Charles Leclerc a brillé lors du Grand Prix du Mexique 2025, signant une remarquable deuxième place derrière Lando Norris. Mais au-delà de ce podium, c’est surtout sa déclaration post-course qui a retenu l’attention. Enthousiasmé par les performances de la SF-25 et par l’exécution millimétrée de Ferrari, le Monégasque a affiché des ambitions claires pour la suite : finir la saison en beauté et pourquoi pas décrocher une victoire avant la trêve hivernale.
Ferrari retrouve de la constance avec une SF-25 enfin maîtrisée
Longtemps critiquée pour son irrégularité, la Scuderia Ferrari semble avoir trouvé une nouvelle dynamique depuis le Grand Prix des États-Unis à Austin. À Mexico, l’équipe dirigée par Frédéric Vasseur a livré un week-end proche de la perfection, tant sur le plan de la stratégie que de l’exécution en piste. Résultat : une deuxième place pour Leclerc et de précieux points au championnat constructeurs, où Ferrari dépasse Mercedes d’un point avant le sprint final de la saison 2025.
Charles Leclerc, qui avait connu un début de saison en dents de scie, semble revigoré : « Monter sur le podium ici est une belle surprise […] Nous devons rester concentrés, viser la perfection à chaque course », a-t-il déclaré après la course (source : Conférence de presse F1, GP du Mexique 2025).
Ce regain de forme n’est pas anodin. Ferrari a poursuivi le développement subtil de sa SF-25 malgré une concentration croissante sur la réglementation technique de 2026. Mais ces petites évolutions introduites après la pause estivale — notamment sur les fonds plats et les cartographies moteur — ont permis à Leclerc comme à Carlos Sainz d’optimiser leur package.
Un Leclerc transformé et motivé pour conclure 2025 sur une victoire
Ce qui frappe le plus en cette fin de saison, c’est le changement de ton du pilote monégasque. Connu pour sa retenue lorsqu’il parle de son équipe, Leclerc n’a pas mâché ses mots, saluant avec enthousiasme les progrès de Ferrari : « C’est un week-end très positif […] Avec des week-ends sans erreur, on peut aller chercher de grands résultats », a-t-il expliqué avec un large sourire en zone mixte.
Leclerc le martèle : il veut une victoire en 2025. Après deux podiums consécutifs, la perspective d’un triomphe à Interlagos ou à Abu Dhabi devient réaliste. Ferrari joue aussi gros au championnat constructeurs : terminer devant Mercedes représenterait non seulement une victoire morale, mais aussi un gain financier non négligeable en fin d’exercice.
Le Grand Prix du Brésil s’annonce donc crucial. Un circuit qui a rarement souri à Ferrari ces dernières années, mais qui pourrait cette fois laisser place à une démonstration d’efficacité, si l’exécution reste parfaite comme à Mexico.
Les enjeux au championnat : Ferrari joue la place de dauphin
Avec Red Bull irréprochable en tête du championnat, le véritable enjeu se joue derrière. Ferrari se bat contre Mercedes pour s’installer comme deuxième force du plateau — un statut ô combien symbolique, mais aussi stratégique en vue de 2026.
Leclerc l’a bien compris : « Malgré nos efforts déjà tournés vers 2026, nous parvenons à maximiser chaque course », a-t-il confié. Une déclaration qui illustre la volonté de Ferrari de finir fort sans compromettre ses plans pour l’avenir, notamment autour de son projet moteur électrifié et de sa nouvelle structure aérodynamique sous la houlette d’Enrico Cardile.
En alignant les performances de Sainz et Leclerc sur les quatre dernières épreuves, Ferrari pourrait sérieusement inquiéter Mercedes et conclure l’année avec un projet technique consolidé et un moral en hausse.
Vers une saison 2026 prometteuse ?
Si la Scuderia Ferrari n’a pas encore retrouvé les sommets de ses années glorieuses, elle montre en cette fin de saison 2025 des signes clairs de résilience et de maturité stratégique. Leclerc incarne ce renouveau, à la fois par ses résultats et ses prises de position publiques.
Il faudra confirmer cette dynamique en 2026, année qui marquera le renouveau règlementaire. Ferrari prépare déjà sa rupture technologique avec l’objectif clair : retrouver le chemin de la victoire régulière. Et si la confiance affichée par Leclerc est un indicateur, le chemin semble bien tracé.