À quelques jours des essais hivernaux de Bahreïn, Lewis Hamilton aurait demandé des ajustements sur sa nouvelle Ferrari SF-25. Des modifications mineures, mais révélatrices de son processus d’adaptation après plus d’une décennie chez Mercedes.
Des premiers roulages sous observation
Ferrari a officiellement lancé sa saison 2025 avec une journée de roulage à Fiorano, où Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont chacun pris le volant de la SF-25. Si aucun chrono officiel n’a été communiqué, des rapports non confirmés suggèrent qu’Hamilton était environ 8 dixièmes plus lent que Leclerc. Cependant, cette différence s’expliquerait par le fait que Leclerc, installé chez Ferrari depuis 2019, a pu exploiter pleinement la voiture dès le départ, tandis que Hamilton était encore en phase de découverte.
Malgré cette adaptation en cours, les premiers retours des pilotes sont positifs : la SF-25 serait environ 4 dixièmes plus rapide que sa devancière, la SF-24, ce qui augure des progrès notables.
Des ajustements spécifiques demandés
Selon le média italien AutoRacer, Hamilton aurait demandé des modifications après ses premières sessions au volant de sa nouvelle monoplace. Ces ajustements concerneraient principalement le ressenti au niveau des pédales et certains détails mineurs de réglage, sans grande différence avec la configuration de Leclerc.
Cette demande fait suite à une première modification réalisée en janvier, après son tout premier roulage avec la Ferrari. À l’époque, Hamilton avait eu du mal à s’adapter aux freins Brembo utilisés par Ferrari, alors qu’il roulait auparavant avec des freins Carbon Industrie chez Mercedes. Ce changement de fournisseur pourrait expliquer certaines difficultés rencontrées lors de ses premiers tours, notamment plusieurs blocages de roues.
Un défi d’adaptation à tous les niveaux
Au-delà des freins, Hamilton a souligné à quel point cette transition vers Ferrari était plus exigeante qu’il ne l’avait imaginé. Il a comparé son passage de McLaren à Mercedes – qu’il considérait à l’époque comme une transition naturelle grâce à la continuité moteur – à son arrivée chez Ferrari, qui représente un changement radical.
« Tout est différent : le moteur, les vibrations, les boutons du volant, le logiciel. Ce n’est pas juste une question de performance, mais d’une manière complètement nouvelle de travailler », a-t-il déclaré.
Malgré ces défis, le septuple champion du monde reste enthousiaste et voit cette adaptation comme un défi stimulant. « J’ai adoré essayer de comprendre toutes ces nouveautés. Il faut du temps pour s’y habituer, mais c’est ce qui rend l’expérience excitante », a-t-il confié.
Quel impact sur la saison à venir ?
Si ces ajustements restent mineurs, ils reflètent l’attention aux détails dont fait preuve Hamilton pour maximiser son potentiel au volant de sa nouvelle machine. Avec seulement quelques jours de tests avant le début de la saison, chaque session est cruciale pour prendre ses marques dans la SF-25.
La grande question est donc de savoir combien de temps il lui faudra pour exploiter pleinement le potentiel de la Ferrari et rivaliser avec Leclerc. Si l’expérience du Britannique lui permet de s’adapter rapidement, les premiers Grands Prix de la saison seront révélateurs de sa capacité à s’approprier totalement cette monoplace.
Avec une Ferrari qui semble plus compétitive que l’an dernier, et un duo de pilotes plus affuté que jamais, la Scuderia pourrait bien être l’un des grands prétendants pour la saison 2025. Reste à voir si Hamilton parviendra à s’imposer rapidement dans cet environnement inédit pour lui.