Ferrari : Frédéric Vasseur défend Hamilton après un GP cauchemardesque à Las Vegas

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par Alex Marcol

La Scuderia Ferrari sort encore une fois d’un Grand Prix compliqué. À Las Vegas, une course pourtant cruciale pour se relancer en cette fin de saison 2025, les Rouges ont peiné à briller. Charles Leclerc termine 6e, Lewis Hamilton, quant à lui, arrache de justesse une 10e place après s’être élancé dernier sur la grille. Un résultat frustrant pour les deux pilotes… mais surtout pour le septuple champion du monde, toujours en quête de son premier podium en rouge. Frédéric Vasseur, patron de l’écurie italienne, a tenu à défendre son pilote aux médias, affichant une rare franchise, mais aussi de la solidarité.

Un GP de Las Vegas à oublier pour Ferrari

Le tracé urbain du Grand Prix de Las Vegas devait permettre à Ferrari de profiter des qualités de sa SF-25 sur les lignes droites rapides. Pourtant, la Scuderia a vu ses espoirs d’un podium disparaître dès les qualifications. Lewis Hamilton, malchanceux et victime d’un mauvais timing sous drapeau jaune en Q1, s’est élancé en dernière position. Charles Leclerc, plus régulier, a limité la casse mais n’a pu décrocher mieux que la sixième place après course, même en profitant de la double disqualification des McLaren.

C’est un nouveau coup dur pour l’écurie italienne qui attendait plus, notamment du recrutement phare de cette saison : Lewis Hamilton. Le Britannique, déjà très critique envers son début de collaboration avec Ferrari, a lâché quelques mots forts à chaud devant les caméras, parlant sans détour d’une « saison à oublier ».

Frédéric Vasseur monte au front : « La frustration est normale »

Face à la montée de tension, c’est Frédéric Vasseur en personne qui a tenu à recadrer les choses et à prendre la défense de son pilote vedette. Interrogé par plusieurs médias en zone mixte, le Team Principal français a affiché une posture solidaire et stratégique :

« Je pense que vous pouvez comprendre qu’il est normal que Lewis ne soit pas satisfait de sa 10e place à Las Vegas, tout comme Ferrari n’est pas satisfaite de sa 10e place à Las Vegas, ni de sa 6e place (Leclerc) à Las Vegas. Mais maintenant, la réaction est de travailler ensemble pour essayer de faire mieux la semaine prochaine, c’est la vie de l’équipe. (…) La frustration est normale. Je m’inquiéterais si nous n’avions pas ce genre de frustration lorsque nous terminons 10e. »

(Source : déclaration de Frédéric Vasseur, GP de Las Vegas 2025, retranscrite par le paddock F1 officiel.)

Le message est clair : pas question de pointer Lewis du doigt. Malgré l’absence de résultats probants, Vasseur rappelle que la saison est encore vivante et que la collaboration est loin d’avoir rendu son verdict. Plus encore : il adopte une posture d’union, valorisant une culture d’équipe plutôt que l’individualisme, dans un contexte où les murs rouges de Maranello ont souvent été sources de tensions internes.

Les défis de Hamilton chez Ferrari : attentes, pression et adaptation

Il serait réducteur de juger les performances d’Hamilton à l’aune unique de ses résultats bruts. Rejoindre la Scuderia, c’est faire face à une machine historique, mais complexe, exigeante, où les attentes frôlent parfois l’irréel. La transition entre Mercedes et Ferrari n’est pas seulement technique, elle est culturelle et humaine.

Depuis les essais hivernaux, la SF-25 montre un tempérament délicat. Hamilton a souvent parlé d’un manque de feeling à l’arrière, mais aussi d’une difficulté à exploiter les structures techniques autour de Maranello. Vasseur, en homme de compromis et stratège aguerri, semble faire le pari de la patience et de la construction.

Ferrari a cependant les yeux rivés sur 2026 et l’entrée en vigueur du nouveau règlement technique. La stabilité du duo Leclerc-Hamilton est donc un levier essentiel pour élever le projet sportif sur le long terme. Mais pour cela, les résultats doivent suivre, et vite.

Vers un rebond au Grand Prix d’Abu Dhabi ?

À une manche de la fin de la saison, Ferrari n’a plus le droit à l’erreur. Le dernier Grand Prix à Abu Dhabi sera l’occasion parfaite pour Lewis Hamilton de stopper l’hémorragie et, pourquoi pas, décrocher enfin un résultat à la hauteur de son statut. Frédéric Vasseur l’a confirmé : « l’état d’esprit d’équipe » est là, il reste maintenant à le traduire en performances sur la piste.

Ferrari joue gros. Non pas seulement en termes de classement constructeurs – elle reste à la lutte avec Mercedes pour la 2e place – mais en termes d’image, de dynamisme et de perspectives pour 2026. Un podium final ferait office de baume sur une saison vécue comme un chantier en cours.

Alors, la Scuderia saura-t-elle conjurer le sort et permettre à Hamilton d’écrire, enfin, sa première belle page en rouge ? Réponse dans les dunes d’Abou Dhabi.

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