Monaco 2025 : Leclerc intouchable en EL3, crash d’Hamilton à l’aube des qualifs

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par Alex Marcol

Charles Leclerc virevolte dans les rues de la Principauté et signe, pour la troisième fois consécutive, le meilleur temps d’une séance d’essais libres. À Monaco, sur ses terres, le pilote de la Scuderia Ferrari montre les dents… et surtout, un rythme impressionnant. Peut-on croire à un réveil monégasque de la SF-24 ? Décryptage complet.

Leclerc en feu à Monaco : la SF-24 retrouve des ailes

Pour la première fois de la saison 2025, Charles Leclerc boucle les trois séances d’essais libres en tête – et ce n’est pas rien. Sur un tracé aussi technique, sinueux et impitoyable que le circuit de Monaco, la performance pure ne ment pas. Le natif du Rocher semble porter sa Ferrari vers de nouveaux sommets, soutenu par une SF-24 qui, bien que souvent capricieuse depuis le début du championnat, trouve enfin un terrain à sa mesure.

Ce samedi matin, en EL3, Leclerc signe un chrono de 1:11.369, laissant Max Verstappen à près de trois dixièmes derrière. Un écart conséquent à Monaco, où la moindre imperfection se paie au dixième près. Derrière, on retrouve un Lando Norris solide, mais qui, comme le reste du peloton, peine à contester la domination du #16.

L’élément marquant ? Cette aisance de Charles à frôler les rails, repoussant sans cesse les limites, sans jamais les franchir. Une maîtrise qui fait écho à ses performances impressionnantes dans les rues monégasques… mais qui, par le passé, se sont parfois heurtées à une malchance redoutable en course. Rappelons que Charles Leclerc n’a encore jamais vu l’arrivée d’un Grand Prix de Monaco en tant que vainqueur, malgré plusieurs pole positions.

La voiture semble également réagir enfin comme le veut Vasseur. Sur le plan aérodynamique, la Ferrari profite d’un circuit moins exigeant sur le plan moteur et beaucoup plus révélateur de la stabilité du châssis et de l’agilité de la voiture en virage lent – précisément les domaines où la Scuderia avait travaillé depuis Imola sur des ajustements.

Les pièges du Rocher : Hamilton se crashe, Ferrari méfiante

Mais attention : Monaco se refuse aux certitudes, et les qualifications seront comme d’habitude le point d’orgue du week-end. Et à ce jeu-là, certains peuvent tout perdre en une fraction de seconde. Lewis Hamilton, qui essayait d’améliorer son temps dans les derniers instants de l’EL3 en pneus tendres, est venu le rappeler brutalement : un freinage trop appuyé dans Massenet, un survirage, et voilà sa Mercedes dans le rail.

L’image du septuple champion du monde contraint de rentrer aux stands au ralenti alors que sa voiture est mal en point n’aura échappé à personne – d’autant plus que cet incident a imposé l’arrêt de la séance à un moment clé pour nombre de pilotes.

Chez Ferrari, cet accrochage peut aussi rappeler à quel point la marge est mince. Frédéric Vasseur et Charles Leclerc l’ont bien compris. Si l’optimisme grandit dans le garage rouge, la prudence reste de mise. À l’issue de la séance, Leclerc déclarait à F1 TV : « C’est encourageant, oui, mais il est trop tôt pour déjà se projeter en pole ou en victoire. Tout peut encore arriver. » (source : F1TV, EL3, Monaco 2025).

Un message clair : le potentiel est là, mais il faudra éviter tout excès de confiance. La performance des pneus médiums, particulièrement compétitifs ce samedi matin, devra aussi être analysée de près pour ajuster la stratégie en qualifications, tandis que la montée en température des tendres peut poser souci si les conditions changent.

Et maintenant ? Le tournant du week-end en approche

Le rendez-vous est pris : à 16h, début des qualifications – moment capital à Monaco, où dépasser relève de la mission impossible. Ferrari peut-elle confirmer et décrocher une pole libératrice ? Carlos Sainz, certes en retrait en EL3, ne sera pas à ignorer, surtout si la Q3 se révèle piégeuse.

En attendant, c’est un signal fort envoyé par Leclerc : chez lui, avec une monoplace enfin compétitive, l’espoir est de retour. Et avec ce qu’il a montré en essais libres, difficile d’imaginer un autre homme en pole ce samedi… sauf si le Rocher décide encore de faire des siennes.

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