F1 2025 : Ferrari met la pression à Hamilton avec un objectif clair pour la fin de saison

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par Alex Marcol

La seconde moitié de la saison 2025 promet d’être décisive pour Lewis Hamilton et la Scuderia Ferrari. Après des débuts en rouge marqués par l’apprentissage, la légende britannique voit la barre des objectifs se relever. Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, a publiquement fixé une nouvelle ambition à son pilote star : décrocher enfin un podium avant la fin du championnat. Un objectif ambitieux, mais révélateur des attentes placées sur l’arrivée d’un septuple champion du monde chez Ferrari.

Un bilan mitigé mais encourageant

Depuis son arrivée chez Ferrari en 2025, Lewis Hamilton fait l’objet d’un suivi médiatique intense. Malgré l’agitation engendrée par son transfert historique — quitté Mercedes après plus d’une décennie — le pilote britannique peine à transformer l’essai en résultats concrets. Aucun podium à son actif en 16 courses sous les couleurs de Ferrari, et une disette de 18 Grands Prix sans monter sur la boîte, si l’on remonte à sa 2e place lors du Grand Prix de Las Vegas 2024 avec Mercedes.

Cependant, tout n’est pas sombre. Le Grand Prix d’Italie, couru à Monza début septembre, a marqué une étape clé dans la progression d’Hamilton chez Ferrari. Parti 10e, il a livré une prestation solide pour terminer 6e, flirtant avec les performances de son ancien coéquipier George Russell. Ce regain de compétitivité n’est pas passé inaperçu aux yeux de Frédéric Vasseur : « Oui, nous pouvons espérer monter sur le podium avec lui, tout progresse, c’est maintenant l’objectif », a-t-il affirmé (source : Ferrari post-Monza debrief).

Objectif podium : challenge réaliste ou pression excessive ?

Fixer un podium comme objectif à Hamilton relève autant de la stratégie de motivation que de la pression compétitive. D’un point de vue statistique, Lewis Hamilton n’a jamais terminé une saison de F1 sans au moins un podium depuis ses débuts en 2007. Avec 202 podiums en carrière, il reste l’une des figures les plus dominantes de l’histoire du sport. Ferrari est donc bien consciente du calibre exceptionnel de son pilote, même si le tandem Ferrari-Hamilton tarde à trouver son rythme de croisière.

Techniquement, la SF-25 — bien que plus constante que sa devancière — peine encore face à la Red Bull RB21 et la McLaren MCL60B dans les phases clés du week-end, notamment en qualifications. La gestion des pneumatiques et l’optimisation stratégique restent des chantiers en cours à Maranello. Mais Hamilton commence à mieux comprendre la philosophie de la voiture et l’approche de l’écurie. Le travail en binôme avec Charles Leclerc porte aussi ses fruits, avec une communication plus fluide et une meilleure lecture des courses complexe.

Le poids de l’expérience dans une lutte resserrée

Sur les prochains circuits — Singapour, Suzuka, Austin, Mexico, Interlagos et Yas Marina — la fenêtre de tir existe. Ces tracés aux profils variés peuvent permettre à Ferrari et Hamilton de tirer parti de circonstances favorables, comme une météo changeante, un drapeau rouge ou des pénalités pyramidales dans le peloton. L’expérience d’Hamilton dans la gestion de ces courses à variables multiples pourrait faire la différence.

Au-delà du résultat pur, ce premier podium sous les couleurs de la Scuderia aurait un impact psychologique fort. Il validerait le pari Ferrari, rassurerait les tifosi et consoliderait la dynamique interne de l’équipe pour 2026, où les nouveaux règlements aérodynamiques rebattront les cartes.

Conclusion : Ferrari joue une carte à la fois stratégique et symbolique en fixant cet objectif à Hamilton. Ce podium attendu n’est pas une obligation, mais bien un jalon de confiance pour une saison charnière. S’il y parvient, ce serait autant une victoire personnelle qu’une promesse d’avenir pour Maranello.

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