Ferrari suspectée par Russell : tensions après le Grand Prix de Hongrie 2025

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par Alex Marcol

Alors que la saison 2025 de Formule 1 bat son plein, le Grand Prix de Hongrie a marqué un tournant dans le duel de prestige entre Mercedes et Ferrari. George Russell, auteur d’une solide troisième place au Hungaroring, n’a pas mâché ses mots envers la Scuderia, et particulièrement la SF-25 de Charles Leclerc. Une sortie médiatique qui alimente les débats sur la légalité des réglages de la monoplace italienne.

Russell met en cause la voiture de Charles Leclerc

La tension est montée d’un cran dimanche dernier à Budapest. Lorsqu’on interroge George Russell après sa belle performance, le Britannique de chez Mercedes n’hésite pas à pointer du doigt Ferrari. Selon lui, la SF-25 de Charles Leclerc aurait adopté des réglages susceptibles de flirter avec les limites du règlement technique. Il déclare : « Si Charles ne vous le dit pas, c’est que sa F1 allait devenir presque illégale » (source : conférence de presse FIA post-course du GP de Hongrie, 21 juillet 2025).

Russell suggère que l’équipe italienne aurait adopté un setup très agressif en réduisant au maximum la garde au sol de leur monoplace, une stratégie risquée en raison du règlement strict de la FIA sur l’usure des planches (ou skids), pièces servant à contrôler que les monoplaces ne roulent pas trop près du sol. Cette pratique avait déjà valu des disqualifications à certains pilotes par le passé, notamment Hamilton et Leclerc lors du Grand Prix des États-Unis en 2023.

Une gestion de course Ferrari sous pression

Ce qui semble avoir mis la puce à l’oreille de Russell n’est pas uniquement le rythme en chute libre de Leclerc en fin de course. Le pilote Mercedes affirme avoir observé un comportement inhabituel du moteur Ferrari en ligne droite, indiquant un mode de gestion abaissant artificiellement les performances, possiblement pour préserver les planches du fond plat : « Ils ont dû augmenter la pression des pneus et utiliser un setup moteur conservateur ».

Du côté de Ferrari, aucun commentaire officiel n’a été fait sur ces accusations. Toutefois, selon nos informations provenant de journaux spécialisés italiens (La Gazzetta dello Sport, 22 juillet 2025), la SF-25 de Leclerc a bien passé les contrôles techniques post-course sans infraction constatée. Néanmoins, cela n’efface pas les interrogations sur la stratégie de la Scuderia durant cette épreuve, notamment dans un contexte où les Rouges continuent à souffrir d’un déficit de régularité flagrant.

Des tensions techniques révélatrices

Cette polémique pose une nouvelle fois la question de la frontière ténue entre innovation technique et illégalité en F1. Les équipes, en quête de performances, flirtent parfois avec les limites du règlement. Ferrari, en quête de rédemption en 2025 après une saison 2024 décevante, s’est lancée dans des choix techniques audacieux avec la SF-25. Ce concept très bas sur la piste favorise l’appui aérodynamique, mais expose clairement les planches à une usure rapide, surtout sur des circuits bosselés comme celui du Hungaroring.

L’accusation portée par George Russell, même sans preuve manifeste à ce stade, jette une lumière crue sur la rivalité technique entre Mercedes et Ferrari cette saison. D’autant plus que la bataille pour la troisième place du championnat des constructeurs reste serrée, avec la Scuderia à la traîne face à McLaren et Red Bull.

Vers de nouveaux contrôles FIA ?

La FIA, très vigilante après les incidents de 2023, pourrait intensifier ses contrôles aléatoires pour éviter toute récidive. Une attention particulière devrait être apportée sur les réglages de hauteur de caisse et de pression pneumatique susceptibles d’impacter l’intégrité du fond plat.

En attendant, les soupçons de Russell alimentent une ambiance électrique à l’approche du Grand Prix de Belgique. Ferrari aura à cœur de répondre en piste – et peut-être aussi hors piste – pour rétablir sa crédibilité technique et clarifier une stratégie qui semble à la fois brillante et dangereusement borderline.

Les prochaines courses pourraient bien être décisives, non seulement pour le classement, mais aussi pour l’image technique de Maranello, qui joue gros cette saison. Reste à savoir si la Scuderia saura transformer cette pression en performance. Une chose est sûre : la bataille est loin d’être terminée, et les débats ne font que commencer.

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