpétuelle mutation. Hamilton lui-même, à Singapour, reconnaissait : « La voiture a progressé, moi aussi, mais les résultats ne le montrent pas encore. » (source : conférence de presse FIA, GP de Singapour 2025).
Malgré certains ajustements techniques apportés à la SF-25 depuis la pause estivale — aérodynamique renforcée, modifications sur le plancher, nouveau dispositif de suspension — la monoplace rouge reste globalement en retrait face aux Red Bull RB22, McLaren MCL39 et même à la nouvelle Alpine AP-05.
Une stratégie Ferrari trop timide dans une grille ultra-compétitive ?
La Scuderia reste fidèle à ses grandes ambitions, mais semble plafonner dans une logique de progrès incrémental, là où certaines écuries adverses n’hésitent pas à innover avec audace. Le duo Vasseur–Hamilton, théoriquement armé pour ramener Ferrari au sommet, s’essouffle. Carlos Sainz, malgré quelques coups d’éclat (3 podiums cette saison), ne parvient pas non plus à tirer l’équipe vers le haut.
Ferrari paie ici son retard dans l’implémentation des technologies hybrides de nouvelle génération (notamment le système de récupération d’énergie thermique, où Honda et Mercedes conservent un avantage stratégique). Une lacune qui pourrait s’avérer fatale dans le contexte du futur règlement 2026.
2026 : l’année de la dernière chance pour Hamilton… et Ferrari ?
L’année prochaine sera celle du bouleversement. Avec l’introduction du nouveau règlement technique de la FIA – moteurs 100% hybriques, châssis allègés et aérodynamique simplifiée –, une véritable redistribution des cartes s’amorce. Nombre d’observateurs y voient une occasion pour Ferrari de revenir au sommet si — et seulement si — la préparation est à la hauteur.
Lewis Hamilton, lui, est à la croisée des chemins. À 41 ans, et alors même qu’il n’a encore jamais gagné avec Ferrari, l’idée d’une fin de carrière sans consécration en rouge devient plausible. Pour Jenson Button, champion du monde 2009 et ancien coéquipier, le constat est limpide : « En 2026, soit il redeviendra le Hamilton dominateur, soit il quittera la F1. » (source : Sky Sports F1, GP du Japon 2025).
Hamilton lui-même ne l’exclut pas. Dans plusieurs entretiens accordés cette année, il laisse entendre que 2026 pourrait être « l’ultime défi ». En interne, Ferrari construit déjà son avenir : le développement de la SF-26 souffle le chaud et le froid à Maranello, mais les ingénieurs misent tout sur le retour en force de l’écurie post-règlement.
Ferrari : Un mythe en quête de rédemption
Si 2025 a déçu, 2026 reste un espoir. Ferrari n’a plus remporté le championnat Constructeurs depuis 2008 ni un titre Pilotes depuis 2007. L’arrivée de Hamilton devait symboliser un renouveau : elle pourrait n’être qu’un épilogue frustrant sans victoire. Mais dans le même temps, qui mieux que Lewis Hamilton pour transcender une révolution réglementaire et redonner vie à la légende rouge ?
Déclin passager ou amorce d’un effacement durable ? L’histoire est encore à écrire. Mais une chose est sûre : en 2026, Ferrari et Hamilton joueront leur destin sur le même jet de dés.