Ferrari et Hamilton : Abu Dhabi signe l’épisode le plus sombre d’une saison cauchemardesque

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par Alex Marcol

L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 devait écrire une nouvelle page dorée de la Scuderia, empreinte de combativité et d’ambition retrouvée. Mais à en juger par cette fin de saison, c’est un scénario radicalement différent qui se joue – plus tragique que triomphal. À Abu Dhabi, dernier acte de ce championnat, Hamilton a une fois de plus goûté à la désillusion… sur fond de tôle froissée et de frustration grimée.

Abu Dhabi 2025 : une sortie de piste symbole d’une saison calvaire

Ce samedi 6 décembre, sur le circuit de Yas Marina, l’image a fait le tour du monde en quelques minutes : la Ferrari SF-25 de Lewis Hamilton encastrée dans le mur du virage 9 après une perte de contrôle brutale. Alors que la monoplace rouge glissait et pivotait sur elle-même, les ingénieurs de Maranello observaient, impuissants, la suite logique d’une saison entachée d’erreurs, de malchance et d’un mal-être technique persistant.

La radio ne ment pas : « Quelque chose s’est déformé à l’avant et a cassé à l’arrière », a commenté le Britannique, visiblement agacé (source : Communication FOM/FIA – Radio Team Broadcast). Les excuses exprimées ensuite aux ingénieurs n’occultent ni l’évidence du problème de comportement de la SF-25, ni l’accumulation d’échecs personnels depuis le lancement de l’année en mars dernier à Melbourne.

La fin d’un mythe ? Analyse des difficultés d’Hamilton chez Ferrari

Arrivé avec les projecteurs braqués sur lui et une volonté affirmée de porter Ferrari de nouveau au sommet, Lewis Hamilton en 2025 n’est que l’ombre de celui qui a conquis sept titres mondiaux. Sur les 22 courses disputées cette saison, zéro victoire, aucun podium, et une moyenne de qualification inférieure à celle de son coéquipier Charles Leclerc. Une statistique aussi cruelle que révélatrice.

La SF-25, pourtant présentée comme une machine évolutive conçue pour épouser différents styles de pilotage grâce au nouveau package aérodynamique introduit à Imola en mai, s’est montrée imprévisible. Une instabilité chronique à l’entrée des virages et une traction arrière capricieuse ont mis à mal la confiance d’Hamilton, lui qui brillait par sa finesse de touche et sa capacité de lecture du grip.

Autre facteur prépondérant : l’adaptation à un nouvel environnement. Malgré les déclarations rassurantes du team principal Fred Vasseur en début de saison, l’alchimie attendue n’a jamais véritablement pris. Hamilton semble avoir peiné à obtenir le même niveau d’engagement technique qu’il avait chez Mercedes, où l’ingénierie était affinée à la mesure de ses exigences.

Un avenir à reconstruire chez Ferrari ?

À l’heure des bilans, la question se pose : où va Ferrari avec Lewis Hamilton ? Le contrat liant le Britannique à la Scuderia court jusqu’en 2026, mais la pression médiatique, les contre-performances successives et la montée en puissance d’un Leclerc au sommet de sa forme pourraient rebattre les cartes plus vite que prévu.

D’autant que la saison 2025 pourrait être la première de toute sa carrière où Hamilton ne montera pas sur un seul podium. Une anomalie statistique. Mais aussi une faille mentale à gérer face à l’écurie italienne, où la patience n’est jamais une vertu durable.

La Scuderia, de son côté, devra tirer les leçons d’un pari qui, pour l’instant, semble perdant. Les ajustements structurels opérés cette année (nouveau département d’analyse des datas, réorganisation du staff stratégie à Maranello, etc.) n’ont pas suffi à enrayer cette spirale.

Reste désormais à Ferrari – et à Hamilton – d’écrire différemment les premiers chapitres de 2026. Le talent du pilote reste indiscutable, et la structure rouge a su par le passé rebondir lorsque tout semblait perdu. Mais le temps presse, et Yas Marina 2025 en restera l’amer rappel.

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