Lewis Hamilton espérait sans doute clore sa première saison chez la Scuderia Ferrari sur une note positive. Mais sur le Yas Marina Circuit, la poisse semble l’avoir poursuivi jusqu’au dernier souffle de la saison 2025. En Q3, le septuple champion du monde a été victime d’un impressionnant tête-à-queue, mettant un terme prématuré à sa session de qualifications. Retour sur ce nouvel écueil pour le Britannique, et analyse de cette année décidément en demi-teinte pour Ferrari.
Un samedi noir pour Hamilton à Abu Dhabi
Alors que les feux de la Q3 étaient encore allumés, Lewis Hamilton s’élançait avec des ambitions claires : finir fort une saison 2025 qu’il a lui-même qualifiée à plusieurs reprises de « décevante ». Mais dans les secteurs sinueux du Circuit de Yas Marina, la monoplace SF-25 s’est dérobée brutalement sous lui. Résultat : un violent tête-à-queue dans le dernier secteur, les roues fumantes, qui envoie directement le Britannique dans les barrières, provoquant un drapeau rouge immédiat.
Plus de peur que de mal heureusement : Hamilton s’en sort indemne et confirme à la radio qu’il va bien. L’incident a cependant signé la fin prématurée de sa séance – et probablement de ses ambitions de décrocher une place en première ligne. La Scuderia, quant à elle, s’est retrouvée déséquilibrée avec Charles Leclerc seul à défendre les couleurs rouges dans la suite des qualifications.
Une première saison tendue avec Ferrari
Recruté fin 2023 pour renforcer l’équipe et apporter son expérience dans la quête d’un nouveau titre mondial, Hamilton avait démarré 2025 avec de grandes espérances. Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. Entre problèmes de fiabilité, incidents en course et qualifications ratées, le septuple champion n’a jamais réellement trouvé la pleine confiance à bord de la SF-25.
L’épisode d’Abu Dhabi n’est que le dernier d’une série noire : accrochage avec Alonso à Shanghai, sortie de piste sous pluie à Spa, stratégie douteuse au Qatar… autant de faits marquants qui dressent le bilan complexe de cette première saison.
Selon une analyse publiée par Motorsport.com en novembre 2025, Hamilton n’a terminé dans le top 5 que sur 6 des 22 épreuves disputées. Des chiffres qui tranchent avec les attentes placées en lui au moment de son arrivée chez Ferrari.
Une Scuderia en pleine transition
Il serait toutefois injuste d’attribuer cette saison difficile au seul pilote britannique. Ferrari elle-même a peiné à dompter les nouvelles réglementations aérodynamiques introduites en 2025, notamment en matière d’efficience et de stabilité dans les virages lents.
Le directeur de l’écurie, Frédéric Vasseur, l’a d’ailleurs reconnu sans détour lors d’un point presse après le GP du Brésil : « La voiture n’offre pas encore le niveau de performance constant que nous voulons. C’est un chantier en cours. » (source : conférence de presse post-GP, 10 novembre 2025).
Le départ prochain de certains ingénieurs clés et l’arrivée de renforts techniques issus de Mercedes et Red Bull pour 2026 indiquent la volonté de Ferrari de tourner la page rapidement.
Une saison 2026 sous le signe de la revanche ?
Malgré les revers, Hamilton reste serein quant à son avenir chez Ferrari. À l’issue des qualifications, il a confié au micro de Sky Sports F1 : « Ce n’est pas la façon dont je voulais conclure cette année, mais chaque saison difficile nous apprend des choses. L’hiver sera long, mais je suis prêt. »
Les fans de la Scuderia espèrent eux aussi un rebond dès 2026, alors que le nouvel ensemble moteur-châssis, développé en partie sous la supervision d’Hamilton et Leclerc, promet des évolutions substantielles.
En attendant, le GP d’Abu Dhabi marquera, sauf miracle en course, la fin d’une saison à oublier pour Ferrari comme pour Lewis Hamilton. Une année pour apprendre, digérer… et repartir de plus belle.