Le Grand Prix du Mexique 2025 a tourné au désenchantement pour Lewis Hamilton et la Scuderia Ferrari. Alors que le septuple champion du monde semblait bien parti pour décrocher son premier podium en rouge, une pénalité contestée de dix secondes a ruiné ses espoirs. Frédéric Vasseur, directeur d’écurie de Ferrari, n’a pas caché sa frustration et a dénoncé un « traitement injuste » envers son pilote.
Un départ prometteur avorté par une sanction sévère
Parti troisième sur la grille derrière Charles Leclerc, Lewis Hamilton avait réalisé un excellent envol et semblait en position de force face à ses poursuivants. Mais au sixième tour, tout a basculé. En pleine bataille avec Max Verstappen (Red Bull Racing), Hamilton bloque ses roues à l’entrée du virage 4 et sort de piste. Pour regagner la trajectoire, le Britannique coupe à travers l’herbe, devançant à nouveau Verstappen en se replaçant.
C’est cette manœuvre, jugée non conforme par la direction de course, qui lui a coûté dix précieuses secondes de pénalité. Une sanction particulièrement lourde si l’on considère le contexte de la sortie, largement due à un survirage momentané et non à une tentative de gain illégal de position.
Vasseur monte au créneau : une décision difficile à digérer
Interrogé par Canal+ après la course, Frédéric Vasseur n’a pas caché son amertume : « Nous payons un peu le prix pour la pénalité de Lewis parce que je pense qu’il était troisième à l’aise à ce moment-là et il perd de gros points. Dix secondes c’est dur. On peut considérer qu’il n’a pas pris la petite bande de bitume tout le long mais il a aussi perdu la voiture. Dix secondes c’est quand-même très dur. »
Ce qui agace encore plus le patron de la Scuderia, c’est l’absence de sanctions pour Max Verstappen, pourtant impliqué dans pas moins de trois incidents signalés aux commissaires tout au long de cette même course. Pour Vasseur, le contraste est saisissant : « Il y a un vrai sujet d’uniformité dans les décisions. »
Un impact stratégique et psychologique en vue de la fin de saison
Au-delà du cas particulier de Mexico, cet épisode pose la question d’une gestion équitable des sanctions, enjeu crucial dans une saison particulièrement serrée. À l’heure où Ferrari bataille avec Mercedes pour la deuxième place au championnat Constructeurs, chaque point perdu compte double.
Cette mésaventure pourrait toutefois servir de carburant mental à Hamilton. Toujours en quête de son premier podium sous les couleurs de Ferrari, il verra dans le prochain Grand Prix du Brésil (8-9 novembre à Interlagos) une occasion rêvée de revanche. Un circuit qu’il affectionne — scène de sa victoire symbolique en 2021 — et où il pourra à nouveau faire parler son expérience et sa résilience.
L’autorité des commissaires une nouvelle fois sous le feu des critiques
Ce n’est pas la première fois en 2025 que la FIA est visée pour l’inconstance de ses décisions. Plusieurs écuries, au fil de la saison, ont exprimé leur exaspération face à des verdicts souvent incompréhensibles ou inégaux selon les pilotes ou les incidents. Vasseur, sans attaquer frontalement l’institution, rejoint ainsi un sentiment partagé dans le paddock.
Cette situation pourrait raviver le débat sur la nécessité d’unifier les procédures de sanctions, ou même d’envisager l’introduction de technologies d’aide à la décision pour les commissaires. L’objectif étant simple : garantir que le sport reste équitable pour tous, quel que soit le pedigree ou la livrée du pilote.
Conclusion : Ferrari et Hamilton vulnérables, mais plus déterminés que jamais
Avec cette huitième place à Mexico, Hamilton laisse passer une belle occasion de propulser Ferrari vers un podium stratégique. Mais la réaction de Vasseur, tout sauf anodine, met en lumière une écurie solidaire, résolument tournée vers la performance et l’équité. Le prochain rendez-vous au Brésil sera décisif — non seulement pour les points, mais aussi pour poser un acte fort face à une FIA dont les décisions font de plus en plus débat.
Rendez-vous à Interlagos, où Ferrari, Hamilton et leurs ambitions ne demanderont qu’à vrombir à nouveau… cette fois, sans coup de frein administratif.