Lewis Hamilton n’est pas venu chez Ferrari pour faire de la figuration. Malgré une fin de Grand Prix compliquée à Singapour, le septuple champion du monde a réaffirmé son objectif très clair : marquer un maximum de points pour la Scuderia dans cette dernière ligne droite du championnat. Une ambition mesurée mais chargée de symbole, alors que Ferrari joue gros sur cette fin de saison 2025.
Singapour : entre éclaircie et frustration pour Hamilton et Ferrari
Le Grand Prix de Singapour 2025 aurait pu être une remontée spectaculaire pour Lewis Hamilton. Placé en milieu de grille, le Britannique a réalisé une fin de course impressionnante, récupérant jusqu’à quatre secondes au tour sur Andrea Kimi Antonelli et Charles Leclerc grâce à une stratégie payante en pneus tendres. Mais à trois tours de l’arrivée, un problème de frein avant gauche a ruiné ses efforts.
« Ce fut un week-end difficile, mais il y a de vrais points positifs à retenir… Le problème de frein nous a privés d’un meilleur résultat », a-t-il déclaré via un communiqué publié par Ferrari après la course. Contraint de couper plusieurs virages pour regagner les stands en sécurité, Hamilton a écopé d’une pénalité et a terminé huitième. Un résultat frustrant, mais révélateur d’un potentiel bien réel.
Ce souci mécanique vient rappeler que la fiabilité reste l’un des talons d’Achille de Ferrari en 2025. Pourtant, la performance globale de la SF-25 et la forme actuelle de Hamilton laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour les six dernières manches du calendrier.
Un objectif clair : maximiser les points pour Ferrari
« Nous avons le potentiel pour faire mieux, dès les qualifications… L’objectif est clair : maximiser chaque opportunité et ramener le plus de points possible à l’équipe », a affirmé Lewis Hamilton avec détermination, alors qu’il se tourne désormais vers le Grand Prix des États-Unis à Austin (Source : Ferrari Media Center).
Cette envie de contribuer directement au classement des constructeurs est stratégique : Ferrari vise clairement la deuxième place, voire mieux en cas de performances exceptionnelles combinées à des contre-performances de Red Bull ou Mercedes. Hamilton, fort de son expérience et de son sens de la lecture de course, pourrait s’avérer décisif dans cette lutte.
En étant capable de performer même face à l’adversité, Hamilton prouve également qu’il est rapidement parvenu à s’adapter à la culture technique et sportive de Maranello. La collaboration entre lui et Charles Leclerc s’annonce aussi comme une synergie plutôt que comme une rivalité née. Les deux hommes ont à cœur de ramener Ferrari au sommet, chacun avec sa propre approche.
Quels enjeux pour la Scuderia dans cette fin de saison ?
Avec encore six courses à disputer, chaque point comptera. Ferrari occupe actuellement la troisième place du championnat constructeurs avec 298 points, juste derrière Mercedes (312 pts) et Red Bull (344 pts). L’objectif affiché par Fred Vasseur est clair : réduire l’écart, consolider une P2 ou viser plus haut si l’occasion se présente.
Les prochains circuits – Austin, Mexico, São Paulo, Las Vegas, Qatar et Abu Dhabi – offrent une diversité de configurations qui devraient convenir au châssis de la SF-25, notamment avec ses récents développements aérodynamiques introduits à Monza. Si la fiabilité est au rendez-vous, cette fin de saison pourrait être celle d’un tournant : pour Ferrari, et pour Hamilton dans son nouveau chapitre en rouge.
Reste à voir si cette volonté affichée de capitaliser sur chaque occasion pourra se traduire par des podiums – voire une victoire – avant le baisser du rideau 2025.
Conclusion : Hamilton, plus qu’une recrue, un levier stratégique pour Ferrari
Au-delà des mots, c’est sur la piste que Lewis Hamilton entend donner la pleine mesure de son engagement envers Ferrari. Sa déclaration n’a rien de superficiel : chaque point inscrit pourrait renforcer la position de la Scuderia dans un championnat plus disputé que jamais. L’expérience du champion britannique, son agressivité mesurée et sa science de la course pourraient bien faire la différence dans cette dernière ligne droite.
L’objectif n’est pas une simple opération mathématique : c’est un signal. Ferrari veut redevenir une force incontournable en F1. Et Hamilton, même à 40 ans, semble bien décidé à jouer un rôle clé dans cette ambition rouge passion.