À l’approche du Grand Prix de Miami 2025, la Scuderia Ferrari a opté pour une stabilité apparente dans le garage de Lewis Hamilton. Alors que les rumeurs allaient bon train sur d’éventuels bouleversements, la structure italienne a décidé de conserver Carlo Santi, ingénieur chevronné, dans son rôle stratégique auprès du pilote britannique. Ce choix met en lumière une stratégie de continuité visant à préserver des repères essentiels alors que l’environnement de la Scuderia évolue constamment.
Une stabilité mise à l’épreuve chez Ferrari
Depuis le début de la saison, Lewis Hamilton a été confronté à de nombreux remaniements dans son équipe technique. Après le départ de Riccardo Adami, l’intégration de Cédric Michel-Grosjean s’est avérée progressive mais n’a pas encore impacté profondément le fonctionnement interne du team. Carlo Santi, figure de stabilité temporaire, assume les lourdes responsabilités de communication et de stratégie, cruciales pour les performances sur piste.
La décision de Ferrari de maintenir Santi est un pari sur le court terme. Avec une structure en constante révision, la Scuderia semble tâtonner, cherchant un équilibre qui tarde à se stabiliser. Pourtant, entre rumeurs et attentes, les ambitions de victoire exigent une cohérence et une harmonie qui ne sont pas encore pleinement établies.
Hamilton : Entre maîtrise et frustration
Pour Lewis Hamilton, ce contexte fluctuant est une source à la fois de défis et de frustrations. Habitué aux structures bien rodées chez ses précédentes équipes, le septuple champion du monde s’adapte tant bien que mal à cette instabilité. Il a récemment confié : « La solution actuelle n’est pas à long terme, tout va encore changer très tôt dans la saison », selon des propos rapportés par F1i.
Cette confession souligne une réalité complexe : celle de devoir sans cesse reconstruire des relations professionnelles et des processus de travail, compliquant l’acquisition d’automatismes essentiels pour performer au plus haut niveau. La Scuderia doit rapidement offrir à Hamilton une stabilité pérenne, sous peine de voir sa motivation et ses performances s’éroder sous le poids des incertitudes.
Ferrari marche donc sur un fil, espérant que les ajustements stratégiques à Miami puissent porter leurs fruits, tout en surveillant de près l’équilibre fragile de son pilote vedette.