Depuis l’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari début 2025, les projecteurs n’ont cessé de scruter chacune de ses performances – et, désormais, la question de son salaire alimente la polémique. Après une entame de saison loin des attentes placées en lui, le septuple champion du monde soulève de nombreuses interrogations, notamment face à la performance passée de Carlos Sainz. Interrogé sur le sujet, Frédéric Vasseur, le directeur de la Scuderia, n’a pas mâché ses mots.
Un début de saison en demi-teinte pour Hamilton chez Ferrari
L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari, officialisée en février 2024 après son départ de Mercedes, a été l’un des plus grands chamboulements de la Formule 1 récente. Rejoindre la Scuderia représentait à la fois un défi sportif et une opportunité historique pour le Britannique : celle d’inscrire son nom au Panthéon rouge de Maranello.
Mais sur la piste, les premières courses de la saison 2025 ont été plus compliquées que prévu. En difficulté pour adapter son pilotage à la SF-25, Lewis Hamilton n’a pas encore signé de podium en Grand Prix, et son rythme en qualifications comme en course laisse encore à désirer face aux références du plateau. D’autant plus que les performances de Carlos Sainz lors de la saison 2024 – notamment ses deux victoires et sa régularité – servent aujourd’hui de comparatifs peu flatteurs pour le nouveau numéro 44 de la Scuderia.
Face à ces résultats en demi-teinte, la question du salaire d’Hamilton – estimé à plus de 50 millions d’euros annuels selon plusieurs médias italiens et britanniques – a vite ressurgi dans les médias. Une comparaison directe avec Sainz, dont le contrat précédent était bien moins élevé, a alimenté les débats sur la pertinence de l’investissement.
La réplique musclée de Frédéric Vasseur face aux critiques
C’est lors d’une conférence de presse organisée en marge du Grand Prix de Belgique que Frédéric Vasseur a été confronté à cette question sensible : le salaire de Lewis Hamilton est-il encore justifié au vu de ses performances ? Visiblement agacé, le patron des rouges a sèchement répondu :
“Je ne suis pas sûr de comprendre votre question, ou si je la comprends, ce n’est pas une bonne question. Nous prenons ces pilotes parce que nous voulons nous battre avec eux pour le championnat, marquer des points et gagner des courses”, a-t-il déclaré (source : conférence de presse FIA, Spa 2025).
Cette prise de position montre à quel point Vasseur tient à défendre la stratégie long terme de la Scuderia. Pour l’ingénieur français, les résultats comptent bien sûr, mais la reconstruction d’une dynamique de victoire autour d’un pilote aussi expérimenté qu’Hamilton nécessite du temps. Le directeur d’écurie a également réaffirmé sa pleine confiance en Lewis, expliquant que la deuxième moitié de saison devrait permettre au pilote britannique de retrouver son meilleur niveau, une fois le cap de l’adaptation pleinement franchi.
Le salaire, un mauvais indicateur de performance ?
En Formule 1 moderne, le salaire d’un pilote ne se mesure pas uniquement à ses points en championnat. L’impact marketing, la résonance globale de la marque, la contribution à la dynamique d’équipe et l’effet d’entraînement interne sont autant de critères que Ferrari semble avoir considérés en enrôlant Hamilton.
Avec plus de 100 victoires en Grand Prix à son actif et un charisme mondial, l’arrivée de Lewis a renforcé encore davantage la visibilité internationale de Ferrari – déjà boostée par des initiatives comme le projet hypercar ou la stratégie d’électrification de la marque en parallèle. C’est aussi un choix stratégique à l’horizon 2026, année du nouveau règlement technique qui pourrait rebattre entièrement les cartes en Formule 1.
Vers une montée en puissance d’ici la fin de saison ?
Selon plusieurs observateurs, dont Will Buxton (F1TV), le calendrier 2025 pourrait voir Ferrari revenir dans le match à partir des circuits plus typés moteur, comme Monza ou Austin. Le setup de la SF-25 a été ajusté depuis Imola, et les essais menés à Fiorano début juillet ont révélé de nets progrès sur les longs relais.
Hamilton, de son côté, reste accroché à sa volonté : « Je suis ici pour écrire une nouvelle page avec Ferrari. Je sais que le meilleur reste à venir » (source : Sky Sports F1, GP du Canada 2025). Et connaissant le palmarès du Britannique, parier sur un retour aux avant-postes semble loin d’être utopique.
Conclusion : s’il est trop tôt pour juger le pari Hamilton sur le seul début de saison 2025, l’approche défendue par Vasseur s’inscrit dans une logique ambitieuse de long terme. La patience pourrait bien payer – et le salaire, devenir anecdotique.