Après un début de saison mouvementé pour la Scuderia Ferrari, Lewis Hamilton affiche un état d’esprit revanchard à l’entame de la seconde moitié du championnat du monde de Formule 1 2025. Le septuple champion du monde, qui vit sa première saison en rouge après son départ de Mercedes fin 2024, veut inverser la tendance et ramener la Scuderia dans la lutte aux avant-postes.
Un début d’année compliqué mais porteur d’enseignements
Ferrari n’a pas eu la trajectoire espérée lors des dix premières manches de la saison 2025. Au classement constructeurs, l’écurie de Maranello accuse déjà un retard conséquent sur McLaren, véritable révélation de cette saison, emmenée par le duo impressionnant Oscar Piastri – Lando Norris. Ces derniers trustent régulièrement les podiums et occupent les deux premières places du classement pilotes.
En revanche, à Maranello, malgré des promesses entrevues en qualifications et quelques coups d’éclat en course, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes. Lewis Hamilton, notamment, peine encore à trouver un déclic avec la SF-25, tandis que Charles Leclerc alterne le bon et le moins bon. Pourtant, au sein du garage, personne ne baisse les bras. Bien au contraire.
Lewis Hamilton se veut conquérant
Au sortir du Grand Prix de Belgique 2025, où il a terminé à une modeste septième place, Lewis Hamilton a partagé son sentiment avec les médias. Dans des propos rapportés par F1 Only, le pilote britannique a déclaré : « Je pense que je peux définitivement mettre cette course derrière moi. Je me sens vraiment confiant pour la suite. J’ai appris davantage sur la voiture aujourd’hui, je l’ai réglée avec précision. Je la réglerai encore mieux pour la semaine prochaine. Je serai à l’usine mercredi. Donc oui, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas obtenir de meilleurs résultats à l’avenir. »
Cette déclaration, loin d’être anodine, témoigne d’une volonté claire : le retour dans la course. Pour Hamilton, la période d’adaptation à la monoplace rouge pourrait bien toucher à sa fin. Avec une meilleure compréhension de la SF-25, l’ancien champion espère enfin accrocher un premier podium en rouge – ce qu’il pourrait aller chercher dès le Grand Prix de Hongrie, prochain rendez-vous du calendrier.
Une dynamique à enclencher dès Budapest
Le Hungaroring est un circuit qui a souvent souri à Hamilton : il y compte pas moins de huit victoires, un record. S’il y a bien un endroit pour débuter une remontée au classement, c’est ici. Ferrari arrive en Hongrie avec de nouvelles évolutions aérodynamiques, un effort technique indispensable pour combler peu à peu l’écart avec McLaren et Red Bull.
Mais au-delà de la forme du moment, c’est bien l’effet psychologique qui compte. Un podium – voire une victoire – pourrait transformer la dynamique et redonner confiance à toute une équipe en quête de résultats concrets. Charles Leclerc l’a d’ailleurs rappelé en Autriche : « Nous savons que nous avons les bases pour performer, il faut désormais concrétiser. »
Les enjeux de cette deuxième partie de saison pour Ferrari
Pour Ferrari, cette seconde moitié de saison représente bien plus qu’un simple baroud d’honneur. Il s’agit de bâtir un momentum pour 2026, année charnière avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement technique. Maintenir la motivation, récolter de précieux points, et pourquoi pas décrocher une victoire : tels sont les objectifs à court terme.
Avec un Lewis Hamilton en quête d’un dernier acte flamboyant et un Charles Leclerc plus que jamais leader dans l’âme, la Scuderia dispose des armes humaines pour redresser la barre. Reste à savoir si la SF-25 suivra, en performance pure et en fiabilité – deux points clés qui ont trop souvent fait défaut ses dernières années.
Le message est clair : Hamilton ne vient pas pour faire de la figuration. Le combat s’annonce intense, et Ferrari espère bien que son cheval cabré redeviendra un symbole de puissance d’ici la fin de saison.