Ferrari en détresse depuis la prolongation de Vasseur : une statistique choc enfonce le clou

Photo of author

par Alex Marcol

Depuis l’annonce officielle de la prolongation de Frédéric Vasseur au poste de directeur d’équipe, la Scuderia Ferrari traverse une période noire. Alors que cette décision, prise le 31 juillet 2025, visait à stabiliser et consolider un projet à long terme, les performances en piste racontent une tout autre histoire.

Ferrari, qui espérait se rapprocher du sommet après un début de saison prometteur, a connu un effondrement saisissant. En compétition directe avec McLaren, Mercedes et Red Bull, la Scuderia a totalement perdu le rythme, au point de signer l’une de ses pires séries de résultats de ces dernières années.

Depuis la prolongation de Vasseur : Ferrari s’effondre face à la concurrence

La donnée est claire et sans appel. Sur les cinq Grands Prix disputés depuis le renouvellement de contrat de Frédéric Vasseur, Ferrari n’a marqué que 50 points. Comparativement, McLaren a dominé la période avec 134 unités glanées, suivie par Mercedes avec 105 points et Red Bull, pourtant moins dominateur qu’en début de saison, qui affiche tout de même 98 points sur la période. (Source : La Gazzetta Ferrari / Corriere dello Sport – 7 octobre 2025)

Ce bilan est alarmant pour une écurie qui visait au minimum le podium du championnat constructeurs. À ce rythme, la deuxième place semble s’éloigner de manière irréversible. Malgré leur stabilité organisationnelle et les annonces optimistes de Maranello autour du projet 2026 aligné avec la nouvelle réglementation moteur, un profond doute s’installe sur la capacité de Ferrari à rebondir à court terme.

Frédéric Vasseur, conforté par sa direction mais désormais scruté de près, doit faire face à une double pression : sportive et politique. « Ce n’est pas la trajectoire que nous avions prévue, mais nous restons focalisés sur les fondations que nous posons pour l’avenir », a-t-il déclaré en marge du GP du Japon (source : communiqué Ferrari, 28 septembre 2025). Un optimisme que les chiffres peinent à confirmer.

Causes multiples : stratégie, développement et dynamique interne en question

Plusieurs facteurs contribuent à cette forme catastrophique : erreurs stratégiques dans les choix de pneus ou arrêts aux stands, manque de développement technique face aux progrès massifs de McLaren, ainsi que des tensions internes liées à la hiérarchie entre Charles Leclerc et Carlos Sainz, avant son départ programmé fin 2025.

Le manque de constance est également flagrant. Là où McLaren et Mercedes réussissent à capitaliser sur chaque opportunité, Ferrari semble hésitante, perdue entre volonté d’agression stratégique et prudence excessive. Leclerc, souvent contraint de compenser avec son talent brut, ne peut pas tout faire seul, tandis que Sainz apparaît de plus en plus détaché dans une équipe où son avenir est scellé.

À cela s’ajoute un développement technique en perte de vitesse. La SF-25, pourtant compétitive sur certains tracés, n’a pas bénéficié des évolutions attendues au rythme des concurrentes. Red Bull, bien que moins dominateur que par le passé, reste plus opportuniste. Et McLaren, désormais la référence du plateau, a changé de dimension, s’imposant comme le modèle à suivre.

Pression totale avant 2026 : Ferrari dos au mur

Le projet 2026, avec le changement de réglementation moteur et aérodynamique, est la grande promesse ferrariste. Mais pour l’instant, les signaux post-annonce de Vasseur sont alarmants. Ferrari ne peut pas se permettre une nouvelle saison de transition, d’autant plus que les attentes internes et chez les tifosi sont énormes.

Avec une dynamique aussi négative, la Scuderia joue plus que des points : elle joue sa crédibilité. La fenêtre de régularité et de performance pour décrocher des victoires semble se refermer alors que le mercato technique s’accélère et que les rivaux prennent une longueur d’avance.

Frédéric Vasseur aura-t-il les épaules pour inverser cette spirale dès la fin de saison ? Sa prolongation était censée offrir une stabilité, mais chaque course devient désormais un test de légitimité. Le défi est immense, mais la légende de Ferrari s’est construite sur sa capacité à renaître. Le moment est venu de le prouver… une fois encore.

Laisser un commentaire