Depuis son arrivée chez Ferrari début 2025, Lewis Hamilton fait face à un défi de taille : redonner à la Scuderia son lustre d’antan tout en poursuivant sa quête personnelle de victoires et de podiums. Si les débuts du septuple champion du monde au sein de l’écurie de Maranello ont été en demi-teinte, son directeur d’équipe, Frédéric Vasseur, affiche aujourd’hui un optimisme sans réserve. À en croire le Français, Hamilton est plus proche que jamais d’un podium en Grand Prix sous les couleurs rouges. Un début de saison contrasté pour Hamilton chez Ferrari 2025 est une année charnière dans la carrière de Lewis Hamilton. Après plus d’une décennie passée chez Mercedes, le Britannique a choisi Ferrari, un choix hautement symbolique et émotionnel. Pourtant, les premiers mois ne se sont pas déroulés comme prévu : difficultés d’adaptation, performances en dents de scie et un manque général de rythme ont freiné son envol. Mais les lignes commencent à bouger. À Zandvoort, Hamilton a tenu tête à son ancien coéquipier George Russell, et à Monza, il est remonté de la 10e position jusqu’à talonner la Mercedes de Russell. Ces performances illustrent une montée en puissance progressive et, surtout, un regain de confiance. Frédéric Vasseur ne s’y trompe pas : « Il a été capable de se battre avec Russell à Zandvoort, puis de remonter jusqu’à sa hauteur à Monza », a-t-il déclaré dans une interview relayée par Motorsport.com, ajoutant que « Russell est monté plusieurs fois sur le podium cette année. Nous pouvons donc raisonnablement nous attendre à voir Lewis y parvenir également. » Monza : le moment déclencheur ? Le week-end à Monza pourrait bien marquer un tournant dans la saison de Hamilton. Malgré un accident en course, le Britannique a reçu un accueil triomphal à Milan lors des festivités du Grand Prix d’Italie. « L’énergie qu’il a reçue des tifosi mercredi et jeudi à Milan a été quelque chose de très spécial pour lui », analyse Vasseur. « C’était énorme, et je crois que ça lui a donné un coup de boost supplémentaire tout au long du week-end. » L’impact psychologique de cet accueil est non négligeable. Chez Ferrari, l’environnement compte autant que la machine, et cette connexion naissante entre Hamilton et les tifosi pourrait décupler sa motivation. De plus, les évolutions techniques apportées par Ferrari courant juin-juillet commencent à porter leurs fruits, rendant la SF-25 plus stable et compétitive sur les circuits classiques. Du potentiel à concrétiser Bien qu’Hamilton n’ait pas encore atteint de podium cette saison – une anomalie dans sa carrière, puisqu’il a systématiquement terminé sur un podium chaque saison depuis 2007 – la tendance est encourageante. Ferrari, quant à elle, monte en puissance face à la domination initiale de Red Bull et la résilience de Mercedes. Avec des pistes comme Singapour, Las Vegas ou Abou Dhabi encore au calendrier, des opportunités de briller se présentent. L’optimisme de Frédéric Vasseur n’a donc rien d’irrationnel. C’est un pari basé sur l’analyse des données, la dynamique interne de l’équipe et la montée en puissance du champion britannique. Hamilton pourrait très bien inscrire un podium d’ici la fin de saison et ainsi boucler un exercice 2025 qui, s’il avait mal commencé, pourrait se terminer sur une note bien plus encourageante. Les enjeux au-delà du podium Un podium, au-delà de l’accomplissement personnel et symbolique qu’il représente pour Hamilton, serait aussi un message fort envoyé par Ferrari à ses rivaux. Cela validerait la stratégie de recrutement de Vasseur, et offrirait un vrai levier de motivation pour 2026, année du grand changement réglementaire. En attendant, la Scuderia doit continuer à affiner ses stratégies de course, à fiabiliser sa SF-25 et à capitaliser sur les bons résultats de Charles Leclerc pour créer une dynamique d’équipe gagnante. Le retour de Ferrari au sommet passe par la réussite collective… et Hamilton pourrait bien en devenir l’un des éléments déclencheurs.