Ferrari : Frédéric Vasseur recadre Fernando Alonso après ses critiques sur Hamilton

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par Alex Marcol

Le Grand Prix de Singapour 2025 aura laissé dans son sillage plus que des résultats et des stratégies : il a ravivé les tensions entre les ténors de la Formule 1. Au cœur de la polémique, Fernando Alonso s’en est pris ouvertement à Lewis Hamilton et à la Scuderia Ferrari. En ligne de mire : la gestion par l’équipe italienne d’un problème de frein sur la monoplace du Britannique. Mais Frédéric Vasseur n’a pas tardé à remettre les pendules à l’heure.

Alonso, Hamilton et une manœuvre controversée

Le contexte : lors de la deuxième moitié du Grand Prix de Singapour, Lewis Hamilton a connu une perte d’efficacité au freinage, obligeant le septuple champion du monde à adapter son pilotage. En difficulté, le pilote Mercedes a vu Fernando Alonso le dépasser pour prendre la 7e place. Mais au lieu de savourer cette manœuvre, le pilote Aston Martin a déclenché une polémique en conférence de presse d’après course.

L’Espagnol a critiqué vertement la gestion par la Scuderia Ferrari et par Hamilton de ce problème mécanique, la qualifiant de « dangereuse ». Selon lui, la poursuite de la course dans ces conditions représentait un risque, insinuant que Ferrari — en lien avec Mercedes via les décisions stratégiques — s’était montrée négligente.

Des propos qui n’ont pas plu à Maranello, et encore moins à Frédéric Vasseur.

La réplique ferme de Frédéric Vasseur

Interrogé sur les critiques de Fernando Alonso, le team principal de la Scuderia Ferrari n’a pas mis de gants pour apporter des précisions, rassurer sur la sécurité… et remettre Alonso à sa place. « En termes de sécurité, oui [la situation était sous contrôle], car nous avons adapté le rythme. Ce n’est pas comme si Lewis poussait à fond dans le dernier tour, il était 30 secondes plus lent, » a expliqué Vasseur, dans des propos rapportés par Motorsport.com.

Le Français insiste sur un point crucial : les capteurs de télémétrie, le monitoring en temps réel et les précédents protocoles FIA permettent aujourd’hui de détecter tout comportement dangereux bien avant qu’il ne devienne critique. « L’objectif est d’être en sécurité. Ce n’est pas juste l’objectif, c’est la priorité absolue, » a-t-il tranché, montrant son agacement face aux accusations d’Alonso.

Une querelle d’image ou de confiance en la FIA ?

Dans le fond, cette passe d’armes en dit long sur les tensions récurrentes entre anciens et nouveaux pilotes de tête. Alonso, vétéran du plateau avec deux titres mondiaux, n’a jamais caché sa frustration face aux institutions et aux décisions qui, selon lui, manquent de cohérence. Mais son attaque contre Ferrari — surtout lorsqu’elle touche à la sécurité — franchit une ligne que Frédéric Vasseur ne pouvait pas ignorer.

Il est aussi intéressant de noter que, dans cette affaire, la FIA ne s’est pas rangée du côté d’Alonso : aucune alerte de danger mécanique n’a été levée et Hamilton a terminé la course sans incident, preuve que tout était sous contrôle.

Ferrari protège sa réputation en pleine reconstruction

Depuis son arrivée à la tête de la Scuderia, Frédéric Vasseur mène une réforme rigoureuse, tournant Ferrari vers l’excellence opérationnelle et la stabilité stratégique. Dans un contexte aussi délicat que celui de Singapour — une course marquée par une grande usure des composants et une piste piégeuse —, il était fondamental de préserver l’image de la Scuderia.

La sécurité, la rigueur technique et la transparence sont devenues des marques de fabrique du Ferrari nouveau modèle voulu par Vasseur. Laisser les critiques infondées d’un rival ternir cette image ? Impossible pour un directeur aussi méticuleux.

Conclusion : parole donnée, image restaurée

Avec cette réplique ferme mais argumentée, Frédéric Vasseur montre qu’il n’est pas seulement un gestionnaire compétent mais aussi un vrai leader. Il protège ses pilotes, ses ingénieurs, et surtout la crédibilité d’une Scuderia Ferrari en pleine ascension cette saison 2025.

Quant à Fernando Alonso, il lui faudra peut-être revoir sa stratégie médiatique — car en face, Ferrari ne tolère pas l’amateurisme dans les débats… ni les attaques gratuites.

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