Ferrari F80 : Hamilton bluffé par la plus rapide des voitures de route selon lui

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par Alex Marcol

Une pause bienvenue pour Lewis Hamilton chez Ferrari. Alors que sa première saison en rouge connaît un démarrage poussif en Formule 1, le septuple champion du monde a vécu une expérience très particulière : celle de conduire la Ferrari F80, la supercar de route la plus rapide jamais produite par la marque italienne. Et d’après ses propres mots, jamais il n’avait piloté une voiture aussi rapide… sur route.

Une immersion qui tombe à pic pour Hamilton

En difficulté sur les circuits de F1 depuis son arrivée chez la Scuderia en 2025, Lewis Hamilton peine à retrouver le rythme qui a fait de lui une légende. La SF-25, monoplace de cette saison, ne répond pas pleinement aux attentes ni à celles du pilote ni de l’écurie. Mais entre deux Grands Prix, Ferrari a offert à son pilote un moment rare : tester la Ferrari F80, hypercar de la firme au cheval cabré, dans un cadre privé à Maranello.

Dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube officielle de Ferrari, Hamilton exprime avec enthousiasme son ressenti, déclarant que la F80 est « la voiture de route la plus rapide qu’il ait jamais conduite ». Une déclaration saisissante, surtout venant d’un homme qui a déjà goûté aux performances de la Mercedes-AMG One, voiture hybride à moteur dérivé de la F1 et détentrice de plusieurs records sur circuit, dont le mythique Nürburgring.

Une supercar extrême qui fait tourner les têtes

La Ferrari F80 est, de l’aveu même du constructeur, l’une des voitures de série les plus extrêmes jamais conçues. Dotée d’un V12 hybride atteignant des puissances hors norme, elle symbolise la quintessence de la technologie de la Scuderia dérivée de la Formule 1, tout en respectant les contraintes routières. Son aérodynamique travaillée, sa légèreté (grâce au carbone et à l’alu) et sa motricité exceptionnelle la placent dans une catégorie à part.

Hamilton, tout comme son coéquipier Charles Leclerc, a été invité à tester cette bête de course dans un cadre privé. « Il faudra que je m’en commande une, un jour », a-t-il même admis devant les caméras de Ferrari, preuve d’un enthousiasme sincère. Le pilote britannique aurait-il retrouvé une étincelle de plaisir qu’il n’avait plus connue lors des week-ends de Grand Prix ?

Quelle portée pour Ferrari et la F1 ?

Au-delà de l’expérience personnelle de Hamilton, cette mise en lumière de la F80 n’est pas anodine. Ferrari joue ici une carte stratégique intelligente : capitaliser sur sa star mondiale pour promouvoir sa gamme de route, tout en valorisant la filiation technologique entre la F1 et ses modèles de production. La présence du Britannique à Maranello dans ce contexte envoie un message : Ferrari reste une marque synonyme de passion, d’innovation… et de performance pure.

Ce type d’expériences contribue aussi à renforcer le lien entre la Formule 1 et les voitures de série, un enjeu clé à l’heure où le sport automobile est de plus en plus scruté sur l’impact environnemental et la pertinence technologique. En soulignant l’efficacité de son système hybride issu de la F1 sur une voiture de route, Ferrari montre sa capacité à fusionner sport et mobilité de haute performance.

Une bouffée d’optimisme… mais la réalité revient vite

Ce moment euphorique de Hamilton au volant de la F80 tranche avec ses difficultés sportives actuelles. Douzième au classement pilotes, souvent dominé par Leclerc tant en qualification qu’en course, il lui faudra encore du temps pour retrouver sa pleine mesure dans l’environnement Ferrari. Mais cette parenthèse avec la F80 pourrait lui rappeler, au-delà du palmarès, pourquoi il a rejoint Maranello : la passion à l’état pur, l’héritage de l’excellence, et l’envie de marquer l’histoire avec une institution mythique de la F1.

En somme, si la Ferrari F80 n’est pas une monoplace, elle a permis à Hamilton de renouer avec une sensation précieuse : celle de vibrer derrière un volant. Et à Ferrari, d’offrir une démonstration éclatante de son savoir-faire technologique… tout en rendant ses pilotes heureux, même loin des podiums.

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