Décidément, 2025 ne sourit pas à Lewis Hamilton. Le septuple champion du monde, arrivé chez Ferrari avec la promesse d’un dernier chapitre glorieux, connaît un début de saison extrêmement compliqué — tant sur les circuits qu’en dehors. Alors que son transfert chez la Scuderia représentait une révolution dans le paddock, les résultats sont loin d’être à la hauteur des attentes. Et à ce marasme sportif s’ajoute désormais une faillite personnelle majeure.
Des débuts chez Ferrari en demi-teinte
Avec seulement une victoire en course sprint cette saison, obtenue à Shanghai, Hamilton ne parvient pas à s’imposer comme le leader que la Scuderia espérait. Au Grand Prix d’Arabie Saoudite, son modeste résultat — une 7e position — a de nouveau mis en lumière ses difficultés d’adaptation au sein du team italien. Charles Leclerc, plus à l’aise avec la SF-25, semble actuellement plus en phase avec la philosophie de voiture développée par l’écurie de Maranello.
Mattia Binotto parti, c’est désormais Frédéric Vasseur qui dirige les rouges avec un objectif clair : ramener Ferrari tout en haut. Mais avec une monoplace capricieuse sur certains tracés et une exploitation en course encore perfectible, les résultats de Hamilton en ce début de campagne ne reflètent pas le palmarès du pilote britannique. Il pointe actuellement à la 7e place du classement général pilote, un positionnement loin de ses standards habituels et de ce qu’on attendait de son arrivée tonitruante dans le giron Ferrari.
Neat Burger : un revers personnel cinglant pour Hamilton
Comme si les difficultés sportives ne suffisaient pas, Hamilton traverse aussi une tempête sur le plan personnel. Neat Burger, la chaîne de restauration végétalienne qu’il avait cofondée en 2019 et dans laquelle il s’était profondément investi, a définitivement fermé les portes de ses deux derniers établissements au Royaume-Uni.
La chaîne, incarnant les engagements écologiques et éthiques du pilote, avait pourtant connu un développement ambitieux, notamment avec une incursion à New York. Mais dès 2023, les fermetures s’enchaînaient, et les pertes se creusaient : 3,2 millions de livres en 2021, puis un déficit de près de 8 millions en 2022, selon les derniers rapports financiers. Une chute qui s’explique par la baisse de fréquentation dans les centres-villes post-Covid, une concurrence féroce dans le secteur du fast-food végane, mais peut-être aussi par un manque d’ancrage solide face à des marques plus établies.
La fermeture définitive entraîne la suppression de 150 emplois, un coup dur que Hamilton n’a pas encore commenté publiquement. Mais ce revers symbolise une autre forme d’échec pour un pilote très engagé sur les questions de durabilité et de transition alimentaire, touchant directement une initiative qui lui tenait particulièrement à cœur.
Quel impact sur le mental et la saison 2025 ?
En Formule 1, le mental est aussi important que le moteur. Et les remous personnels de Lewis Hamilton pourraient bien rejaillir sur ses performances en piste. La pression de performer dans une écurie aussi emblématique que Ferrari, sous le regard constant des tifosi et des médias, nécessite une stabilité psychologique que ces revers pourraient fragiliser.
Ce contexte pourrait cependant se transformer en électrochoc. Le Britannique a souvent su rebondir face à l’adversité, révélant son tempérament de champion. Il lui faudra désormais retrouver le lien avec sa SF-25, collaborer étroitement avec Vasseur et les ingénieurs de Maranello, et peut-être réinventer sa manière de piloter cette nouvelle Ferrari pour s’extirper de cette spirale négative.
Conclusion : Une saison à risque mais pleine d’opportunités
Si Hamilton traverse actuellement une zone de turbulences tant sportive que personnelle, écrire sa saison 2025 comme un échec serait prématuré. Chez Ferrari, tout peut encore basculer en quelques courses : l’écurie possède les ressources techniques et humaines pour redresser la barre. Reste à savoir si Hamilton, en pleine remise en question, trouvera l’énergie et la lucidité nécessaires pour mener cette bataille sur plusieurs fronts.
Le pari Ferrari est encore loin d’être perdu — mais le chronomètre tourne.