Depuis plusieurs saisons déjà, la Scuderia Ferrari montre une volonté claire de renforcer son effectif avec des profils expérimentés, capables d’apporter une réelle valeur ajoutée à l’équipe. Pourtant, en 2025, le pilote chinois Guanyu Zhou, engagé comme pilote de réserve à Maranello, n’a jamais eu l’opportunité de prendre le volant. Cette parenthèse interrompue marque la fin d’une collaboration somme toute discrète, mais qui pourrait devenir un tournant dans la carrière du pilote. Analyse.
Un rôle effacé chez Ferrari en 2025
En janvier 2025, Guanyu Zhou est officiellement nommé pilote de réserve de la Scuderia Ferrari, un rôle souvent stratégique, surtout dans une saison aussi dense que celle que connaît la Formule 1 actuelle. Mais malgré un poste d’observateur privilégié, le natif de Shanghai n’a jamais été appelé à remplacer Charles Leclerc ou Carlos Sainz. Aucune séance d’essais libres, aucun roulage en Grand Prix : un bilan très maigre pour un pilote qui cumule trois saisons pleines auparavant chez Alfa Romeo (dans sa version associée à Sauber).
Selon les communications officielles de l’écurie (source : Ferrari.com), le duo Leclerc-Sainz a livré des performances constantes et a évité les pièges physiques ou techniques qui auraient nécessité une intervention du pilote de réserve. Résultat : Zhou quitte Ferrari à la fin de la saison 2025, sans avoir eu l’occasion de démontrer sa valeur au sein du Cheval Cabré.
Une opportunité à saisir chez Cadillac F1 ?
Mais un départ n’est pas nécessairement synonyme de recul. Depuis l’annonce de sa séparation avec Ferrari, Guanyu Zhou explore d’autres pistes pour rester dans le giron de la Formule 1. Parmi les options envisagées : Cadillac Racing, nouvelle écurie engagée à partir de la saison 2026, en partenariat avec Andretti Global. Le projet américain suscite beaucoup d’enthousiasme, mais rencontre aussi des défis d’homologation avec la FIA et de structuration technique.
L’un des points critiques pour Cadillac reste la composition de son binôme de pilotes. Colton Herta, pressenti pour un rôle de pilote d’essais, ne possède toujours pas la Super Licence FIA, document indispensable pour rouler en Grand Prix. C’est précisément là que le profil de Zhou devient stratégique : avec 68 départs en F1 à son actif et une licence valide, il représente une solution immédiatement opérationnelle (source : FIA Driver Database).
Zhou : un profil sous-estimé ?
Certes, Guanyu Zhou n’a pas encore connu de podium en Formule 1, mais son passage chez Alfa Romeo a montré une belle régularité, malgré une monoplace qui n’était pas toujours compétitive. Sa capacité à ramener la voiture au garage, sa gestion de course propre et sa relation fluide avec les ingénieurs ont été soulignées à plusieurs reprises par Jan Monchaux, ancien directeur technique chez Sauber (source : Interviews F1TV 2023).
Dans une écurie en construction, comme Cadillac, ce type de profil pourrait apporter la stabilité et l’expérience nécessaires pour structurer les débuts d’un projet aussi ambitieux qu’incertain.
Quel impact pour Ferrari ?
Du côté de Maranello, cette décision ne remet pas en cause la stratégie long terme de la Scuderia. Avec Oliver Bearman dans le giron de la Ferrari Driver Academy, et fort de ses performances en F2 puis de ses apparitions solides en F1 lors des EL1, l’écurie semble se tourner vers un profil plus jeune, aligné avec sa vision de développement durable et formateur à long terme. Le départ de Zhou est donc aussi le reflet d’une volonté de miser sur la relève maison.
Ferrari se concentre maintenant sur la saison 2026 où les nouvelles régulations moteur et aérodynamique imposeront des adaptations majeures. L’avenir du rôle de pilote de réserve pourrait y redevenir central, notamment si Leclerc ou Sainz approchent un départ, ou si la Scuderia décide de renouveler son line-up pour répondre aux défis technologiques à venir.
En conclusion, la séparation avec Guanyu Zhou ne constitue pas une rupture stratégique pour Ferrari, mais ouvre une fenêtre d’opportunité pour un pilote qui refuse de renoncer à la F1. Et si le projet Cadillac devient réalité, le Chinois pourrait bien retrouver le chemin de la grille dès 2026.