Le ciel devait s’éclaircir pour la Scuderia Ferrari en 2025… Mais à mi-saison, Charles Leclerc est stupéfait : Ferrari ne se bat plus contre McLaren pour la victoire, mais contre Mercedes pour ne pas sombrer. Un constat amer pour le Monégasque, qui a partagé sa surprise auprès de NextGen-Auto.
Un duel Ferrari-Mercedes : l’inattendu de la saison 2025
C’est un scénario que peu d’observateurs avaient anticipé en début de saison : au lieu d’un combat intense avec McLaren, rival traditionnel en quête de sa renaissance, Ferrari se retrouve empêtrée dans une lutte tendue avec Mercedes pour le podium. « C’est assez hallucinant », reconnaît Charles Leclerc. « À la vue des performances de chacun en fin de saison dernière, je pensais que ce serait McLaren notre principal adversaire. Mais en réalité, ils sont devant, et nous devons regarder derrière pour protéger nos points face à Mercedes » (source : NextGen-Auto, 24 juin 2025).
Alors que l’écurie de Woking a réalisé une montée en puissance impressionnante cette saison 2025, enchaînant les pôles et les victoires sous l’impulsion de Lando Norris et Oscar Piastri, la Scuderia peine à transformer ses essais. Avec seulement deux podiums en huit courses, Ferrari piétine malgré l’intégration de Lewis Hamilton, censée apporter son expérience et dynamiser l’équipe.
Ferrari en retrait : quelles failles dans la stratégie de 2025 ?
Pour de nombreux analystes, les causes de cette perte de compétitivité sont multiples : développement aérodynamique en retrait, stratégie en course parfois brouillonne et un manque chronique de constance sur les longs relais. Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, avait pourtant affirmé en pré-saison que la Ferrari SF-25 serait « un pas en avant majeur » par rapport à sa devancière.
Mais force est de constater que ce pas n’a pas suffi. Sur la majorité des circuits, la monoplace rouge affiche un déficit de performance en qualifications et sur le rythme de course face à McLaren. Et désormais, c’est une Mercedes revigorée – pourtant en pleine restructuration avec l’arrivée de Kimi Antonelli en tant que pilote de développement – qui vient menacer la Scuderia de lui souffler la deuxième place au championnat Constructeurs.
Quel impact pour la suite de la saison ?
Ce duel Ferrari-Mercedes n’est pas simplement anecdotique : il reflète un bouleversement dans la hiérarchie du plateau. Tenue en échec par des problèmes de fiabilité (notamment deux abandons de Hamilton en Espagne et à Miami) et une gestion des gommes souvent perfectible, Ferrari se retrouve sur la défensive plutôt qu’à l’offensive.
Leclerc, actuellement quatrième au classement pilotes, reste cependant combatif : « On doit redresser la barre rapidement. Il y a encore onze courses, tout est possible. Mais il faut que chacun au sein de l’équipe donne plus, y compris moi ». Son entente avec Hamilton semble pour l’instant solide, mais les résultats se font attendre.
Du côté de Mercedes, la dynamique est inverse. George Russell multiplie les solides performances, pendant que l’équipe dirigée par Toto Wolff joue la carte d’une stratégie prudente mais efficace, capitalisant sur les erreurs de ses concurrents.
Vers un été décisif pour Maranello
La pause estivale s’annonce décisive pour la Scuderia. Avec les circuits rapides de Silverstone, Spa et Monza qui se profilent, Ferrari doit trouver des gains en performance aéro et fiabiliser ses réglages. Leclerc l’a dit : « Chez Ferrari, on ne se contente pas de la deuxième ou troisième place. C’est la victoire ou rien ».
Les yeux des tifosi sont rivés sur Maranello, dans l’attente d’une réaction d’orgueil. Car si la bataille face à McLaren semble pour l’instant perdue, celle contre Mercedes reste encore ouverte.
Et dans cette lutte inattendue du milieu de tableau, Ferrari joue plus que des points : elle joue son statut.