Ferrari 2027 : Steiner relance les spéculations sur Hamilton et mise sur Ollie Bearman

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par Alex Marcol

Alors que la Scuderia Ferrari traverse une période stratégique charnière avec l’arrivée de Lewis Hamilton en 2025, Guenther Steiner, ex-directeur de Haas, fait une sortie remarquée sur l’avenir du septuple champion du monde au sein de l’écurie italienne. Dans un contexte où les performances seront plus que jamais déterminantes, Steiner évoque déjà le scénario d’un départ d’Hamilton en 2027, ouvrant potentiellement la voie à un jeune loup du nom d’Ollie Bearman.

Ferrari : un avenir incertain pour Hamilton si les résultats ne suivent pas

Guenther Steiner n’a pas sa langue dans sa poche et ses propos tenus lors du podcast The Red Flags ont relancé les débats sur la stratégie à long terme de Ferrari. Pour l’ancien patron de Haas, l’avenir d’Hamilton chez les Rouges se jouera sur une seule variable : la performance.

« S’il ne connaît pas le succès dont il a besoin, je ne pense pas qu’il continue », a-t-il déclaré (source : podcast The Red Flags). Une déclaration qui en dit long sur la fragilité potentielle de l’association Ferrari-Hamilton si les objectifs de victoires et de titre mondial ne sont pas atteints d’ici 2026. Rappelons que Hamilton, engagé chez Ferrari dès la saison 2025, sort d’une saison 2024 difficile avec Mercedes, et cherche clairement à renouer avec les sommets avant la fin de sa carrière.

La Scuderia, qui projette de retrouver la position dominante qu’elle n’a plus occupée depuis la fin des années 2000, sait que l’implication d’un pilote aussi expérimenté passe par la compétitivité de la monoplace. Là où Charles Leclerc incarne le projet à long terme, Hamilton devra très vite apporter des résultats pour justifier un éventuel prolongement au-delà de 2026.

Ollie Bearman : le jeune atout de la Ferrari Academy prêt pour 2027 ?

En parallèle des éventuelles turbulences autour de Lewis Hamilton, Guenther Steiner a mis en lumière une alternative crédible au sein même de la filière Ferrari : Ollie Bearman. Le Britannique de 19 ans, membre de la Ferrari Driver Academy, a impressionné en Formule 2 en 2024 et figure parmi les jeunes talents les plus prometteurs.

« Dans la seconde moitié de la saison, c’est comme si on avait appuyé sur un interrupteur », juge Steiner, qui a salué la maturité grandissante du pilote après un début d’année marqué par des erreurs et des excès d’agressivité. Preuve que le natif de Chelmsford ajuste rapidement son pilotage au haut niveau, un critère déterminant pour l’avenir chez Ferrari.

Bearman représente ainsi une alternative stratégique intéressante pour la Scuderia. Il incarne une transition naturelle au sein de l’écurie, en cas de départ d’Hamilton, avec en prime la satisfaction d’un pilote formé en interne. Si la montée d’un jeune talent comporte toujours une part d’incertitude, l’héritage Michael Schumacher n’est jamais loin dans les esprits à Maranello : parier sur un potentiel brut peut parfois s’avérer payant.

Entre stabilité et renouvellement : Ferrari face à un choix crucial

Derrière ces spéculations se cache une réalité stratégique plus large. Ferrari cherchera-t-elle à sécuriser l’expérience et le prestige d’Hamilton, ou à miser sur la fougue et la fraîcheur de Bearman pour préparer l’après-2026 ? Tout dépendra évidemment des performances de la SF-25 et de la monoplace 2026 conçue pour la nouvelle réglementation technique.

Ce dilemme, typique des grandes écuries, expose la Scuderia à un choix fondamental entre court terme et long terme. D’autant que Charles Leclerc, récemment prolongé jusqu’en 2028, s’était montré clair sur sa volonté de bâtir un projet solide avec Ferrari, ce qui pourrait influencer la composition de l’équipe autour de lui.

Un éventuel duo Leclerc / Bearman en 2027 offrirait à Ferrari une dynamique renouvelée, mais pourrait manquer d’expérience dans la course au titre mondial, en fonction du niveau de maturité de Bearman à ce moment-là.

Conclusion : Un scénario encore flou, mais une stratégie à anticiper dès maintenant

S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives, les propos de Guenther Steiner ont le mérite de poser les bases d’un débat stratégique majeur pour Ferrari. L’avenir de Lewis Hamilton dans la Scuderia dépendra strictement des résultats. En cas d’échec, Ollie Bearman semble déjà coché comme le plan B le plus crédible.

Pour Ferrari, 2025 et 2026 seront des saisons décisives, entre l’ambition de retrouver le sommet et la nécessité de préparer l’avenir intelligemment. Le chantier est immense, mais l’un des plus fascinants de la décennie en Formule 1.

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