Depuis le début de la saison 2025 de Formule 1, la Scuderia Ferrari vit une année en demi-teinte. Malgré des progrès notables sur certains circuits, l’équipe italienne peine à se mesurer aux leaders que sont McLaren et Mercedes. Le Grand Prix de Hongrie, disputé sur le difficile Hungaroring, cristallise cette frustration. Charles Leclerc, pourtant auteur d’une pole position surprise et solide meneur durant une grande partie de la course, a vu ses espoirs de victoire anéantis par un souci mécanique. Désormais, le Monégasque se montre particulièrement pessimiste pour la suite de la saison.
Le Grand Prix de Hongrie : un tournant manqué pour Ferrari
À Budapest, tous les feux semblaient au vert pour Ferrari. Charles Leclerc, dans une forme étincelante, réalise la pole, sa première en Grand Prix cette saison. Un accomplissement qui aurait pu relancer une campagne jusque-là frustrante pour la Scuderia. Dès le départ, Leclerc mène la course avec autorité. Derrière lui, les McLaren d’Oscar Piastri et de Lando Norris affichent un rythme supérieur, mais peinent à dépasser sur ce circuit particulièrement sinueux.
C’est alors qu’un problème de châssis vient tout changer. Perte de grip, survirage incontrôlable : la Ferrari numéro 16 devient inconduisible. “C’est incroyablement frustrant (…) Ce serait un miracle si nous terminions sur le podium”, a même lancé Leclerc à la radio, une déclaration poignante rapportée par Nextgen-Auto.com.
Le Monégasque termine finalement au pied du podium, quatrième, tandis que McLaren décroche une nouvelle victoire éclatante. Cette contre-performance, dans un contexte où chaque opportunité doit être maximisée pour rivaliser avec les meilleurs, laisse un goût amer.
Leclerc : des ambitions limitées pour la suite de la saison
Au-delà du résultat brut, c’est l’attitude de Charles Leclerc qui interpelle. Connu pour son optimisme et sa fidélité à Ferrari, le pilote affiche un visage fermé. “C’était probablement l’opportunité de la saison… Je ne pense pas que nous abordions la deuxième moitié de saison en pensant pouvoir gagner n’importe où”, a-t-il déclaré sans détour à l’issue de la course (source : Nextgen-Auto.com).
Une lucidité brutale, mais réaliste. McLaren domine actuellement le plateau avec un package extrêmement efficace, aussi bien sur le plan aérodynamique que dans la gestion des pneus. Mercedes, de son côté, montre une constance qui la maintient dans le haut du classement. En comparaison, Ferrari peine toujours à comprendre l’ensemble SF-25, qui souffre d’instabilité chronique selon plusieurs rapports internes.
Les évolutions techniques attendues à Zandvoort et Monza pourraient apporter une bouffée d’oxygène, mais elles ne permettront pas de combler l’écart avec les leaders avant la fin de saison. Et c’est bien là que se situe le nœud du problème : Ferrari semble avoir plafonné.
Quel avenir pour Ferrari en 2025 ?
La fin de saison s’annonce compliquée pour la Scuderia. Et malgré le talent indéniable de Charles Leclerc, c’est tout le projet technique qui montre ses limites. Frederic Vasseur, directeur de Ferrari, reste silencieux sur la situation, mais les pistes de développement à long terme devront impérativement être revues pour 2026, année de grands changements réglementaires.
Le Grand Prix de Hongrie aurait pu être une éclaircie, une victoire symbolique contre une armada McLaren elle-même en pleine ascension. À la place, il restera comme un épisode frustrant, peut-être même marquant un tournant psychologique pour Leclerc et les tifosi.
En Formule 1, les opportunités ne se représentent pas toujours. Et Ferrari, en 2025, semble en passer plus qu’elle n’en concrétise.