F1 2025 : Leclerc tire la sonnette d’alarme sur ses qualifications chez Ferrari

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par Alex Marcol

Charles Leclerc, longtemps considéré comme le roi du tour chrono, traverse une saison 2025 en demi-teinte côté qualifications. Si en course, le Monégasque démontre davantage de constance, c’est bien le samedi après-midi qui lui pose désormais problème. Retour sur un déclin inattendu dans un domaine où il était maître, et analyse des conséquences pour la Scuderia Ferrari.

Leclerc et les qualifications : une force devenue faiblesse en 2025

Avec 26 pole positions au compteur — un record absolu pour un pilote sans titre mondial — Charles Leclerc avait, depuis ses débuts chez Ferrari, bâti une réputation de maître du tour unique. Ses performances éclatantes en Q3, même dans des monoplaces parfois inférieures, avaient fait de lui une référence.

Mais depuis le début de la saison 2025, ce pan de son pilotage semble vaciller. Leclerc lui-même l’a reconnu frontalement après les qualifications du GP de Grande-Bretagne, où il n’a pu faire mieux qu’une sixième place sur la grille. « Je ne fais pas le travail, et depuis le début de la saison, j’ai très bien performé en course. […] Chaque fois que j’arrive en Q3, ça ne fonctionne pas », a-t-il déclaré à F1 Only.

Ce constat est lourd de sens pour un pilote aussi perfectionniste que Leclerc. Là où il excellait à extraire le maximum de sa SF-24B à la limite, il semble désormais souffrir d’un manque de repères. Un paradoxe que même lui peine à expliquer, évoquant une forme de déconnexion entre sensations en piste et résultat final lors des qualifications.

Les facteurs de cette baisse de performance en piste

Plusieurs éléments peuvent éclairer cette perte d’efficacité en qualifications. D’abord, la SF-24B, si elle s’est nettement améliorée sur la durée des Grand Prix, reste délicate à mettre en température rapidement sur un seul tour lancé — un facteur crucial pour briller en Q3. Ce comportement imprévisible du châssis pourrait compliquer la tâche de Leclerc, pourtant très sensible aux réglages à haute vitesse.

Ensuite, l’arrivée de nouvelles cartographies moteur et de réglages aérodynamiques plus agressifs, introduits par Ferrari depuis Imola, semblent plus adaptés au rythme de course qu’au pic de performance instantané exigé en qualification. Leclerc a peut-être besoin de plus de temps pour trouver un set-up qui le met pleinement en confiance sur un tour unique.

Enfin, la pression interne ne doit pas être négligée. Alors que Carlos Sainz continue de livrer des performances solides, notamment le samedi, Leclerc sent peut-être le souffle du paddock sur sa nuque, d’autant plus que 2025 est une année charnière avant l’intégration de Lewis Hamilton dans l’écurie en 2026.

Quel impact pour Ferrari en 2025 ?

En Formule 1 moderne, un bon classement en qualification reste hautement stratégique. Partir plus loin sur la grille rend la gestion des courses plus complexe : risques accrus dans les premiers tours, usure plus forte des gommes et stratégies décalées plus risquées.

Pour la Scuderia Ferrari, cela se traduit parfois par un désalignement entre potentiel et résultat. Leclerc, malgré un bon rythme de course, se retrouve trop souvent derrière les McLaren et les Red Bull au départ, compromettant ainsi ses chances de podium. C’est d’autant plus frustrant pour Maranello que la monoplace a prouvé, notamment à Barcelone et Montréal, qu’elle disposait du rythme pour jouer devant.

En parallèle, cela renforce l’importance de Carlos Sainz dans la construction des résultats de Ferrari. Leclerc devra impérativement retrouver ce tranchant du samedi s’il veut rester le fer de lance de l’équipe.

Un sursaut attendu dès le GP de Spa ?

La prochaine étape, c’est Spa-Francorchamps. Un circuit complet, rapide, exigeant, où Leclerc avait décroché la pole en 2019 et 2022. Le tracé belge pourrait être l’endroit idéal pour relancer la dynamique.

Le Monégasque l’a dit avec force : « Nous avons eu de bonnes qualifications, mais pas d’excellentes, alors que c’était mon point fort. » Le message est clair, l’objectif aussi. Retrouver ce brio en Q3 serait bien plus qu’un regain statistique : ce serait un signal fort envoyé à ses rivaux, mais aussi à sa propre équipe.

En attendant, le diagnostic posé est lucide. Et cet aveu public de faiblesse est peut-être le premier pas vers un renouveau. Car si une chose est sûre avec Charles Leclerc, c’est qu’il n’abandonne jamais la quête de perfection… même quand le chrono ne lui rend plus justice.

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