Ferrari F1 : Rosberg allume Hamilton avant Bakou et pointe une situation critique

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée chez Ferrari début 2025, Lewis Hamilton est scruté avec attention. L’ancien pilote Mercedes, septuple champion du monde, vivait jusqu’au Grand Prix d’Italie un début de saison en demi-teinte. Mais selon Nico Rosberg, son ex-coéquipier couronné en 2016, ce regain de forme tardif révèle avant tout une situation globalement préoccupante pour le Britannique chez la Scuderia.

Hamilton chez Ferrari : un début de saison loin des attentes

Arrivé avec fanfare chez Ferrari pour la saison 2025, Lewis Hamilton devait incarner la renaissance tant attendue de la Scuderia. Mais après plusieurs courses marquées par des erreurs inhabituelles, un manque de rythme et une adaptation encore imparfaite à la SF-25, la déception a dominé les premières semaines.

Avant Monza, le pilote britannique n’avait inscrit aucun podium et peinait à rivaliser avec Charles Leclerc, pourtant sur une machine identique. Les essais libres chaotiques et des qualifications en retrait ont régulièrement relégué Hamilton en deuxième voire troisième ligne, loin du niveau auquel il nous avait habitués.

Le Grand Prix d’Italie, couru début septembre, a marqué une nette amélioration. Hamilton y a montré un visage plus familier : agressif, précis et efficace. Une prestation saluée par Nico Rosberg lui-même, qui s’est exprimé via Motorsport Next Gen : « C’était agréable de voir Lewis passer un week-end vraiment solide, se sentir à l’aise dans la voiture, être rapide par moments et montrer des éclairs de son génie. »

Mais pour Rosberg, cette relative réussite cache une réalité bien plus alarmante.

Rosberg : une critique sans détour sur la situation d’Hamilton

Interrogé avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan à Bakou, Nico Rosberg ne mâche pas ses mots : « Cela montre à quel point la situation était mauvaise auparavant. Le simple fait qu’il soit proche de Charles nous fait tous dire ’c’est un excellent week-end’, car il a commis tellement d’erreurs auparavant. »

Une déclaration qui souligne un sentiment partagé par beaucoup dans le paddock : Hamilton, malgré son palmarès impressionnant, peine à trouver sa place dans l’écosystème très particulier de Ferrari. Entre une monoplace techniquement différente de ce à quoi il était habitué, une équipe encore en transition sur le plan stratégique, et un coéquipier comme Leclerc parfaitement intégré et performant, les défis s’accumulent.

Hamilton doit composer avec une voiture au comportement instable en entrée de virage, une gestion des pneus qui ne lui convient pas, et des stratégies d’équipe parfois contestables. Lors du Grand Prix de Monaco par exemple, un mauvais call stratégique l’avait privé d’un podium potentiel.

Bakou 2025 : week-end crucial pour l’équilibre chez Ferrari

Ce week-end à Bakou représente une étape critique. Si Hamilton parvient à enchaîner les bonnes performances, il pourrait définitivement inverser une dynamique négative et réaffirmer son leadership interne. Mais un nouveau contretemps ou un écart trop grand avec Leclerc risquerait d’installer durablement un déséquilibre de traitement entre les deux pilotes.

Pour la Scuderia, c’est un enjeu stratégique majeur. Le binôme Hamilton-Leclerc devait être un duo de rêve, alliant expérience et talent pur. Mais tôt ou tard, Ferrari devra faire un choix clair dans la gestion de ses priorités, surtout dans un championnat où Red Bull et McLaren montent en puissance.

Un échec d’Hamilton porterait aussi des conséquences réputationnelles pour la Scuderia, qui s’exposerait à des critiques sur sa capacité d’intégration, de management pilote, et in fine sur ses ambitions réelles de titre mondial en 2025.

Conclusion : l’avertissement de Rosberg, un électrochoc pour Hamilton ?

L’analyse de Nico Rosberg, lucide et directe, rappelle que le prestige du nom ne suffit pas en Formule 1. Hamilton doit maintenant convaincre sur la piste, non seulement pour prouver qu’il peut gagner avec Ferrari, mais aussi pour maintenir son statut dans une écurie où la patience n’est pas toujours la vertu dominante.

À Bakou, tous les regards seront braqués sur la SF-25 n°44. Car plus qu’un podium, c’est l’équilibre d’une équipe ambitieuse mais sous pression qui est en jeu.

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