GP du Japon 2024 : Ferrari reste dans l’ombre, Verstappen dicte sa loi à Suzuka

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par Alex Marcol

À Suzuka, temple de la performance pure, Ferrari espérait frapper un grand coup. Mais une fois encore, Max Verstappen et Red Bull ont posé leur domination face à une concurrence déterminée. Malgré une qualification solide, les Ferrari de Charles Leclerc et Carlos Sainz n’ont pas su se hisser aux avant-postes. Décryptage d’un week-end japonais au goût amer pour la Scuderia.

Une pole disputée, mais Ferrari manque la cible

Sur le légendaire tracé de Suzuka, Red Bull a prouvé que ses déboires de débuts de saison n’étaient qu’un sursaut. Max Verstappen, impérial dans sa RB20, a signé une nouvelle pole position, sa troisième de la saison, en 1:28.197. Il devance les deux McLaren – Lando Norris et Oscar Piastri – de quelques dixièmes dans une séance où chaque millième comptait.

Chez Ferrari, on espérait capitaliser sur les progrès affichés lors des premières courses. Mais le verdict des qualifs a été sans appel : Charles Leclerc et Carlos Sainz devront s’élancer depuis la troisième ligne (P5 et P6). Une position frustrante, mais pas rédhibitoire.

« Nous avons manqué un peu de rythme dans le deuxième secteur, notamment dans les virages les plus rapides, » a expliqué Leclerc au micro de Sky Sports F1 après la séance. Une déclaration lucide qui met en lumière les faiblesses toujours présentes de la SF-24 sur les pistes les plus exigeantes en appuis aérodynamiques.

McLaren menace, Red Bull répond présent… Ferrari reste spectatrice

La surprise du jour vient de McLaren, extrêmement compétitive sur un circuit taillé pour sa MCL38. Norris et Piastri sur la deuxième ligne ont failli damer le pion à un Verstappen parfois sous pression. Tandis que Sergio Pérez complète le top 4, Red Bull verrouille le haut du classement. Ferrari, elle, se retrouve dans une position d’attente tactique.

Côté Scuderia, aucune faute majeure, mais un manque de mordant là où il aurait fallu briller. Avec des relais prometteurs en essais libres et une voiture plus efficace sur le tempo de course que sur un tour lancé, l’écurie italienne jouera sans doute la carte de la stratégie ce dimanche. Avec une météo stable annoncée et des choix de pneus cruciaux (entre médium et dur), le duo Ferrari pourrait se mêler à la lutte… à condition d’un départ sans accroc.

Hadjar impressionne, les Français en embuscade

Le clin d’œil de ce samedi revient indéniablement à Isack Hadjar. Le jeune rookie tricolore de 19 ans s’est hissé avec brio en Q3 et s’élancera depuis une remarquable 7e place. Il devance des champions du monde comme Lewis Hamilton (P8), et s’affirme comme un espoir sérieux pour l’avenir de la F1. Une performance qui renforce la vague bleue naissante côté français.

Moins de réussite en revanche pour Pierre Gasly (P11) et Esteban Ocon (P18), en difficulté avec des monoplaces peu à l’aise sur ce type de tracé. Mais dimanche, tous les regards seront tournés vers Hadjar et son potentiel coup d’éclat pour son premier Grand Prix à Suzuka.

Quel bilan pour Ferrari à Suzuka ?

Le contraste est saisissant : fer de lance de la lutte contre Red Bull en 2022, Ferrari semble aujourd’hui enfermée dans un entre-deux. Performante, mais jamais dominante. Stratégique, mais rarement audacieuse. Face à un Verstappen toujours aussi redoutable sur le plan du pilotage et une McLaren ambitieuse, la Scuderia devra élever son jeu dès le départ du Grand Prix pour espérer monter sur le podium.

La concertation chez Ferrari sera intense d’ici au départ : somme toute, les écarts restent faibles, et une bonne stratégie combinée à un rythme solide pourrait suffire à renverser la vapeur.

Un Grand Prix du Japon qui s’annonce passionnant… mais où les tifosi savent déjà que la remontada au championnat passera par bien plus qu’un simple dimanche réussi.

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