Le Grand Prix des États-Unis 2025 a peut-être offert un répit bienvenu à la Scuderia Ferrari sur la piste, mais dans les coulisses, les remous médiatiques n’ont pas cessé. La semaine dernière, un message public de John Elkann, président de Ferrari, exprimant sa « confiance totale » envers Frédéric Vasseur, a fait couler beaucoup d’encre. S’agissait-il d’un soutien indéfectible… ou d’un avertissement déguisé ? Le directeur de la Scuderia a lui-même mis fin aux spéculations en livrant une révélation inattendue en marge du week-end texan.
Une communication stratégique signée Elkann
Alors que les rumeurs concernant un éventuel remplacement de Vasseur par Christian Horner enflaient — alimentées notamment par les contre-performances en début de saison 2025 —, John Elkann a publié un communiqué depuis Maranello, affirmant publiquement sa « pleine confiance » dans le travail de Vasseur à la tête de l’équipe. Une déclaration qui, vue de l’extérieur, ressemblait à une tentative d’éteindre l’incendie.
Mais surprise : Frédéric Vasseur a affirmé à Austin que ce message n’était pas tant destiné à lui personnellement qu’à des « cibles externes ». « Nous avons un contact permanent avec John. Ce message, je l’avais déjà reçu en coulisses, il était plutôt destiné à l’extérieur », a expliqué Vasseur aux médias (source : conférence de presse FIA, Austin 2025). Un éclairage qui change la lecture de cette communication corporate.
Un signal envoyé aux détracteurs, pas à Vasseur
Cette mise au point intervient à un moment charnière. En interne, Ferrari a renforcé sa dynamique depuis les évolutions introduites à Monza et à Suzuka. En externe pourtant, les critiques n’ont pas faibli, certains médias italiens allant jusqu’à spéculer sur une arrivée imminente de Christian Horner à Maranello. Ce à quoi Vasseur a répondu à sa manière : par la transparence et la performance.
En clarifiant que le message d’Elkann visait à « stopper les discussions » autour du leadership de Ferrari, le directeur français a voulu recentrer l’attention sur le travail en cours et éviter une déstabilisation interne nuisible. « Ce n’est jamais agréable de voir toutes ces choses autour de l’équipe en permanence », a-t-il affirmé, pointant du doigt l’impact médiatique nuisible sur le moral des troupes.
Résultats en piste : un soutien crédibilisé
Et les résultats ont suivi. Lors du Grand Prix des États-Unis, Charles Leclerc a accroché une solide troisième place, tandis que Lewis Hamilton — qui roule cette saison pour Ferrari suite à son transfert retentissant de Mercedes — a terminé quatrième. Deux performances significatives qui traduisent une forme de résilience et répondent clairement à ceux qui doutaient de la direction technique et stratégique prise par Vasseur.
En s’attaquant d’entrée de jeu aux rumeurs, Vasseur pose aussi les jalons d’un management transparent et galvanisé, rare dans une Scuderia souvent prompte à céder aux pressions externes. Cette posture devrait rassurer tant les tifosi que les partenaires techniques du Cheval Cabré, dans un contexte de nette intensification de la compétition avec Red Bull, McLaren, et une Mercedes en mutation.
Quelle suite pour Ferrari et Vasseur en 2025 ?
Le message d’Elkann — et sa clarification par Vasseur — marque un point de bascule dans la saison 2025 de Ferrari. Tandis que les regards se tournent déjà vers les prochaines échéances européennes, en particulier à Imola et Barcelone, c’est une équipe unie et stratégiquement alignée que nous retrouvons.
Vasseur, fort du soutien présidentiel qu’il assure avoir reçu bien avant toute déclaration publique, semble désormais maître du navire. Sa communication minutieusement calibrée, combinée aux progrès visibles sur la SF-25, laisse entrevoir une deuxième moitié de saison prometteuse pour Maranello. L’objectif ? Revenir dans la lutte pour le titre Constructeurs face à Red Bull et McLaren, et offrir à Ferrari le sacre qui lui échappe depuis 2008.