Hamilton met les points sur les « i » à Abu Dhabi : aucun cadeau pour Norris, Verstappen ou Piastri

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par Alex Marcol

Alors que la saison 2025 de Formule 1 touche à sa fin, tous les regards sont braqués sur le circuit de Yas Marina pour une ultime confrontation qui s’annonce électrique. Si la Scuderia Ferrari ne joue pas le titre cette année, Lewis Hamilton, sous ses nouvelles couleurs rouges, trouve une manière bien à lui de marquer son territoire : en promettant de ne faire aucun cadeau, même aux prétendants au championnat du monde.

Une fin de saison explosive et un Hamilton sans filtre

Trois pilotes — Max Verstappen (Red Bull), Lando Norris (McLaren) et Oscar Piastri (McLaren également) — sont encore mathématiquement en lice pour décrocher le titre mondial 2025. Leader du classement, Norris ne dispose que de 12 points d’avance sur un Verstappen revanchard et 16 points sur son coéquipier australien. Le Grand Prix d’Abu Dhabi de ce dimanche sera donc décisif.

Dans ce contexte sous haute tension, les acteurs secondaires comme Lewis Hamilton peuvent jouer un rôle crucial. Le septuple champion du monde, dorénavant pilote officiel de la Scuderia Ferrari depuis cette saison, ne compte toutefois pas prêter main-forte à qui que ce soit dans cette course au sacre — et encore moins à ses anciens rivaux.

Interrogé ce samedi après une séance de Libres 3 compliquée (avec notamment une sortie de piste dans les murets du Yas Marina), Hamilton a lancé avec un sourire entendu (source : conférence de presse FIA du 6 décembre 2025) : « Je ne donnerais de conseils à personne. Ce sont mes concurrents. Donc je leur raconterais probablement des bobards. Et en piste, si l’un ou l’autre se retrouve derrière moi, pas de cadeau non plus ! »

Un message clair, teinté d’humour, mais sans ambiguïté. Il ne participera pas involontairement ou par bienveillance à écrire le destin d’un autre.

Un rôle de faiseur de roi chez Ferrari ?

Même si Ferrari n’est cette année ni dans la lutte pour le titre pilotes ni celle pour les constructeurs, la Scuderia s’est montrée plus compétitive que les précédentes saisons. Hamilton, notamment, a régulièrement hissé la SF-25 sur les podiums. Ce week-end, la voiture semble un peu en retrait à Yas Marina, mais le Britannique pourrait tout de même s’intercaler entre les prétendants, et ainsi peser indirectement sur le verdict final.

Ferrari, de son côté, observe avec intérêt cette situation. Bien qu’elle n’ait pas d’intérêt direct dans ce duel, elle pourrait tirer parti d’un possible chaos devant pour signer une victoire de prestige. Charles Leclerc, son coéquipier, reste aussi un outsider crédible pour un top 3 à Abu Dhabi. Autant dire que pour Fred Vasseur, directeur d’équipe de Ferrari, voir l’un de ses pilotes s’immiscer dans cette dernière joute pourrait offrir une précieuse victoire symbolique pour clore la saison.

Car ne l’oublions pas : Hamilton garde un souvenir amer d’Abu Dhabi 2021, où un dernier tour polémique avait privé le Britannique d’un huitième titre mondial face à Max Verstappen. Cette nouvelle édition, bien que sans les mêmes enjeux pour lui, l’inscrit dans un rôle quasiment shakespearien — celui de l’homme qui peut faire basculer le sort, sans directement en bénéficier.

Quels enjeux pour Ferrari en 2025 ?

L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en début d’année a apporté un vent nouveau de crédibilité et d’expérience au sein de la Scuderia. Si le bilan reste mitigé d’un point de vue pur résultats, la dynamique interne a changé. En s’exprimant franchement avant la dernière manche de 2025, Hamilton envoie aussi un message : il est là pour courir, encore et toujours, pour se battre — même quand il n’y a pas de titre à gagner.

En toile de fond, Abu Dhabi 2025 est un test grandeur nature pour la Scuderia version Hamilton-Leclerc. Ses performances, sa gestion de la course et son implication dans le peloton de tête seront scrutées de près.

La saison 2026 apportera de profonds changements techniques (règlement moteur, aérodynamique simplifiée), et Ferrari travaille déjà d’arrache-pied pour relever ce défi. Une conclusion solide à Yas Marina renforcerait la confiance en interne, et démontrerait que cette alliance entre Maranello et Hamilton est bien plus qu’un simple coup médiatique.

Conclusion : Hamilton, arbitre (in)volontaire du titre 2025

En Formule 1, chaque position compte. En refusant de « faire des cadeaux », Hamilton s’inscrit dans la pure tradition des champions : celle de la compétition sans compromis. Qu’il s’agisse d’un duel face à Norris, Piastri ou Verstappen, ses actions pourraient bien façonner le nom du champion 2025.

La Scuderia Ferrari, pour sa part, voudra capitaliser sur cette dernière course pour préparer en beauté son virage vers 2026. Une victoire, un podium ou même une performance stratégique forte d’Hamilton rajouterait une ligne enthousiasmante à cette saison de transition. La dernière course s’annonce intense, et le Cheval Cabré n’a pas dit son dernier mot !

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