Ferrari sous pression : Hamilton égale un record peu flatteur après 14 Grands Prix sans podium

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par Alex Marcol

Arrivé chez Ferrari en 2025 avec l’ambition de redonner ses lettres de noblesse à la Scuderia, Lewis Hamilton connaît un début de collaboration particulièrement compliqué. Malgré une transition surveillée de près par tout le paddock, le septuple champion du monde n’a toujours pas accroché le moindre podium en rouge… Un constat inquiétant renforcé par sa dernière prestation au Grand Prix de Hongrie.

Lewis Hamilton sur une pente glissante : un record à oublier

Ce 14e Grand Prix sous les couleurs de Ferrari restera sans doute un moment que Lewis Hamilton voudra rapidement effacer de sa mémoire. Au Hungaroring, un circuit technique où il s’est imposé à huit reprises par le passé, le Britannique n’a franchi la ligne qu’à la 12e position. Un résultat frustrant pour le pilote comme pour les tifosi, d’autant qu’il égale ainsi un record peu enviable : celui du deuxième plus grand nombre de courses sans podium pour un pilote Ferrari. Il rejoint à cette place historique Gilles Villeneuve, figure emblématique mais souvent malchanceuse de la Scuderia.

Hamilton n’était pas venu à Maranello pour battre ce type de records. Son arrivée chez Ferrari, officialisée début 2024, avait suscité une vague d’enthousiasme. L’idée d’associer la légende vivante aux sept titres à la plus mythique des écuries de F1 faisait rêver. Sauf que, course après course, la réalité est brutale : la SF-25 n’est pas la machine de guerre espérée, et Lewis peine visiblement à l’apprivoiser.

À un pas d’un triste record : Ferrari et Hamilton dos au mur

S’il ne parvient pas à monter sur le podium dans les cinq prochaines courses, Hamilton égalera un autre record embarrassant — celui de Didier Pironi avec 19 courses sans top 3 au volant d’une Ferrari. Un cap symbolique que personne au sein de la Scuderia ne souhaite voir franchi.

En 14 Grands Prix, le meilleur résultat du Britannique reste deux modestes 4e places, glanées en Autriche et à domicile à Silverstone. Trop peu pour celui qui reste l’un des plus grands pilotes de l’histoire de la discipline. Mais aussi trop peu pour une Ferrari qui, en attirant Hamilton, espérait marquer un tournant stratégique majeur. À la place, c’est l’inquiétude qui s’installe dans les travées de Maranello : la monoplace n’a pas suffisamment progressé, les développements techniques semblent manquer de cohérence, et l’alchimie avec Hamilton peine à prendre.

Le problème ne tient cependant pas qu’aux résultats du numéro 44. La voiture elle-même est en retrait face aux Red Bull, Mercedes, voire McLaren. Les performances en qualification restent irrégulières et la gestion des pneumatiques en course suscite de nombreuses critiques. Quand on sait que Charles Leclerc, pourtant bien installé dans l’équipe, connaît lui aussi une saison morose, c’est l’ensemble du projet Ferrari 2025 qui est remis en question.

Les enjeux pour Ferrari : redresser la barre ou plonger davantage

Loin de répondre aux espoirs de rénovation impulsés par Frédéric Vasseur, l’arrivée d’Hamilton semble aujourd’hui souligner les défaillances du projet sportif. Or, la F1 moderne ne pardonne pas. Dans un championnat toujours plus compétitif, où chaque dixième de seconde vaut de l’or, les retards de performance et l’absence de résultats fragilisent rapidement les dynamiques internes et la confiance des pilotes.

Les prochains Grands Prix (Belgique, Pays-Bas, Italie) seront donc capitaux. À Spa, au Zandvoort et surtout à Monza, Ferrari doit impérativement retrouver le chemin du sommet. Non seulement pour éviter que Lewis Hamilton n’inscrive malgré lui son nom au côté des séries noires de la Scuderia, mais aussi pour préserver une crédibilité indispensable dans la gestion du projet à long terme.

Car au-delà des chiffres, c’est aussi une question de confiance. Confiança du pilote envers son équipe, des ingénieurs envers leurs choix techniques, et des fans envers le rêve que représentait ce mariage entre la légende rouge et le champion noir. Si Ferrari échoue à redonner du mordant à sa machine d’ici la fin de la saison, 2025 pourrait rapidement devenir l’un des plus grands désenchantements de l’ère contemporaine de la F1.

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