Ferrari en crise : Lewis Hamilton torpille sa première saison à Maranello

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée très médiatique chez Ferrari en 2024, Lewis Hamilton était attendu comme le sauveur de la Scuderia. Mais à l’aube de 2025, l’heure est à l’amertume, à l’aveu d’échec… et à une frustration qui déborde. Sur le circuit du Grand Prix de Las Vegas, le septuple champion du monde a littéralement vidé son sac. Résultats décevants, performances en berne, objectifs non atteints — Hamilton est radical : cette première saison chez Ferrari est un naufrage.

Un bilan bien sombre pour Hamilton en 2024

Il était censé redonner ses lettres de noblesse à la Scuderia. Pourtant, après 22 Grands Prix, le constat est implacable : Lewis Hamilton n’a toujours pas décroché le moindre podium en course avec Ferrari. Le symbole d’une année noire s’est joué à Las Vegas. Qualifié en dernière position (20e) après une séance chaotique à cause d’un manque d’adhérence incompréhensible, il est remonté péniblement à la 10e place, finalement classé 8e après la disqualification de Lando Norris et Oscar Piastri. Une maigre consolation dans une saison où les occasions manquées se sont multipliées.

Interrogé à l’arrivée, Hamilton n’a pas mâché ses mots. Dans des propos relayés par Motorsport Next Gen, il déclare : « C’est un résultat terrible. Il n’y a rien de positif à tirer d’aujourd’hui. Rien de cette saison. J’ai hâte que tout cela se termine. » Avant de préciser que cette lassitude ne signifie pas une volonté de quitter la Scuderia, mais bien une fatigue mentale après des mois de désillusions.

Pourquoi cette saison est-elle si difficile pour Hamilton ?

Plusieurs facteurs expliquent cette saison hors des clous pour Lewis Hamilton. Premièrement, la Ferrari SF-24, bien qu’en progrès aérodynamiques, souffre toujours d’un manque de constance, notamment dans la gestion des pneumatiques et l’adhérence en conditions de piste changeantes. Là où Charles Leclerc a réussi quelques coups d’éclat — dont une victoire monumentale à Spa — Hamilton, lui, peine à trouver la confiance nécessaire pour extraire la quintessence de sa machine.

Ensuite, la greffe avec l’équipe technique n’a pas totalement pris. Malgré tous les efforts de Fred Vasseur pour transformer Maranello en terre d’accueil performante pour Hamilton, les automatismes tardent à se mettre en place. La communication radio durant les courses, les choix stratégiques parfois douteux et les réglages de la voiture n’ont pas encore atteint l’harmonie espérée.

Enfin, il faut le dire : la pression médiatique autour de ce transfert historique pèse. Annoncé en février 2024 avec fracas, le ralliement de Hamilton chez Ferrari a généré des attentes quasi irréalistes. Chaque erreur, chaque contre-performance est scrutée, amplifiée — une pression mentale qui, à plus de 39 ans, commence à laisser des traces.

Quels enjeux pour 2025 ?

Que faut-il espérer pour Hamilton et Ferrari en 2025 ? D’abord, un reset technique. Ferrari prépare activement sa monoplace 2025, qui sera la première véritablement conçue autour des spécificités de pilotage de Hamilton. L’idée : régler les problèmes de stabilité à l’arrière et offrir une plateforme plus prévisible en course. Le recrutement récent de plusieurs ingénieurs ex-Mercedes laisse entrevoir une volonté de rapprocher les standards de travail aux méthodes qui ont fait la gloire de Lewis.

Mais au-delà de la technique, c’est la dynamique d’équipe qu’il faudra reconstruire. La relation entre Hamilton et Leclerc reste cordiale mais tendue sur les stratégies en course. D’après un rapport interne relayé récemment par la Gazzetta dello Sport, certains désaccords seraient remontés jusqu’aux bureaux de Vasseur. Le challenge est donc double : relancer Hamilton sportivement ET cultiver une cohésion durable au sein d’un duo de pilotes ultra-compétitifs.

La saison 2025 s’annonce donc comme une année charnière. Ferrari ne peut pas se permettre deux saisons blanches d’affilée avec une telle légende dans ses rangs. Quant à Hamilton, il sait que chaque Grand Prix désormais compte double : pour revenir sur le devant de la scène… ou risquer de sortir par la petite porte.

Conclusion : un futur à réécrire

À Las Vegas, Lewis Hamilton a lancé un signal fort : il veut tourner la page d’une saison ratée. Pour Ferrari, le message est clair : il est temps de livrer une voiture compétitive, à la hauteur des ambitions de deux grands champions. Le compte à rebours vers 2025 est lancé. Et il sera décisif.

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