Grand Prix d’Australie : Hamilton face à l’inconnu sous la pluie avec Ferrari

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par Alex Marcol

Le grand défi de Lewis Hamilton avec Ferrari ne cesse de s’intensifier. Après une qualification en demi-teinte, le Britannique devra peut-être affronter un tout autre challenge ce dimanche à Melbourne : piloter sa SF-24 sous la pluie pour la première fois. Une situation délicate qui l’obligera à apprendre en temps réel, avec seulement quelques tours pour s’adapter avant le départ.

Un Hamilton en pleine découverte sous la pluie

Avec une qualification en 8ᵉ position, Lewis Hamilton espérait des conditions changeantes pouvant brouiller les cartes. Mais le défi est immense : il n’a encore jamais conduit la Ferrari sous la pluie. « Bon sang, je n’ai jamais conduit cette voiture sous la pluie. Je ne sais pas quels boutons je vais devoir utiliser demain, donc ce sera une nouveauté », a-t-il confié, cité par la presse spécialisée.

Le septuple champion du monde sait qu’il sera en apprentissage express. Les prévisions météorologiques annoncent 70 % de chances d’averses pendant la course, ce qui pourrait redistribuer les cartes stratégiques. Mais le plus grand point d’interrogation pour Hamilton, ce sont les freins Brembo. Contrairement aux systèmes qu’il a utilisés chez Mercedes, ces freins spécifiques changent totalement son ressenti en piste. « Nous utilisons des Brembos, que je n’ai pas utilisés depuis très, très longtemps. Je ne sais donc pas comment ils réagissent sous la pluie », a-t-il expliqué.

Avec à peine trois tours avant la mise en grille pour prendre ses marques, le Britannique devra faire preuve d’une capacité d’adaptation exceptionnelle. « Ça va être un vrai choc, mais je vais apprendre sur le tas et donner tout ce que j’ai », a-t-il ajouté.

Une progression encourageante malgré les défis

Depuis son arrivée chez Ferrari, Hamilton traverse une période de transition logique. Ses débuts ne sont pas simples, mais les progrès sont visibles. Sur ce week-end australien, il a notamment évoqué ses difficultés à comprendre les réglages de sa monoplace : « Quand tu as un problème avec la voiture et que tu rentres aux stands, normalement, avec l’expérience, tu peux dire : ‘OK, voilà la direction que je veux prendre’. Mais pour l’instant, je ne sais pas quel outil utiliser », a-t-il admis.

Ce manque de repères l’a poussé à s’appuyer davantage sur ses ingénieurs. « Je m’appuie donc beaucoup, pour la première fois, sur mes ingénieurs, et ils ont fait un excellent travail », a-t-il reconnu. Preuve que l’adaptation suit son cours, il note déjà des différences notables entre sa Ferrari et ses anciennes Mercedes : « Le freinage et l’équilibre en virage sont très différents de ce que j’avais. Le transfert de balance mécanique est bien plus marqué… et l’équilibre à haute et basse vitesse est aussi un grand changement. »

Si Leclerc a semblé plus à l’aise dès le début du week-end, Hamilton a progressivement réduit l’écart : « J’ai été derrière Charles tout le week-end, il a su maîtriser la voiture dès le premier tour. Il savait exactement ce que la voiture faisait, alors que moi, j’ai dû progresser petit à petit. Mais je pense m’être beaucoup rapproché vers la fin. »

Le Grand Prix d’Australie représente donc une épreuve charnière pour Hamilton. Un podium sous la pluie est-il envisageable ? Une chose est sûre : la pluie pourrait ajouter du piment à cette course et tester une nouvelle fois la résilience du Britannique dans sa quête d’adaptation chez Ferrari.

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