Hamilton chez Ferrari : Une série noire historique qui secoue Maranello

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par Alex Marcol

L’adaptation de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 prend un tournant aussi inattendu que préoccupant. Recruté pour insuffler une nouvelle dynamique à l’écurie italienne et renouer avec la gloire, le Britannique, septuple champion du monde, vient d’inscrire malgré lui une statistique désastreuse dans les annales de la Scuderia : trois éliminations consécutives en Q1. Las Vegas, Qatar, Abu Dhabi… une spirale inquiétante.

Une statistique inédite dans l’histoire de Ferrari

Les chiffres sont implacables. Lors des qualifications du Grand Prix d’Abu Dhabi, Hamilton a de nouveau été éliminé dès la Q1. Une troisième consécutive, chose jamais vue pour un pilote titulaire Ferrari depuis l’instauration du format de qualification actuel. Même lors des années les plus sombres de la Scuderia, comme en 2009, un titulaire n’avait pas connu pareille série. Il faut remonter à cette saison pour trouver un parallèle, et encore, celui-ci concernait Giancarlo Fisichella, remplaçant ponctuel.

Hamilton n’est pas un pilote débutant ni un intérimaire : c’est l’un des plus grands noms de l’histoire de la F1, engagé sur un projet qu’il a lui-même décrit comme « le défi ultime ». Pour un pilote qui possède 104 pole positions en carrière, se retrouver à batailler en fond de grille sur trois qualifications d’affilée est un énorme coup dur, tant pour lui que pour les ambitions de Ferrari.

Un problème de fond : la SF-25 difficile à apprivoiser

Depuis ses débuts avec la Ferrari SF-25, Hamilton peine à trouver la clé de compréhension de cette monoplace italienne. En qualifications, la voiture semble capricieuse, peu prévisible dans le comportement du train avant et coriace sur les circuits urbains ou à faible adhérence — des conditions justement présentes à Las Vegas et à Doha.

Selon les informations récoltées dans les paddocks par Motorsport.com et analysées par l’ingénieur de course Riccardo Adami (Ferrari), la SF-25 souffre d’un équilibre instable lors des montées en température des pneus tendres, cruciale en Q1. Le manque de feeling au freinage, pourtant l’un des points forts habituels d’Hamilton, accentue ce déficit. Résultat : le Britannique n’a pas réussi à inscrire un tour suffisamment compétitif et s’est retrouvé piégé à chaque fois par l’évolution rapide de la piste.

Un malaise visible chez Ferrari ?

Des murmures commencent à apparaître au sein du paddock. L’intégration de Lewis chez Ferrari est-elle plus complexe que prévue ? Si Charles Leclerc, son coéquipier, parvient régulièrement à extraire le maximum de la SF-25 en qualifications, l’écart avec Hamilton soulève des questions. Problèmes de communication technique avec les ingénieurs ? Un style de pilotage inconciliable avec l’ADN Ferrari actuel ?

Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, s’est voulu rassurant dans son intervention après Abu Dhabi : « C’est une période d’ajustement. Lewis travaille très dur avec notre équipe, et nous sommes confiants sur le fait qu’il parviendra à surmonter ces difficultés. » (source : déclaration officielle Ferrari, Grand Prix d’Abu Dhabi 2025)

Mais entre les attentes colossales posées autour de ce transfert historique et les résultats sur la piste, le contraste devient de plus en plus marquant. La tension grimpe.

Des conséquences potentielles sur la dynamique de l’équipe

La performance d’Hamilton n’est pas qu’un enjeu individuel : elle pèse aussi sur la dynamique globale de la Scuderia. En qualifications, une voiture mal placée sur la grille expose l’équipe à des stratégies vulnérables et affecte la place de Ferrari dans la lutte au championnat Constructeurs, une bataille toujours aussi serrée face à Mercedes et McLaren.

Le message est clair : Ferrari ne peut pas se permettre de rester dans cette spirale. Alors que 2026 marquera un changement radical de réglementation technique en F1, la Scuderia doit utiliser la fin de saison 2025 pour optimiser les réglages, renforcer la cohérence pilote/ingénieurs et redonner de la confiance à Hamilton.

Et maintenant ? Vers une réaction à Monza ?

Le prochain rendez-vous à Monza s’annonce crucial. Sur ses terres, Ferrari n’a d’autre choix que de réagir. Un bon résultat ne lavera pas l’affront de cette série noire, mais permettra peut-être de relancer une dynamique constructive autour d’un Lewis Hamilton que Maranello n’a pas recruté pour végéter en fond de grille.

Il reste du chemin pour faire de ce projet un succès. Et la patience des tifosi, elle, a ses limites.

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