Ferrari 2025 : Hamilton en perte de vitesse, vers une fin de carrière anticipée ?

Photo of author

par Alex Marcol

Depuis son arrivée très médiatisée chez Ferrari en début de saison 2025, Lewis Hamilton vit une période mouvementée. Le septuple champion du monde, recruté comme star planétaire pour renforcer l’image et la compétitivité de la Scuderia, peine à retrouver ses repères. Tandis que Charles Leclerc brille par sa régularité et ses performances, Hamilton enchaîne les déconvenues, relançant les spéculations sur une potentielle retraite prochaine.

Ferrari : un défi plus rude que prévu pour Hamilton


L’association entre Lewis Hamilton et Ferrari faisait rêver. Mais à mi-saison 2025, le constat est amer : l’icône britannique n’a pas encore réussi à s’adapter à sa nouvelle monture, et les résultats s’en ressentent. Éliminé en Q1 lors du Grand Prix de Belgique, hors des points en Hongrie, Hamilton affiche un niveau de performance en net retrait par rapport à son coéquipier Charles Leclerc, régulièrement présent aux avant-postes.

Avec les nouvelles exigences techniques induites par les monoplaces à effet de sol introduites en 2022, le style de pilotage d’Hamilton semble moins en phase. Un constat partagé par Johnny Herbert, ancien pilote et désormais consultant F1. Dans une récente interview accordée à Nextgen-Auto.com, Herbert déclare : “Il est normal de perdre en fraîcheur à un moment donné, notamment avec les voitures à effet de sol. Si les choses ne fonctionnent pas et ne s’améliorent pas avec les F1 de 2026, Hamilton pourrait en venir à la conclusion qu’il est temps de passer à autre chose.”

Les propos d’Herbert font écho à une déclaration d’Hamilton lui-même, remontant à Silverstone 2024, où il confiait qu’il doutait de revoir un jour la plus haute marche du podium. Ce doute latent prend aujourd’hui tout son sens dans un contexte où la Scuderia exige des résultats rapides.

Leclerc en pleine maîtrise, Ferrari face à une équation délicate


La comparaison constante entre les deux pilotes Ferrari tourne largement à l’avantage de Charles Leclerc. Régulier, mature, très à l’aise avec la SF-25, le Monégasque assume pleinement son statut de leader au sein de la Scuderia. Cette dynamique met en lumière la difficulté pour Hamilton de s’imposer dans un environnement où la pression médiatique et interne est proverbiale.

Pour la Scuderia, le défi est double : maintenir Leclerc dans une dynamique positive tout en soutenant Hamilton, conscient que derrière chaque mauvaise performance du Britannique se cache une question d’équilibre interne, d’image et de stratégie à moyen terme. Frédéric Vasseur, directeur de l’équipe, reste diplomate en conférence de presse, appelant à « donner du temps à Lewis ». Mais les résultats sportifs, dans une saison où Ferrari joue la deuxième place du championnat constructeurs face à Mercedes et McLaren, pèseront forcément sur les décisions futures.

Vers un baroud d’honneur ou une sortie discrète ?


Malgré un contexte difficile, Hamilton conserve selon Herbert une grande motivation : « Il continue à prendre du plaisir. C’est très important mentalement, car cela signifie qu’il est toujours motivé. » (source : Nextgen-Auto.com). Une lueur d’espoir qui pourrait être ravivée par l’arrivée de la nouvelle réglementation technique prévue pour la saison 2026. Châssis révisés, moteurs repensés, énergie plus durable : autant de promesses confortant l’idée d’un « nouveau départ » pour plusieurs anciens champions… à condition de tenir jusqu’à là.

Mais chez Ferrari, les grandes manœuvres commencent toujours en coulisses, bien avant leur officialisation. Et si les performances de Hamilton ne s’améliorent pas dans les prochaines courses, la Scuderia pourrait envisager l’après plus vite que prévu. La retraite n’est pas un tabou, et Herbert insiste lui-même sur la nécessité pour tout pilote, fut-il légendaire, de reconnaître le bon moment pour dire stop.

Alors, baroud d’honneur ou dernier tour de piste discret ? À 40 ans, Hamilton pourrait bientôt être rattrapé, non pas par le chronomètre de la course, mais par celui de la carrière.

Quoi qu’il en soit, les prochaines courses seront décisives. Pour Hamilton. Pour Ferrari. Et pour l’histoire.

Laisser un commentaire