Après des essais hivernaux très scrutés, la Scuderia a marqué les esprits avec une SF-26 à la fois rapide et raffinée. Derrière les chronos flatteurs, la monoplace rouge dévoile un travail technique profond qui pourrait rebattre les cartes de la saison.
Des performances impressionnantes sous le soleil de Bahreïn
La semaine d’essais à Sakhir a offert un premier signal fort. La nouvelle monoplace de Ferrari semble avoir franchi un cap. Avec le meilleur temps des deux séances, le rythme constant et le comportement plus sain, la SF-26 a séduit au-delà du simple chrono. Avec un tour en 1’31’’992 signé Charles Leclerc, la Scuderia s’est rapprochée à un peu plus de deux secondes de la pole 2025, un écart significatif compte tenu des conditions.
Mais au-delà de la performance pure, c’est la régularité qui impressionne. Longtemps critiquée pour son instabilité, la Ferrari semble désormais plus facile à exploiter. Leclerc a pu enchaîner les relais sans corrections majeures, signe d’un travail en profondeur sur l’équilibre et la gestion des pneus.
Une bataille de philosophies aérodynamiques
Sur le plan technique, Ferrari semble suivre une voie différente de ses rivales. Là où Mercedes et Red Bull Racing misent sur l’appui maximal, Ferrari et McLaren privilégient l’efficacité globale. Ce qui signifie qu’il n’y a pas d’appui sans traînée excessive, et un équilibre délicat qui pourrait faire la différence sur les circuits rapides.
Parmi les innovations remarquées, le module Flick Tail placé devant l’échappement attire l’attention. Conçu pour optimiser l’extraction des flux, il améliore l’efficacité de l’aileron arrière sans pénaliser la vitesse de pointe. Une solution difficile à copier, car intégrée dès la conception.
Au-delà des éléments spectaculaires, la SF-26 brille surtout par ses zones discrètes. Quant à l’aileron « parachute » testé brièvement par Lewis Hamilton, il reste au stade expérimental. Mais il illustre l’audace technique de Maranello.