Ferrari en crise : les critiques de Ralf Schumacher relancent le débat sur l’arrivée d’Hamilton à Maranello

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par Alex Marcol

Le début de saison 2025 pour Lewis Hamilton chez Ferrari vire au cauchemar. Attendu comme le messie à Maranello, le septuple champion du monde peine à convaincre, et sa première moitié de championnat n’a produit ni podium ni réel espoir de progression. Si les supporters de la Scuderia commencent à s’impatienter, certains anciens du paddock n’y vont pas de main morte… À commencer par Ralf Schumacher. Le frère de Michael n’y met pas les formes et multiplie les piques à l’endroit du Britannique.

Une adaptation difficile pour Hamilton chez Ferrari

En rejoignant la Scuderia Ferrari pour la saison 2025, Lewis Hamilton avait promis ambition et renouveau. Mais dix courses plus tard, la réalité est tout autre. Aucun podium, une voiture SF-25 capricieuse, et un équipier Charles Leclerc souvent plus rapide : l’ex-star de Mercedes semble ralentir au moment le plus critique de sa carrière.

En interne, la pression monte. John Elkann, le président de Ferrari, a récemment appelé ses pilotes « à moins parler et à prouver leur valeur en piste » (source : Gazzetta dello Sport). Une déclaration qui, bien que générale, visait clairement Hamilton, dont les performances déçoivent : seulement 8ème au championnat des pilotes à mi-saison, avec un meilleur résultat à la 5e place.

Et l’accusation la plus virulente vient de Ralf Schumacher. Consultant pour Sky Sports Allemagne, l’ancien pilote allemand n’a pas hésité à critiquer vertement l’apport du Britannique : « Je pense que c’est la décision la plus coûteuse que Ferrari ait prise depuis longtemps en matière de personnel. Ses performances ne sont pas à la hauteur. Lewis Hamilton n’est tout simplement pas assez bon. »

Une déclaration qui fait écho à ses précédentes attaques, insinuant déjà que « le nom Hamilton » n’avait servi qu’à booster l’action de Ferrari en bourse, sans véritable impact sportif.

Un recrutement glam mais risqué : retour sur les enjeux

Le pari Hamilton était-il trop audacieux pour la Scuderia ? Lors de l’annonce officielle de son arrivée (en février 2024), le recrutement du Britannique était perçu comme un coup de maître sur le plan marketing et stratégique. Ferrari souhaitait capitaliser sur l’expérience du septuple champion pour ramener un titre mondial qui échappe à l’écurie depuis 2007.

Pourtant, la greffe ne prend pas. Tandis que Leclerc s’adapte aux nouvelles directives techniques et optimise les moindres failles de la SF-25, Hamilton peine avec son pilotage. Des rumeurs font état de difficultés à s’adapter à la philosophie de développement de Ferrari, très éloignée de celle rencontrée chez Mercedes.

Plus préoccupant encore : la dynamique avec Charles Leclerc semble déséquilibrée. Si la cohabitation reste cordialement professionnelle, les écarts en qualifications et en course mettent en lumière une hiérarchie interne inattendue.

Quelle suite pour Hamilton et pour Ferrari ?

Les critiques de Ralf Schumacher, bien que dures, mettent le doigt sur une réalité implacable : Ferrari a besoin de résultats. Et vite. Le projet Ferrari-Hamilton doit produire des victoires, pas des regrets.

Du côté de Maranello, les équipes techniques poursuivent les évolutions aérodynamiques pour la seconde partie de saison, avec l’espoir que Hamilton puisse profiter d’une meilleure harmonie entre son style de pilotage et les caractéristiques de la monoplace.

Côté pilote, l’entourage de Hamilton assure rester concentré sur l’objectif 2025, avec une volonté de tout donner. Mais si l’écart avec Leclerc continue de se creuser, la pression médiatique et interne pourrait devenir intenable, même pour un pilote au palmarès aussi prestigieux.

Reste à savoir si cette passe difficile est simplement une période de transition… ou un signe que l’alliance Ferrari-Hamilton n’est pas destinée à entrer dans l’histoire comme celle avec Schumacher. Car si Lewis ne parvient pas à inverser la tendance, les critiques comme celles de Ralf Schumacher pourraient bien devenir un discours dominant dans le paddock.

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