Le crépuscule tombait sur Yas Marina quand Lewis Hamilton a vécu ce samedi une nouvelle déconvenue en qualifications. Dans une fin de saison 2025 tendue pour les grosses écuries, c’est bien le septuple champion du monde qui s’est illustré… par la contre-performance la plus marquante de la séance. Une Q1 fatale, une 16e place glaçante – et un contraste saisissant avec les ambitions de Ferrari à Abu Dhabi.
Hamilton éliminé dès la Q1 : une série noire inquiétante
Cette session de qualifications du Grand Prix d’Abu Dhabi restera dans les annales pour de mauvaises raisons dans le clan Mercedes. Incapable d’améliorer un chrono médiocre, Lewis Hamilton a vu tomber le couperet de la Q1, signé 16e et donc éliminé dès la première manche. Le pilote britannique a confirmé la spirale négative engagée depuis plusieurs courses : Q1 à Las Vegas, SQ1 au Qatar et à Lusail… et désormais Yas Marina. Une série noire qui rappelle une époque que Hamilton semblait avoir oubliée depuis longtemps.
Ce n’est rien de moins qu’un retour à la saison 2009 pour retrouver un tel enchaînement : trois éliminations successives en Q1 (Monaco, Turquie, Silverstone), alors qu’il pilotait encore pour McLaren. La comparaison fait mal. D’autant plus dans un contexte de fin de saison où Mercedes espérait redresser la barre, et où Ferrari affichait une compétitivité retrouvée.
La réaction de la Scuderia Ferrari : opportunité stratégique à saisir
Du côté de Maranello, si les feux ne sont pas tous au vert, l’élimination prématurée d’Hamilton représente une aubaine tactique – et psychologique – non négligeable. La SF-25, bien que toujours irrégulière selon les tracés, a su montrer un potentiel sérieux depuis la seconde moitié de la saison. À Yas Marina, là où la stabilité au freinage et la traction en sortie de virage sont essentielles, Charles Leclerc et Carlos Sainz ont brillé lors des EL3 et premières phases de qualification.
Les regards sont désormais tournés vers la course, où Ferrari pourrait capitaliser sur la perte de terrain de son rival britannique. Hamilton relégué hors du top 15 en grille, c’est une menace directe de moins pour les Rouges, dont l’objectif reste clair : décrocher une dernière victoire en 2025 pour asseoir leur retour aux avant-postes. Le tout dans un paddock traversé par de nombreuses rumeurs de transferts qui, elles aussi, nourrissent les enjeux autour de l’écurie italienne.
Derrière la performance : usure mentale et fin de cycle ?
Le cas Hamilton ouvre aussi une réflexion plus large sur la gestion mentale des saisons longues et éprouvantes en F1 moderne. Si l’erreur du Britannique en EL3 à Abu Dhabi a pu laisser des séquelles physiques et psychologiques, c’est surtout la baisse de performance continue depuis l’été 2025 qui inquiète. Fin de cycle personnel ? Perte de motivation ? Ou simple passage à vide dans un environnement technique qui ne lui convient plus ?
Chez Ferrari, on observe attentivement ces faiblesses qui deviennent des opportunités à saisir en piste. Car au-delà du duel Mercedes-Ferrari en constructeurs, c’est aussi le prestige à préserver. Sur un circuit où chaque dixième compte, la Scuderia sait que le moment est venu de récupérer tout ce que les erreurs des adversaires peuvent offrir.
Abu Dhabi, entre contrastes et révélations
Le tracé de Yas Marina continue d’être impitoyable. Pour Hamilton, c’est un signal d’alerte retentissant. Pour Ferrari, c’est au contraire la confirmation que la confiance est de retour, à condition de ne pas flancher sous pression. Avec une grille de départ totalement chamboulée par cette Q1 étonnante, la stratégie jouera un rôle clé dans les dernières heures de la saison. À suivre de très près…