Depuis son arrivée en 2025 chez Ferrari, Lewis Hamilton fait l’objet de toutes les attentions… et des débats les plus passionnés. Alors que son intégration à la Scuderia tarde à produire des résultats percutants, une déclaration signée Damon Hill vient remettre en lumière un sujet brûlant : pour l’ancien champion du monde 1996, Hamilton est déjà octuple champion du monde, malgré les statistiques officielles qui n’en comptabilisent que sept.
Lewis Hamilton chez Ferrari : un début de saison compliqué
Lewis Hamilton, actuellement dans sa 19e saison en Formule 1, vit une année particulière. Transfuge de Mercedes, il a rejoint la Scuderia Ferrari avec l’ambition avouée de relancer un prestigieux projet de titre mondial, après des saisons 2022 à 2024 marquées par les frustrations du côté de Brackley. À 40 ans passés, le Britannique continue de montrer sa combativité, mais les résultats stagnent : difficile adaptation au SF25, manque de cohésion stratégique et performances irrégulières plombent ses débuts sous les couleurs rouges.
Le Grand Prix de Hongrie 2025 a symbolisé ce passage à vide : après une mauvaise qualification, Hamilton s’est montré plus amer que jamais, allant même jusqu’à suggérer que Ferrari devrait « chercher un autre pilote ». Un aveu de découragement rare dans la bouche d’un septuple champion du monde.
Damon Hill monte au créneau : « Pour moi, Hamilton a déjà 8 titres »
Dans un entretien relayé par Motorsport NextGen, Damon Hill a exprimé sa tristesse de voir Sir Lewis traverser une telle période de doute : « Je suis triste de voir Sir Lewis aussi abattu. C’est une épreuve difficile même pour un pilote de sa trempe », a-t-il déclaré. Mais au-delà du contexte actuel, Hill a ravivé une polémique qui n’a jamais vraiment disparu : celle du titre mondial 2021.
« Pour moi, et pour beaucoup de fans, Hamilton a déjà 8 titres. Ce huitième titre qui ne s’est pas concrétisé aurait dû l’être en 2021 », affirme Hill. Le Britannique rappelle que le dénouement controversé du Grand Prix d’Abu Dhabi 2021 – avec les décisions contestées du directeur de course Michael Masi – a privé Hamilton d’une victoire que beaucoup estiment lui revenir légitimement. Cette course avait vu Max Verstappen s’imposer après une application accélérée et discutable de la procédure de relance, dans les derniers tours.
« Certains diront qu’il aurait dû perdre en 2008 face à Felipe Massa. Mais il aurait aussi pu gagner dès sa première année, en 2007 », ajoute Hill, qui insiste : le palmarès réel de Hamilton pourrait dépasser, selon lui, les lignes des statistiques officielles.
Un débat passionné, mais une réalité inchangée
Depuis ce fameux 12 décembre 2021, la controverse sur le huitième titre manqué de Hamilton est vivace dans les sphères de la F1. La FIA a reconnu des erreurs mais n’est jamais revenue officiellement sur le résultat final. En conséquence, c’est toujours Max Verstappen qui est enregistré comme champion du monde 2021.
Damon Hill ne fait ici que réactiver une discussion qui touche autant au sport qu’à la morale et à la gestion des instances. Son avis est tranché, mais ne saurait modifier le palmarès. Pour Hamilton et Ferrari, le seul moyen de refermer ce chapitre douloureux serait de remporter un nouveau championnat « sur la piste ».
En attendant, ces déclarations montrent une chose : même en difficulté, Hamilton continue de peser sur les débats. Ce soutien exprimé par un ancien champion marque aussi une reconnaissance de son héritage, au moment où le pilote britannique traverse l’une des phases les plus compliquées de sa carrière.
Quel impact sur la dynamique Ferrari ?
Dans les paddocks de Maranello, ce soutien public pourrait avoir un double effet. D’un côté, il souligne à quel point la pression autour de Hamilton reste énorme — ce qui peut affecter la dynamique collective. De l’autre, il recentre une partie de la narration sur l’injustice présumée de 2021, ce qui pourrait raviver la motivation du Britannique.
Chez Ferrari, cette saison 2025 devait marquer un tournant. Mais pour que la greffe Hamilton prenne, il faudra plus que des paroles de soutien. Il faudra des victoires, ou à défaut des performances solides. Le compte n’y est pas encore.
Car en F1, pas de place pour les regrets historiques. Seuls les titres à venir écrivent vraiment la légende.