Ferrari espérait vivre une saison 2025 synonyme de renouveau et de lutte pour les sommets. Mais à mi-parcours du championnat, la Scuderia semble s’engouffrer dans une dynamique inquiétante. Non seulement les résultats ne suivent pas, mais les tensions internes s’accumulent et commencent à se faire sentir jusque dans l’attitude de Lewis Hamilton. Un contexte complexe sur lequel est revenu Nico Rosberg, ancien rival du Britannique, avec franchise et inquiétude.
Des attentes élevées… un réveil brutal pour Ferrari
Après un début d’année 2025 placé sous le signe de l’optimisme — Lewis Hamilton rejoignant Maranello, Frédéric Vasseur affirmant une montée en puissance technique, et des ambitions claires déclarées par Charles Leclerc — l’écurie italienne fait face à une dure réalité en piste. McLaren s’est envolée au classement Constructeurs, laissant Ferrari batailler (parfois difficilement) avec Mercedes pour une deuxième place qui n’était pas l’objectif initial.
Le manque de régularité, couplé à des problèmes de fiabilité et des évolutions techniques reportées, commencent à sérieusement entamer le moral des troupes rouges. Ferrari espérait prendre un nouvel élan avec Hamilton, mais le septuple champion du monde découvre à son tour l’implacable culture de la pression qui règne à Maranello.
Rosberg : observateur engagé ou lanceur d’alerte ?
Interrogé dans le cadre de l’émission F1 de L’Auto Journal, Nico Rosberg n’a pas mâché ses mots au sujet de la situation de son ancien coéquipier et rival, Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari. « Il y a une pression incroyable chez Ferrari, » a-t-il déclaré, avant de poursuivre : « On sent que la situation devient de plus en plus tendue. D’après ce qu’on entend en interne, le poste de Frédéric Vasseur serait même fragilisé selon certains médias italiens. Lewis est de plus en plus frustré. Il pensait pouvoir capitaliser sur la dynamique de fin 2024, mais les promesses tardent à se concrétiser. Les évolutions techniques sont constamment repoussées, et il accumule les coups de malchance. » (Source : F1 via L’Auto Journal)
Rosberg, qui connaît bien la mécanique psychologique qui entoure Hamilton, semble estimer que la spirale actuelle n’est pas sans conséquence. Les images d’Hamilton visiblement agacé lors des dernières analyses techniques en sont peut-être le reflet : l’Anglais n’est pas arrivé chez Ferrari pour stagner.
Des signes de fracture au sein de la Scuderia ?
Les propos de Rosberg soulignent également une rumeur persistante dans les paddocks : le rôle de Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, serait remis en question par certains médias italiens. Une information à prendre avec prudence, mais qui reflète bien le climat tendu au sein de l’écurie. Nul doute que Ferrari, réputée pour ses réactions impulsives en période de crise, pourrait accentuer la pression à l’interne si la deuxième partie de saison ne permet pas de redresser la barre.
Dans ce contexte, la collaboration entre Hamilton et Leclerc, pourtant prometteuse sur le papier, reste en attente de décollage. Le Monégasque a récemment confié sa volonté de faire front commun avec son nouveau coéquipier, mais leurs performances sur la piste, décousues et souvent contrariées par des décisions stratégiques peu audacieuses, peinent à convaincre.
L’enjeu stratégique de 2026 déjà en ligne de mire
Si 2025 ressemble de plus en plus à une saison de transition contrariée, les regards se tournent déjà vers 2026 et le changement de réglementation moteur. C’est là que Ferrari devra impérativement rebondir. Avec une paire de pilotes parmi les plus talentueuses du plateau, un moteur en cours de développement profond, et des ressources financières parmi les plus solides de la grille, Ferrari n’aura plus droit à l’erreur. Mais le temps presse : dans un environnement aussi concurrentiel, une saison mal gérée peut compromettre le cycle suivant tout entier.
En conclusion, l’analyse de Nico Rosberg agit comme un signal d’alerte. Oui, Ferrari reste une icône de la F1, mais dans une ère de haute précision stratégique et de compétitivité extrême, l’image seule ne suffit plus. Hamilton est venu pour écrire une nouvelle histoire… À la Scuderia de lui offrir le stylo qui fonctionne.